Amériques

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Les élections de mi-mandat américaines du 6 novembre n’ont pas vu la vague bleue attendue. En effet, les démocrates ont regagné la Chambre après huit ans, mais n’ont pas aussi bien réussi au Sénat, où les républicains ont renforcé leur majorité. Les deux partis – et leurs dirigeants, à commencer par Donald Trump – ont proclamé la victoire  ; le résultat est en demi-teinte pour les deux.

Le dimanche 28 octobre, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (PSL) a été élu président du Brésil. Suite au premier tour, le président du Chili, Sebastián Piñera, avait déclaré publiquement son soutien au candidat lors d’une conférence à Madrid en saluant son programme économique. Dimanche dernier, il a été également le premier président à le féliciter en l’invitant à visiter le Chili, montrant une claire volonté de rapprochement et de coopération entre les deux pays.

L’issue des élections brésiliennes – le triomphe d’un ancien militaire ouvertement homophobe, machiste, défendant la dictature et l’usage de la torture – est déstabilisante pour qui voyait dans les victoires du PT en 2002, 2006, 2010 et 2014, et surtout dans la place de Lula dans les sondages en 2018, l’expression d’une tendance progressiste de l’électorat brésilien.

Lors de sa première visite officielle en Europe, le président colombien Iván Duque a affiché sa volonté d’isoler le régime vénézuélien sur la scène internationale. Cette stratégie s’oppose à celle du Conseil des Affaires étrangères de l’Union qui souhaite privilégier le recours au dialogue. Les scénarios de sortie de crise se multiplient et diffèrent en Europe et sur le continent américain prônant tantôt l’isolement diplomatique, tantôt le dialogue et/ou le recours à la force.