Les élections de mi-mandat américaines du 6 novembre n’ont pas vu la vague bleue attendue. En effet, les démocrates ont regagné la Chambre après huit ans, mais n’ont pas aussi bien réussi au Sénat, où les républicains ont renforcé leur majorité. Les deux partis – et leurs dirigeants, à commencer par Donald Trump – ont proclamé la victoire ; le résultat est en demi-teinte pour les deux.
Le discours prononcé par Mike Pence le 4 octobre dernier est un nouvel événement politique important dans l’affrontement commercial qui se poursuit entre les États-Unis et la Chine. Il a donné lieu à des critiques intenses en Chine, mais il semble en même temps que Beijing souhaite éviter une escalade du conflit.
L’OMC est aujourd’hui à un tournant de son histoire. La guerre commerciale sino-américaine teste les limites de l’institution et de son processus de règlement des différends commerciaux. Si elle ne parvient pas à se réformer, c’est son rôle central dans les échanges mondiaux qui sera remis en cause.
Le gouvernement américain va envoyer plus de 5 000 soldats fédéraux à la frontière mexicaine en réponse au flot de migrant arrivant d’Amérique centrale. Ce choix est cependant très risqué selon plusieurs critères, à la fois législatifs et militaires.
En Amérique latine, l’année 2018 a été ponctuée par de multiples manifestations d’étudiants et de professeurs dénonçant les déficits budgétaires chroniques qui mettent en péril les universités publiques de leurs pays.
Le dimanche 28 octobre, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (PSL) a été élu président du Brésil. Suite au premier tour, le président du Chili, Sebastián Piñera, avait déclaré publiquement son soutien au candidat lors d’une conférence à Madrid en saluant son programme économique. Dimanche dernier, il a été également le premier président à le féliciter en l’invitant à visiter le Chili, montrant une claire volonté de rapprochement et de coopération entre les deux pays.
La caravane d’environ 7000 migrants qui traverse l’Amérique centrale pour rejoindre les États-Unis est au centre du débat politique dans nombreux pays de la région : au Guatemala, en Mexique et aux États-Unis, de façons différentes, la crise migratoire s’immisce dans les conflit de politique interne.
L’issue des élections brésiliennes – le triomphe d’un ancien militaire ouvertement homophobe, machiste, défendant la dictature et l’usage de la torture – est déstabilisante pour qui voyait dans les victoires du PT en 2002, 2006, 2010 et 2014, et surtout dans la place de Lula dans les sondages en 2018, l’expression d’une tendance progressiste de l’électorat brésilien.
Lors de sa première visite officielle en Europe, le président colombien Iván Duque a affiché sa volonté d’isoler le régime vénézuélien sur la scène internationale. Cette stratégie s’oppose à celle du Conseil des Affaires étrangères de l’Union qui souhaite privilégier le recours au dialogue. Les scénarios de sortie de crise se multiplient et diffèrent en Europe et sur le continent américain prônant tantôt l’isolement diplomatique, tantôt le dialogue et/ou le recours à la force.
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a effectué une importante tournée dans la zone stratégique de l’Indo-Pacifique pour rencontrer des partenaires nouveaux et établis, ainsi que poursuivre le dialogue avec le plus grand concurrent des États-Unis, à savoir la Chine.