Études


Le soft power du Saint-Siège sort-il affaibli ou renforcé des douze années passées par le premier pape latino-américain sur le trône de Pierre  ?

Jean-Louis de la Vaissière, qui l’a suivi pour l’AFP à Rome, dresse un bilan en 10 points d’un pontificat au style diplomatique nouveau — traversé par les grandes crises géopolitiques du siècle.

Le souverain pontife s’est éteint au Vatican.

Avec la disparition du pape François s’efface le profil d’un leader religieux peu aisé à cerner, qui s’est plu à désarçonner interlocuteurs et commentateurs.

De ses débuts avec la Compagnie de Jésus en Argentine à son accession au trône de Pierre en passant par les périphéries géographiques et sociales que François avait placées au cœur de son pontificat, Jean-Benoît Poulle revient sur le style et le parcours d’un pape hors norme.

Un essai biographique.

Depuis quelques mois, deux visions très différentes de l’Église et du monde s’opposent violemment  : celle de son chef, le pape François, et celle du vice-président de la première puissance mondiale, converti catholique, J. D. Vance.

À Rome, assistera-t-on aujourd’hui à l’explosion d’une «  crise de l’américanisme  » à front renversé  ?

«  Déprivatisation  »

C’est le nouveau mot d’ordre que Vladimir Poutine met en action pour reprendre le contrôle d’une économie de plus en plus sous pression.

Cette nationalisation kleptocratique entraîne des conséquences pour l’ensemble du monde des affaires.

Elle dessine une nouvelle forme d’allégeance — Kirill Rogov propose une cartographie essentielle.

Parmi les pays fondateurs, l’Italie est sans doute le plus attaché au lien transatlantique et le moins prêt au réarmement.

Giorgia Meloni souhaitait jouer un rôle de pont avec une future administration Trump. Mais face à une présidence brutale et asymétrique, cette position devient difficilement tenable.

Les données de notre dernier sondage Eurobazooka révèlent un paysage politique italien à la fois traversé de peurs nouvelles, de désirs d’autonomie et de profonds clivages politiques.

Alors que le spectre de la guerre réapparaît massivement dans l’imaginaire de la société espagnol, une ligne de fracture claire se dessine en Espagne au-delà du clivage gauche-droite  : bien que le soutien à une défense commune et à un investissement militaire accru augmente, la majorité n’est pas prête à accepter une militarisation personnelle forcée.

Analyse d’Eduardo Bayón à partir de notre enquête Eurobazooka.

Alors que l’Europe et le monde se transforment à une vitesse vertigineuse, l’opinion française se structure autour de lignes de plus en plus figées.

L’étude granulaire des données socio-politiques et électorales de notre grand sondage Eurobazooka le montre  : la gauche et le centre sont alignés sur une large gamme de questions de politiques étrangères — plus d’Europe et moins d’États-Unis contre la Russie de Poutine.

Aux marges de ce vaste consensus, les électeurs RN et Reconquête sont ceux qui ont le plus de mal à considérer Trump comme un ennemi.

Le stablecoin n’est plus un actif d’investissement — c’est un moyen de paiement et de règlement dont le volume des transactions distance désormais très largement Visa et Mastercard.

Mais en effectuant des transferts d’argent, en achetant un tube de dentifrice en stablecoin, la diaspora argentine et l’employé vietnamien financent la dette américaine.

En Europe, nous devons anticiper  : pour protéger notre souveraineté et notre compétitivité, il serait stratégique de penser à la création d’un marché de stablecoins en euros.

Demain se clôturent officiellement les candidatures pour la présidentielle polonaise.

Pour que le Premier ministre libéral Donald Tusk réussisse son pari, il a absolument besoin que son champion, le maire de Varsovie Rafał Trzaskowski, favori des sondages, gagne au printemps contre celui du PiS — le discret Karol Nawrocki.

Mais un troisième homme, un masculiniste, star de TikTok et Musk-compatible, leader du parti d’extrême-droite Confédération, pourrait créer la surprise — et peut-être bloquer la Pologne.