Alors que les tensions s’intensifient dans l’Himalaya, Pierre Grosser revient sur l’histoire longue et compliquée de la frontière entre l’Inde et la Chine.
Alors que les tensions s’intensifient dans l’Himalaya, Pierre Grosser revient sur l’histoire longue et compliquée de la frontière entre l’Inde et la Chine.
L’adoption du Règlement Taxonomie par Parlement européen marque un pas important dans le Plan d’Action sur la finance durable de l’Union européenne. Dans un contexte de recours accru au financement public, le fléchage des investissements vers une transition bas-carbone requiert un cadre uniformisé qui est aujourd’hui manquant. La Taxonomie de l’UE répond à ce besoin. Elle favorise une définition harmonisée de la notion de durabilité, une standardisation des critères de labellisation des produits financiers et une meilleure lisibilité pour les acteurs de marché. Ces objectifs ambitieux deviendront réalité à partir de début 2021, avec l’adoption des actes délégués par la Commission, accompagnée par la Plateforme sur la finance durable, dont la constitution a été lancée ce même 18 juin 2020.
La crise du Covid-19 aura un impact important et durable sur le commerce international dont nous avons encore du mal à dessiner les traits et la mesure. Lukasz Gruszczynski tente aujourd’hui d’identifier ce que pourraient être les conséquences à court et long terme de la pandémie sur les échanges internationaux.
Depuis ce dernier quart de siècle, la politique chinoise des pays européens s’est installée dans le dilemme réalisme / idéalisme. La pandémie de la Covid-19 en aura cruellement rappelé toutes les contradictions. Profondément asymétriques, les relations sino-européennes sont souvent mues, de part et d’autre, par des présupposés tenaces. Cet article propose de revenir sur la relation singulière, inscrite dans le temps long, entre l’Europe et la Chine et de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans la redéfinition de cette même relation.
Le foyer de contagion de COVID-19 détecté à Pékin dans le marché alimentaire de Xinfadi la semaine dernière est finalement déclaré « sous contrôle » par les autorités, mais non sans débats. En outre, la longue marche de la Chine vers l’indépendance dans la production de semi-conducteurs continue.
Plutôt que d’imposer des restrictions strictes à sa population pour enrayer l’épidémie, la Suède a choisi d’en appeler à la responsabilité individuelle alors que le modèle sociétal du pays repose largement sur la confiance mutuelle entre population et État.
Lundi dernier, une patrouille de l’armée indienne a affronté les troupes chinoises dans la vallée de la rivière Galwan, au cœur de l’Himalaya. Selon les rapports, aucune arme n’a été impliquée, mais le combat a fait au moins 20 morts parmi les soldats indiens. Bien que les affrontements et même les combats à mains nues entre les troupes chinoises et indiennes aient été relativement fréquents ces dernières années, il n’y a eu aucun décès sur la frontière contestée depuis des décennies. Ces affrontements sont généralement désamorcés par des discussions entre les commandants sur le terrain. Dans le cas présent, il semble que ces processus aient échoué, et ce à un moment où les relations entre la Chine et l’Inde – deux États dotés de l’arme nucléaire – sont déjà tendues.
Dans le cadre de la crise sanitaire, se pose en Amérique latine la question de la politique destinée aux secteurs populaires, essentielle pour éviter un éclatement social. Le GEG Amériques vous propose cette fois-ci un texte clef pour comprendre, à partir du cas mexicain, la tension qui structure les formes traditionnelles du savoir-faire politique populaire dans la région, notamment par rapport à la façon dont elles sont perçues par les classes moyennes supérieures. Si elles contribuent à consolider les systèmes politiques latino-américains en assurant une certaine stabilité dans les quartiers populaires, elles alimentent aussi l’érosion de leur légitimité parmi les classes sociales les plus favorisées. Une tension qui se situe au cœur de la question des relations raciales qui traverse le sous-continent.
L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont réussi à maintenir une position unie sur la question du nucléaire iranien. En effet, aujourd’hui même, ils ont d’une part obtenu le vote d’une résolution de l’AIEA qui condamne le refus de collaboration de l’Iran et d’autre part publié un communiqué conjoint qui s’oppose à l’utilisation du snapback onusien par les Etats-Unis.
Dans un contexte marqué par le projet – dit « Hercule » – de restructuration du groupe EDF et le dépassement record du plafond de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) à la fin 2019, le gouvernement français a mis en consultation entre janvier et mars 2020 un projet de nouvelle régulation économique du nucléaire existant. Destiné à remplacer à terme l’ARENH, le dispositif envisagé ouvre la voie à un financement mutualisé au niveau européen du parc nucléaire français et pourrait laisser présager une France « château d’eau nucléaire » de l’Europe. Décryptage des négociations à venir autour d’un enjeu stratégique pour les marchés européens de l’électricité et sur l’avenir du premier acteur du secteur électrique européen.