Tout au long du mois d’août, le Grand Continent publiera en accès libre Le Vocabulaire de l’extrême droite, fruit du travail collectif d’un ensemble de chercheuses et de chercheurs — sociologues, historiens, politistes, socio-linguistes — venus de toute l’Europe sous la direction de Steven Forti. Pour recevoir chaque lemme dans votre boîte mail et soutenir le travail d’une rédaction indépendante, abonnez-vous

Pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, Donald Trump a multiplié les recours aux termes « globalisme » et « globalistes ». Dans un tweet de juin 2016 visant la candidate démocrate Hillary Clinton, il écrivait que le vote de novembre serait « un choix entre l’américanisme et son globalisme corrompu » 1. Devenu président, il rejetait explicitement, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2018, l’« idéologie du globalisme », à laquelle il opposait la « doctrine du patriotisme » résumée par son slogan « America First » 2. Ce récit que Trump n’a cessé de répéter depuis, comme en témoigne encore son discours à la même tribune en 2025, semble structurer un mouvement paradoxalement global 3.

Généalogie d’une insulte

Le chef de file du mouvement MAGA (Make America Great Again) n’a pourtant rien inventé. L’usage péjoratif du terme circulait depuis longtemps des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, pendant la Seconde Guerre mondiale, les secteurs les plus conservateurs et isolationnistes du Parti républicain l’employaient pour critiquer la politique de Franklin D. Roosevelt, opposant à une approche taxée de « globaliste » une vision nativiste, le refus de l’immigration européenne et la neutralité dans le conflit. Dès février 1943, la représentante républicaine Clare Boothe Luce moquait ainsi à la Chambre le « globaloney », le globalisme à la noix du vice-président Henry Wallace 4. Ce néologisme capturait une tendance générale. Tandis que le suprémacisme blanc trouvait son expression la plus massive dans le Ku Klux Klan, fort de 2,5 à 5 millions d’adhérents au milieu des années 1920, l’isolationnisme était la vraie boussole des élites de Washington jusqu’à l’attaque japonaise sur Pearl Harbor 5.

Au XXIe siècle, ce sont d’abord des activistes et des propagandistes d’extrême droite qui ont replacé le concept au centre du débat politique, outil commode pour construire une opposition manichéenne entre un « nous » et un « eux » sur fond de récession économique et de bouleversements culturels profonds. Directeur de Breitbart News avant de devenir stratège en chef de la campagne Trump de 2016, puis conseiller du président jusqu’en août 2017, Steve Bannon a développé un discours nationaliste radical, nourri du ressentiment contre le « système » et du traditionalisme culturel 6. Reprenant des idées formulées dans les années 1930 par Henry Ford et Charles Coughlin, puis par Samuel Francis, Bannon opposait le capitalisme productif au capitalisme spéculatif attribué aux « élites globalistes » et à des minorités jugées parasitaires 7

En 2014, un autre représentant des secteurs les plus radicaux de la droite dite alternative (alt-right), le complotiste Alex Jones, fondateur du site InfoWars, dont les comptes sur les principales plateformes ont été suspendus à de nombreuses reprises, allait jusqu’à définir le globalisme comme « un système de contrôle panoptique numérique mondial » et « la forme totale de l’esclavage » 8. Comme l’ont montré plusieurs travaux, cette rhétorique a gagné le centre du débat public par sa viralisation sur les réseaux sociaux, portée par des secteurs marginaux, l’alt-right au premier chef, qui rattachaient le globalisme à des griefs politiques et culturels, plus qu’économiques, préexistants 9.

Avant les réseaux trumpistes, le terme fit pourtant peu carrière pendant la Guerre froide, au-delà des cercles isolationnistes républicains. C’est dans les années 1990, alors que s’accélérait la mondialisation néolibérale, qu’on commença à l’employer et surtout à le définir. Comme le feraient peu à peu la plupart des dictionnaires, d’Oxford à Cambridge, le sociologue Ulrich Beck distinguait « la mondialisation » du « globalisme », entendu comme l’idée que le marché mondial évince ou remplace l’action politique, autrement dit comme « l’idéologie du règne du marché mondial », celle du néolibéralisme 10. Un autre sociologue, Manfred B. Steger, opposait de même le « globalisme », « idéologie politique qui dote la mondialisation de normes, de valeurs et de significations déterminées », à la « mondialisation » comme « ensemble multidimensionnel de processus sociaux qui étendent et intensifient les interconnexions sociales à l’échelle du monde » 11.

Le mouvement antimondialisation lui-même, cristallisé au Forum social mondial de Porto Alegre en 2001 en contrepoint progressiste du Forum économique mondial de Davos, n’employait guère « globalisme » ; il parlait de mondialisation ou de capitalisme global, d’où le mot d’ordre « Un autre monde est possible » et le concept d’altermondialisme 12. C’est surtout après l’éclatement de la crise financière de 2008, sur fond de crise de la mondialisation elle-même, jusque-là tenue pour un processus non seulement positif mais inéluctable et quasi « naturel », que les droites radicales et extrêmes se sont approprié le concept pour canaliser le ressentiment de larges secteurs de la population 13.

L’Internationale des antimondialistes

Le recours au globalisme n’est pas une spécificité américaine. Figure de proue des droites illibérales européennes, Viktor Orbán s’est abondamment servi du concept depuis son retour au pouvoir en 2010. Dans un discours prononcé pour le 62e anniversaire de la révolution hongroise de 1956, il reprenait presque mot pour mot les paroles de Trump aux Nations unies un mois plus tôt : « Rejetons l’idéologie du globalisme et soutenons à sa place la culture du patriotisme » 14. À la Conservative Political Action Conference (CPAC) réunie au Texas en 2022, il enflammait la salle d’un « les globalistes peuvent aller au diable ! » 15. Dès 2016, sur un mode plus complotiste, le dirigeant du Fidesz avertissait que « des puissances mondiales occultes et sans visage élimineront tout ce qui est singulier, autonome, ancestral et national » 16. Ces puissances occultes, précisera-t-il, sont d’abord l’Union européenne et le philanthrope juif américain d’origine hongroise George Soros, accusés d’ourdir un plan d’affaiblissement de la nation magyare. Les références obsédantes à Soros relèvent du dog whistle, le sifflet à chien de la politique, ces clins d’œil codés aux récits antisémites du type « conspiration juive mondiale » 17.

L’extrême droite italienne n’est pas en reste. Le principal document programmatique de Fratelli d’Italia, les « Thèses de Trieste » (2017), explique que le parti de Giorgia Meloni s’oppose au « globalisme sans règles soutenu par les multinationales et la grande finance avec la complicité de l’Union européenne » et fustige une « mondialisation sauvage » où « se rejoignent l’utopie internationaliste du vieux communisme, le tiers-mondisme paupériste et la pratique commerciale mondialiste des grandes multinationales ». Face au « mondialisme », la réponse serait le patriotisme, le retour à la tradition et la redécouverte d’une identité ancrée dans les valeurs chrétiennes 18. En France, Marine Le Pen oppose de même les « patriotes » au « mondialisme » qui, selon la dirigeante du Rassemblement national, présente deux visages d’un même projet totalitaire, l’un financier et affairiste, qui viserait à détruire la nation, la souveraineté et les valeurs françaises, l’autre djihadiste, qui pousserait à l’immigration incontrôlée et attaquerait l’identité culturelle 19 : « Le mondialisme économique qui refuse toute limitation, toute régularisation de la mondialisation et qui, pour cela, a affaibli les défenses immunitaires de la Nation, la dépossédant de ses éléments constitutifs : frontière, monnaie nationale, autorité de ses lois conduite de l’économie, permettant ainsi à un autre mondialisme de naître et croître : le fondamentalisme islamiste ».

Chez Vox, le globalisme est le fil rouge du principal document programmatique, l’Agenda España (2021), écrit tout entier contre l’Agenda 2030 des Nations unies. Santiago Abascal le présente en introduction comme « une réponse aux agendas globalistes qui visent la destruction des classes moyennes, la liquidation de la souveraineté des nations et l’attaque contre la famille, la vie et les racines communes de l’Occident » 20. Le globalisme devient ainsi synonyme de progressisme, mais aussi de libéralisme, d’écologisme ou de féminisme. Ernesto Araújo, ministre des Affaires étrangères de Jair Bolsonaro, l’exprimait plastiquement lors de sa prise de fonction en définissant le globalisme comme « une configuration actuelle du marxisme » qui « se constitue dans la haine à travers ses diverses ramifications idéologiques et ses instruments contraires à la nation, à la nature humaine et à la naissance humaine elle-même » 21.

Au versant économique et au versant identitaire s’ajoute une troisième déclinaison, incarnée par le président argentin Javier Milei, celle du rejet du multilatéralisme et de la contestation de l’ordre international libéral. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2024, le dirigeant paléolibertarien décrivait l’ONU comme « un modèle de gouvernement supranational de bureaucrates internationaux qui prétendent imposer aux citoyens du monde un mode de vie déterminé », attaquant à ses yeux la liberté individuelle, la propriété privée et le libre marché au profit de « politiques collectivistes » 22. Emboîtant le pas aux États-Unis de Trump, Milei a officialisé quelques mois plus tard la sortie de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la santé et son retrait des négociations climatiques, tout en prenant ses distances avec le Conseil des droits de l’homme des Nations unies 23.

Les intellectuels de référence de cette internationale anti-globaliste tiennent des discours analogues. La déclaration de principes du mouvement national-conservateur, lancée par l’essayiste israélo-américain Yoram Hazony, président de la Fondation Edmund Burke, inscrit en son deuxième point le « rejet de l’impérialisme et du globalisme » et s’en prend durement aux organismes supranationaux qui détruiraient la souveraineté des nations 24. Le principal ouvrage de Hazony, Les vertus du nationalisme, fait du globalisme un projet impérial qui, après la victoire alliée de 1945, aurait imposé un régime mondial d’institutions internationales fondé sur des principes prétendument universels comme les droits de l’homme 25. Une interprétation curieusement très proche de celle que l’essayiste russe Alexandre Douguine développe dans Fondements de la géopolitique (1997) et La Quatrième Théorie politique (2009). Dans un article publié en 2024 par une revue proche du pouvoir hongrois, l’écrivain chrétien conservateur, pourfendeur du « wokisme » et corédacteur du manifeste national-conservateur, Rod Dreher, expliquait que « le globalisme, qui a conceptuellement impliqué aussi bien la démocratie libérale que l’hypercapitalisme, dépend de la déconstruction des frontières, de la dissolution des peuples et de l’abandon des traditions qui font obstacle à un échange économique sans frictions » 26.

Le pas vers la vision ouvertement conspirationniste est vite franchi. Lors d’une conférence au Parlement italien en mai 2026, le président de la Heritage Foundation, Kevin Roberts, définissait le globalisme comme « une conspiration » et « une oligarchie égoïste et honnie » qui se servirait du libre-échange, des frontières ouvertes et de la lutte contre le changement climatique pour châtier des citoyens occidentaux « travailleurs, patriotes et craignant Dieu » 27

La Heritage Foundation est l’auteure du Project 2025, quasi-programme de gouvernement de la seconde administration Trump, appliqué à plus de 50 % selon les propres calculs de la fondation 28. Le principal intellectuel du miléisme, Agustín Laje, président de la Fundación Faro, a consacré un livre entier au globalisme, à ses yeux le plus dangereux projet « d’ingénierie sociale et de contrôle total en cours », où il vise expressément les Nations unies et l’Agenda 2030, le Forum économique mondial, la Fondation Gates, la Fondation Rockefeller ou l’Open Society de George Soros 29. Chef de file de la droite radicale britannique, Nigel Farage, invité à six reprises entre 2009 et 2018 par l’InfoWars d’Alex Jones, y a accusé le globalisme, incarné selon lui par le club Bilderberg, de pousser à une guerre mondiale pour instaurer un gouvernement global, voire un « Nouvel ordre mondial » dont l’Union européenne serait l’exemple le plus abouti 30.

Du globalisme au « Nouvel ordre mondial »

Le « Nouvel ordre mondial » est l’une des théories du complot les plus résistantes de l’époque contemporaine. Elle a été associée aussi bien aux Illuminati qu’à une prétendue conspiration juive internationale. Comme le montrent les références actuelles à Soros, l’antisémitisme affleure aisément, quoique de façon plus voilée qu’autrefois, dès qu’il est question de conspiration globaliste. Ses origines remontent au faux de la propagande tsariste, les Protocoles des Sages de Sion (1903), et resurgissent après la Seconde Guerre mondiale avec la théorie du « gouvernement d’occupation sioniste » (ZOG) et les fantasmagories de la John Birch Society 31. La création même des Nations unies avait d’ailleurs conduit les secteurs isolationnistes du Parti républicain à dénoncer, dès le milieu des années 1940, la menace d’un « nouveau gouvernement mondial » 32. À la fin de la Guerre froide, en septembre 1990, le discours dans lequel le président George H. W. Bush évoquait un « nouvel ordre mondial » permit à la théorie de se renouveler. On l’a rattachée au rôle des organisations internationales (ONU, OMC, FMI), à de prétendus pouvoirs occultes comme le club Bilderberg ou la Commission trilatérale, mais aussi à d’imaginaires projets de substitution ethnique, du « plan Kalergi » au « Grand Remplacement », voire à des fantasmagories ésotériques comme la théorie des reptiliens popularisée par David Icke et relayée jusque par le dirigeant d’extrême droite néerlandais Thierry Baudet 33.

Pendant la pandémie, ces théories qui imputent aux élites globalistes le projet d’un Nouvel ordre mondial ont connu une diffusion accrue, greffées sur le coronavirus, les restrictions sanitaires ou la vaccination. Parallèlement à la théorie de la « plandémie », qui sera prochainement traitée dans ce Vocabulaire, s’est répandue à l’été 2020 celle de la « Grande Réinitialisation » (Great Reset), selon laquelle le Forum économique mondial utiliserait le Covid-19 pour réorganiser la société et l’économie contre les gens ordinaires et instaurer un régime global totalitaire. En octobre 2020, l’archevêque Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique aux États-Unis (2011-2016), excommunié en 2024, écrivait à Trump pour accréditer ce prétendu « projet infernal » 34 qui semble affleurer comme sous-texte des écrits de Peter Thiel sur l’Antechrist

Pour les droites extrêmes, le globalisme a fini par devenir un macro-contenant, commode pour nommer et désigner un ennemi supposé de la souveraineté des nations, du nationalisme, de l’ordre naturel des choses et des valeurs traditionnelles. Idéologie extrêmement lâche (le globalisme) incarnée par des groupes de pouvoir transnationaux tout-puissants (les élites globalistes), le concept se décline au gré des contextes et peut signifier des choses très différentes. Dans les récits d’extrême droite, il serait ainsi responsable de la perte d’identité culturelle et de représentation politique, des délocalisations industrielles, du choc des civilisations, des immigrations massives ou de l’« imposition » des politiques environnementales et de diversité. En somme, comme d’autres concepts de ce vocabulaire (marxisme culturel, idéologie du genre), le globalisme est un mot-valise (catch-all term) au fort potentiel complotiste, avec de fréquentes déclinaisons antisémites. Un mot qui ne décrit pas le monde, mais désigne ceux qu’il faudrait en chasser.

Sources
  1. Liam Stack, « Globalism : A Far-Right Conspiracy Theory Buoyed by Trump », The New York Times, 14 novembre 2016.
  2. « US President Trump Rejects Globalism in Speech to UN General Assembly », ONU Info, 25 septembre 2018.
  3. « At UN, President Trump Champions Sovereignty, Rejects Globalism », Maison-Blanche, 23 septembre 2025.
  4. Ben Zimmer, « The Origins of the ‘Globalist’ Slur », The Atlantic, 14 mars 2018.
  5. Rory McVeigh, The Rise of the Ku Klux Klan : Right-Wing Movements and National Politics, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2009.
  6. Ronald Beiner, « The Plague of Bannonism », Critical Review, vol. 31, n°3-4, 2019, pp. 300-314.
  7. Jens Steffek et Yannick Lasshof, « Steve Bannon on ‘Productive Capitalism’ : Investigating the Economic Ideology of the American Populist Right », Journal of Political Ideologies, vol. 30, n°1, 2025, pp. 243-265.
  8. Liam Stack, « Globalism : A Far-Right Conspiracy Theory Buoyed by Trump », art. cit.
  9. Andrew Lugg et Zachary Scott, « Globaloney : Extended Party Networks and the Dissemination of Anti-Globalization Insults », Political Research Quarterly, vol. 78, n°1, 2025, pp. 213-229.
  10. Ulrich Beck, Qu’est-ce que la mondialisation ?, Paris, Aubier, 2003 (éd. or. Was ist Globalisierung ?, Francfort, Suhrkamp, 1997).
  11. Manfred B. Steger, « Globalism », in Michael T. Gibbons (dir.), The Encyclopedia of Political Thought, Hoboken, Wiley, 2014.
  12. Geoffrey Pleyers, Alter-Globalization : Becoming Actors in the Global Age, Cambridge, Polity, 2010.
  13. José Antonio Sanahuja, « Crisis de la globalización, el regionalismo y el orden liberal : el ascenso mundial del nacionalismo y la extrema derecha », Revista Uruguaya de Ciencia Política, vol. 28, n°1, 2019, pp. 59-94.
  14. Discours de Viktor Orbán pour le 62e anniversaire de la révolution de 1956, site du gouvernement hongrois, 24 octobre 2018.
  15. Discours de Viktor Orbán à la Conservative Political Action Conference (CPAC), Dallas, 4 août 2022.
  16. Discours de Viktor Orbán du 15 mars, site du gouvernement hongrois, 15 mars 2016.
  17. John E. Richardson et Ruth Wodak, « Anti-Sorosism : Reviving the ‘Jewish World Conspiracy’ », in Massimiliano Demata, Virginia Zorzi et Angela Zottola (dir.), Conspiracy Theory Discourses, Amsterdam, John Benjamins, 2022, pp. 395-420.
  18. Fratelli d’Italia, Le tesi di Trieste, 2017. Sur ce texte, voir, dans cette même série, « Anti-nation ».
  19. Discours de Marine Le Pen aux Assises présidentielles de Lyon, 5 février 2017.
  20. Vox, Agenda España, 2021 ; voir aussi José Mario Minutti Sierra et Eduardo Crivelli Minutti, « Vox y su Agenda España en la crisis del globalismo », Relaciones Internacionales, n°60, 2025, pp. 184-202.
  21. Juliana Gragnani, « Qué es el ‘globalismo’, la ideología que según Trump y otros líderes mundiales se opone al ‘amor a la patria’ », BBC News Mundo, 13 février 2019.
  22. Discours de Javier Milei au débat général de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies, New York, 24 septembre 2024 (Casa Rosada, Presidencia de la Nación).
  23. Jack Nicas, « Milei retira a Argentina de la OMS, imitando la medida de Trump », The New York Times, 5 février 2025.
  24. Edmund Burke Foundation, « National Conservatism : A Statement of Principles », The American Conservative, 15 juin 2022.
  25. Yoram Hazony, Les vertus du nationalisme, Paris, Jean-Cyrille Godefroy, 2020 (éd. or. The Virtue of Nationalism, New York, Basic Books, 2018).
  26. Rod Dreher, « The Age of Sovereignty vs Crusading American Utopianism — Will Ideological Wars End ? », Hungarian Conservative, 18 septembre 2024.
  27. Intervention de Kevin Roberts au Parlement italien, Rome, mai 2026.
  28. Ian Kullgren, « Over Half of Project 2025 Now in Place, Heritage Foundation Says », Bloomberg Law, 23 juin 2026.
  29. Agustín Laje, Globalismo : ingeniería y control social en el Siglo XXI, Nashville, HarperEnfoque, 2024.
  30. Peter Walker, « Nigel Farage Under Fire over ‘Antisemitic Tropes’ on Far-Right US Talkshow », The Guardian, 6 mai 2019.
  31. Myles Flores, « The New World Order : The Historical Origins of a Dangerous Modern Conspiracy Theory », Center on Terrorism, Extremism, and Counterterrorism, Middlebury Institute of International Studies, 30 mai 2022 ; plus largement, Michael Barkun, A Culture of Conspiracy : Apocalyptic Visions in Contemporary America, 2e éd., Berkeley, University of California Press, 2013.
  32. Helen Murphey, « The United Nations as a New World Government : Conspiracy Theories, American Isolationism, and Exceptionalism », Genealogy, vol. 9, n°3, 2025.
  33. Jean-Pierre Stroobants, « Dutch Far-Right Leader Claims World Is Governed by ‘Evil Reptiles’ », Le Monde (édition anglaise), 21 octobre 2022.
  34. « ‘The Great Reset’ Conspiracy Flourishes Amid Continued Pandemic », Anti-Defamation League, 29 décembre 2020.