Tout au long du mois d’août, le Grand Continent publiera en accès libre Le Vocabulaire de l’extrême droite, fruit du travail collectif d’un ensemble de chercheuses et de chercheurs — sociologues, historiens, politistes, socio-linguistes — venus de toute l’Europe sous la direction de Steven Forti. Pour recevoir chaque lemme dans votre boîte mail et soutenir le travail d’une rédaction indépendante, abonnez-vous
Le 15 mars 2019, avant d’assassiner cinquante et une personnes dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le terroriste australien Brenton Tarrant a mis en ligne un manifeste dans lequel il se définissait comme « écofasciste ». L’histoire de cette notion est pourtant beaucoup plus complexe que cet usage meurtrier ne le laisse penser. Avant de devenir l’auto-désignation de tueurs néonazis et un signifiant flottant du débat public, « écofascisme » a d’abord été utilisé par un philosophe de la gauche écologiste comme une mise en garde.
Le piège d’un mot
Un concept ne recouvre pas toujours la réalité qu’il prétend décrire. Qu’il s’agisse d’une étiquette que les acteurs se donnent eux-mêmes ou d’une désignation venue de l’extérieur — les deux cas coexistent ici —, son sens peut être obscurci par sa propre formule. Tel est, du moins, l’argument du philosophe Fabrice Flipo dans son analyse de la notion d’écofascisme 1.
Discutant de la validité épistémologique du terme, Flipo renvoie à son usage précoce chez le philosophe franco-autrichien André Gorz, pionnier de l’écologie politique. Dans « Socialisme ou écofascisme », paru dans la revue Le Sauvage en 1973, Gorz désignait par ce mot la gestion autoritaire de la crise écologique que les acteurs capitalistes pourraient mettre en œuvre en réponse aux contraintes environnementales 2. Pour Flipo, cette logique fait écho à la théorie du penseur marxiste Nicos Poulantzas sur le rôle de l’État en période de crise : lorsque le capitalisme traverse une phase de surproduction, il s’empare de l’État afin d’imposer un contrôle plus étroit sur l’économie. L’inspiration n’a toutefois pu être que partielle : chez Poulantzas, la transformation autoritaire de l’État en contexte de crise capitaliste prenait des formes bien distinctes du fascisme 3.
Flipo soumet au même examen critique l’« électrofascisme », autre concept forgé par Gorz pour désigner les contraintes autoritaires que l’énergie nucléaire imposerait à la société en raison des risques qui lui sont intrinsèquement associés 4. Un jugement similaire pourrait s’appliquer aujourd’hui au « fascisme fossile » théorisé par le géographe marxiste Andreas Malm et le collectif Zetkin 5. Sortis de leur contexte d’origine, de tels usages tendent à réduire le fascisme à une simple forme d’autoritarisme, un trait qui n’est ni exclusif au fascisme ni propre à l’extrême droite.
L’historien Daniele Conversi met en cause jusqu’à l’usage du terme. Examinant son emploi dans le contexte de la résurgence des extrêmes droites, il décrit le phénomène comme « un environnementalisme affecté et enrégimenté, dilué et vidé de son sens, réduit à une dimension strictement locale-nationale et territoriale […] dans une perspective limitée et territorialisée qui peut difficilement être qualifiée d’’écologiste’ » 6. Le verdict de Flipo est proche. L’écologisme désigne selon lui « des formes politiques bien identifiées, et relativement stables », c’est-à-dire « un mouvement social porté par un activisme cosmopolite qui cherche à rééquilibrer le métabolisme social avec la nature […] en mettant l’accent sur la démocratie, la désobéissance civile et la non-violence ». Parler d’« écologisme d’extrême droite » relève dès lors, à ses yeux, du « confusionnisme » 7.
D’autres chercheurs assument au contraire la catégorie. Balša Lubarda a fait de l’« écologisme d’extrême droite » (far-right ecologism) un concept d’analyse à part entière 8, et les travaux réunis par Bernhard Forchtner documentent un rapport à l’environnement propre à ces mouvements 9. La querelle reste donc ouverte, et elle porte moins sur les faits que sur ce que le mot « écologisme » peut légitimement couvrir.
Concept adjacent, le « patriotisme vert ou écologique » n’est guère moins ambigu. Là où l’écofascisme semble englober un vaste éventail de phénomènes, des groupuscules néonazis aux acteurs de la droite de gouvernement, le « patriotisme vert », occurrence bien moins fréquente, est mobilisé surtout par des acteurs politiques institutionnels. Il porte sa tension en lui-même, puisqu’il prône la préservation de l’environnement tout en la cantonnant à l’échelle nationale ou régionale, sans nécessairement soutenir d’action climatique substantielle 10. Reprise jusque par certaines forces de gauche 11, l’étiquette fonctionne moins comme un oxymore que comme un signifiant disponible, chacun infléchissant à sa manière le vieux slogan écologiste « penser globalement, agir localement ».
Au sein du premier groupe, Dubiau identifie une série de thèmes portés par des acteurs se revendiquant progressistes mais qui convergent avec des idéologies conservatrices plus traditionnelles : l’idée que les êtres humains seraient intrinsèquement parasitaires, incapables d’entretenir avec la nature une relation autre que prédatrice ; des conceptions néomalthusiennes faisant de la démographie le principal moteur de la crise environnementale ; des visions déterministes et catastrophistes d’un effondrement inévitable de la civilisation industrielle ; des réponses technocratiques et autoritaires à la dégradation écologique ; des lectures ascétiques de la décroissance, fondées sur la restriction morale de la consommation. La liste est assez vaste pour alimenter les récits de polémistes d’extrême droite, prompts à débusquer un « anti-humanisme » jusque dans des organisations environnementales modérées 12.
Une généalogie verte-brune
Les acteurs de droite et d’extrême droite qui investissent le discours écologique mobilisent des éléments familiers de l’idéologie conservatrice et traditionaliste : rejet de l’idée de progrès, conception holiste de la société, croyance selon laquelle les individus héritent de valeurs transmises par les générations précédentes auxquelles le respect serait dû. Les conservateurs les plus canoniques idéalisent une « pureté perdue » 13, souvent incarnée par la figure du paysan. Dans ce cadre, les discours d’ordre présentent l’équilibre des campagnes comme une extension de la loi naturelle, tandis que le cosmopolitisme est rejeté au profit d’une nostalgie localiste de la vie rurale. La ville symbolise les échecs supposés du multiculturalisme, de la technique et de la modernité ; la campagne, adossée à la famille, à la religion et à la nation, offre le cadre où « préserver un mode de vie régulé et maintenir un ordre familier et moral » 14. Ces représentations arcadiennes opposent des communautés enracinées et cohésives à l’individualisme urbain — en écho, souvent, aux tropes antisémites décrivant les Juifs comme nomades et déracinés.
Jean Jacob a repéré cette intégration de la nature à un cadre conservateur dans l’œuvre d’Edward Goldsmith. Fondateur de la revue The Ecologist et co-auteur, en 1972, du retentissant Blueprint for Survival, cet écologiste anglo-français adhérait à une vision régressive de la féminité, de l’immigration, de la famille et de la communauté, et plus largement à une conception autoritaire de l’ordre social 15 ; il participa d’ailleurs à des colloques du GRECE, matrice de la Nouvelle Droite. Stéphane François caractérise de même sa position environnementale comme anti-individualiste, antimoderne, technophobe et anticapitaliste 16. Il faut toutefois mesurer la portée de cet anticapitalisme proclamé. Les modèles économiques alternatifs que défendait Goldsmith restaient fondés sur la propriété privée de la terre et sur des modes de production localisés, soit la restauration d’un ordre agraire traditionnel bien plus qu’un dépassement du capitalisme.
Des attitudes similaires s’observent au sein des idéologies explicitement nazies, fascistes et néofascistes — ces dernières puisant le plus directement dans les traditions intellectuelles conservatrices. Si le Troisième Reich a promu une idéologie profondément marquée par un productivisme écocidaire 17, certains courants du nazisme — autour notamment de Richard Walther Darré, ministre de l’Agriculture du Reich et chantre du « sang et du sol » (Blut und Boden) — encouragèrent simultanément l’agriculture biologique, le végétarisme et diverses formes de culte de la nature, comme l’ont montré, dans un essai qui a fait date, Janet Biehl et Peter Staudenmaier 18. Le strassérisme — le courant organisé autour d’Otto Strasser, qui voulait donner au nazisme un profil plus social — projetait quant à lui de réorganiser la société allemande autour d’une nouvelle anthropologie rurale : « À l’instar de Jünger, écrit Patrick Moreau, Strasser rêvait d’un nouveau ‘Travailleur’, mais d’un type particulier : un Paysan, qu’il s’agisse d’un paysan-ouvrier, d’un paysan-intellectuel ou d’un paysan-soldat » 19. En France, d’anciens membres français de la Waffen-SS, la branche militaire de la SS qui enrôla des volontaires venus de toute l’Europe, ont contribué après-guerre à façonner les premières conceptions identitaires et suprémacistes de la nature. Au premier rang d’entre eux figure l’écrivain Saint-Loup, de son vrai nom Marc Augier, chef de file de ces « verts-bruns » étudiés par Stéphane François 20. Explicitement racialistes, ces auteurs prônaient une organisation de la société fondée sur la stricte séparation des peuples.
C’est toutefois au sein de la Nouvelle Droite française que s’élabore la synthèse la plus aboutie entre écologie et pensée d’extrême droite. Né en 1968 autour du GRECE et animé par Alain de Benoist — pour qui tout conservatisme véritable est révolutionnaire 21 —, ce courant intellectuel entendait revitaliser les traditions de la droite radicale, notamment par la thèse selon laquelle l’héritage judéo-chrétien serait à l’origine de l’égalitarisme libéral contemporain, auquel seul un retour à des spiritualités païennes et hiérarchiques pourrait mettre fin 22. Transposée sur le terrain écologique, la Nouvelle Droite s’inspire du romantisme politique allemand, des courants völkisch et de la « révolution conservatrice » de la galaxie Spengler, Schmitt, Jünger. À l’instar de ces mouvements, elle idéalise le retour à la terre comme antidote à la corruption supposée de la vie urbaine industrielle ; imputant au christianisme, en rupture avec les paganismes antiques, l’instauration d’un dualisme entre l’homme et la nature — et la légitimation de l’exploitation de celle-ci —, les disciples de de Benoist y ont adjoint une défense néopaïenne de la décroissance et une critique du productivisme 23.
Des marges au centre
Des figures du mouvement identitaire ont prolongé ces arguments, au premier chef l’écrivain Renaud Camus, principal chantre de la théorie complotiste du « Grand Remplacement », pour qui « les écologistes défendent la biodiversité partout, sauf la biodiversité humaine » 24. Bien que l’écrivain de Chamalières revendique la non-violence, c’est dans ce terreau que s’inscrivent les attentats d’El Paso (2019) et de Buffalo (2022), dont les auteurs — comme Tarrant à Christchurch — ont présenté leur violence comme relevant d’un « nationalisme vert » 25. Un groupe accélérationniste comme la Green Brigade, affiliée à l’organisation néonazie internationale The Base, se présente quant à lui comme un rassemblement d’« éco-extrémistes […] déterminés à démanteler le système qui exploite notre terre, nos animaux et notre peuple » 26.
Dans des cadres plus institutionnels, les formations d’extrême droite structurent leur critique de l’écologisme par des récits populistes. En Espagne, Vox promeut une écologie du « bon sens », opposée à l’« écologisme radical » qu’imposeraient les « bureaucrates européens » 27 ; mais dès qu’il faut choisir entre politiques écologistes et intérêts économiques, le parti de Santiago Abascal opte systématiquement pour les seconds, comme l’ont montré Camil Ungureanu et Lucia Alexandra Popartan 28. Balša Lubarda a documenté une rhétorique similaire chez les partis phares de l’illibéralisme polonais et hongrois : en Pologne, Droit et justice (PiS) parle d’« écologie rationnelle » ou se revendique d’une « écologie réaliste » pour aligner son discours environnemental sur la défense du statu quo ; en Hongrie, le Fidesz de Viktor Orbán habille ses politiques de reboisement et de développement solaire d’un imaginaire religieux — celui d’une « politique verte chrétienne-conservatrice » 29.
En France, le Rassemblement national s’est doté ces dernières années, en partie sous l’influence de la Nouvelle Droite, d’un agenda d’« écologie patriote » 30. Hervé Juvin, essayiste promoteur d’une écologie organiciste et civilisationnelle, élu député européen sur la liste du parti en 2019, en a été l’artisan principal. Dès juin 2018, lors d’un débat sur la politique environnementale, la députée non inscrite Emmanuelle Ménard, proche du Rassemblement national, le citait à la tribune de l’Assemblée : « “Plus que toute raison morale, sociale ou politique, c’est l’épuisement des ressources naturelles qui condamne à court terme le modèle de l’individualisme libéral”, écrit l’essayiste Hervé Juvin » 31.
En Italie, Giorgia Meloni conjugue le même conservatisme avec les thématiques environnementales. En 2021, devant la conférence « Rural World : Fragile and Hidden Biodiversity » du groupe des Conservateurs et réformistes européens au Parlement européen, la dirigeante de Fratelli d’Italia déclarait : « La conservation du patrimoine naturel est un élément fondamental de notre identité politique en tant que conservateurs […]. La droite aime l’environnement parce qu’elle aime la terre, son identité, sa patrie » 32.
Le verdissement n’est pourtant que l’une des deux voies possibles. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a choisi de revendiquer une position hyper-fossile. Reprenant dans son discours d’investiture du 20 janvier 2025 le slogan « drill, baby, drill » (« fore, bébé, fore »), il a proclamé le même jour une « urgence énergétique nationale », engagé un nouveau retrait de l’Accord de Paris et suspendu les concessions éoliennes fédérales. Ce productivisme extractiviste assumé, où s’incarne le « fascisme fossile » décrit par le collectif Zetkin, pèse directement sur le contexte européen. Il offre aux droites radicales du continent un modèle et une couverture rhétorique, légitime au plus haut niveau la bataille contre le Pacte vert, que Vox veut abroger et que le Rassemblement national dénonce, et fait chuter le coût politique du négationnisme climatique.
La montée en visibilité de l’« écofascisme » et, dans une moindre mesure, du « patriotisme vert », peut donc se lire de deux manières. D’une part, leur prolifération reflète l’effort croissant d’une partie de l’extrême droite pour élaborer des arguments — aussi fragiles soient-ils — permettant d’aborder la crise écologique au-delà du simple négationnisme climatique, en répondant ainsi à une demande de plus en plus majoritaire. Pour la littérature critique, ces discours visent le plus souvent à donner un vernis écologique à des agendas identitaires et inégalitaires. Même lorsque la préoccupation environnementale est sincère, les solutions proposées, strictement nationales, hiérarchiques et identitaires, paraissent incompatibles avec des stratégies réalistes de prévention de l’effondrement environnemental, ainsi qu’avec les principes constitutifs de l’écologisme historique.
Les chercheurs qui emploient le terme, malgré ses ambiguïtés, en font le plus souvent un outil critique destiné à mettre en lumière le verdissement de façade (greenwashing) de l’extrême droite, déconstruire ses récits et révéler ses objectifs sous-jacents. Cependant, l’utilisation de ce concept a un coût : elle accrédite l’idée que l’« écologisme » se déclinerait en variantes idéologiques multiples, y compris d’extrême droite, voire fascistes. Si les mots sont des « pistolets chargés », pour reprendre la formule de Brice Parain que Sartre avait faite sienne, il faut veiller à ce qu’ils ne se retournent pas contre ceux qui les emploient.
Sources
- Fabrice Flipo (entretien avec Quentin Hardy), « Écofascisme : notion éclairante ou piège idéologique ? », Terrestres, 16 mai 2023.
- André Gorz, « Socialisme ou écofascisme » (Le Sauvage, 1973), repris dans Écologie et politique, Paris, Seuil, 1978, pp. 87-101. La première édition du recueil est parue chez Galilée en 1975.
- Nicos Poulantzas, Fascisme et dictature. La IIIe Internationale face au fascisme, Paris, Maspero, 1970.
- André Gorz, « De l’électronucléaire à l’électrofascisme » (Le Sauvage, 1975), repris dans Écologie et politique, op. cit., pp. 114-128.
- Zetkin Collective, avec Andreas Malm, Fascisme fossile. L’extrême droite, l’énergie, le climat, trad. Lise Benoist, Paris, La Fabrique, 2020 ; édition anglaise : White Skin, Black Fuel : On the Danger of Fossil Fascism, Londres, Verso, 2021.
- Daniele Conversi, « Eco-fascism : An Oxymoron ? Far-Right Nationalism, History, and the Climate Emergency », Frontiers in Human Dynamics, vol. 6, 2024.
- Fabrice Flipo, « Écofascisme : notion éclairante ou piège idéologique ? », art. cit.
- Balša Lubarda, Far-Right Ecologism : Environmental Politics and the Far Right in Hungary and Poland, Routledge, 2023.
- Salomi Boukala & Eirini Tountasaki, “From Black to Green : Analysing Le Front National’s ‘Patriotic Ecology’”, in Bernhard Forchtner (dir.), The Far Right and the Environment : Politics, Discourse and Communication, Londres, Routledge, 2020, pp. 67-78.
- Stella Schaller et Alexander Carius, Convenient Truths : Mapping Climate Agendas of Right-Wing Populist Parties in Europe, Berlin, Adelphi, 2019.
- Helena Horton, « ‘It’s an existential moment’ : Greens take on Reform in fight for fed-up voters », The Guardian, 29 avril 2025 et « Crise énergétique : … Yannick Jadot propose ‘un pacte de patriotisme écologique‘ », franceinfo, 31 août 2022.
- Arsenio Cuenca et Jaime Caro, « Dark Shadows under the Ivory Tower : An Approach to Elon Musk’s Ideology », Journal of Illiberalism Studies, vol. 4, n°3, 2024, pp. 161-180.
- Stéphane François, L’écologie politique. Une vision du monde réactionnaire ?, Paris, Cerf, 2012, p. 73.
- Ibid., p. 74.
- Jean Jacob, L’Antimondialisation. Aspects méconnus d’une nébuleuse, Paris, Berg International, 2006.
- Stéphane François, L’écologie politique, op. cit.
- Johann Chapoutot, « Nazisme, environnement, écologie », La Pensée écologique, vol. 4, n°2, 2019, pp. 26-30.
- Janet Biehl et Peter Staudenmaier, Ecofascism : Lessons from the German Experience, Édimbourg, AK Press, 1995.
- Patrick Moreau, « “Socialisme” national contre hitlérisme : le cas Otto Strasser », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, vol. 16, n°3, 1984, pp. 485-498.
- Stéphane François, Les Verts-bruns. L’écologie de l’extrême droite française, Lormont, Le Bord de l’eau, 2022.
- Alain de Benoist, Les idées à l’endroit, Paris, Libres-Hallier, 1979.
- Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle Droite. Jalons d’une analyse critique, Paris, Descartes & Cie, 1994.
- Stéphane François, « La Nouvelle Droite et l’écologie : une écologie néopaïenne ? », Parlement[s]. Revue d’histoire politique, n°12, 2009, pp. 132-143. Sur la « révolution conservatrice », voir, dans cette même série, « Le déclin de l’Occident ».
- Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon, La Poudrière, Paris, Grasset, 2020.
- Imogen Richards, « Far-right politics, environmental crisis and the question of ‘eco-fascism’ », in Denis Suljic et Emma Allen (dir.), Exploring Trends and Research in Countering and Preventing Extremism and Violent Extremism, Hedayah, 2023, pp. 69-78.
- Graham Macklin, « The Extreme Right, Climate Change and Terrorism », Terrorism and Political Violence, vol. 34, n°5, 2022, pp. 979-996.
- « Vox quiere derogar el Pacto Verde y desmontar la Agenda 2030 », voxespana.es, 4 juin 2024.
- Camil Ungureanu et Lucia Alexandra Popartan, « The Green, Green Grass of the Nation : A New Far-Right Ecology in Spain », Political Geography, vol. 108, 2024.
- Balša Lubarda, op. cit.
- Salomi Boukala et Eirini Tountasaki, op. cit.
- Assemblée nationale, XVe législature, session ordinaire de 2017-2018, deuxième séance du mardi 19 juin 2018, compte rendu intégral.
- Giorgia Meloni, « L’ecologia è un elemento fondamentale dell’identità politica dei conservatori », fratelli-italia.it, 4 juin 2021.