Il s’agit de la troisième série de discussions depuis le début de la fin février. Les deux précédents cycles ont impliqué les ambassadeurs des deux pays aux États-Unis, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et Donald Trump, les 14 et 23 avril.
Aucune réunion directe entre les deux pays n’avait eu lieu depuis 1993.
- Les pourparlers ont permis d’aboutir à l’annonce le 16 avril d’un cessez-le-feu, initialement prévu pour une durée de 10 jours, puis finalement prolongé pour 3 semaines le 23 avril.
- Or, depuis son entrée en vigueur il y a presque un mois, l’armée israélienne continue de frapper régulièrement le Sud du territoire libanais.
- La semaine dernière, Tsahal a frappé la banlieue Sud de Beyrouth, contrôlée par le Hezbollah, et revendique avoir tué le commandant de la force Radwan du groupe, Ahmed Ali Balout.
Des responsables de l’armée israélienne devraient pour la première fois participer aux discussions diplomatiques aujourd’hui. Selon un responsable de Tsahal, l’objectif est d’aborder la question de « mesures plus concrètes » visant à désarmer le Hezbollah.
- Côté libanais, la délégation sera menée par l’ancien ambassadeur du pays à Washington, Simon Karam.
- Celui-ci avait déjà été choisi par le président Aoun pour représenter Beyrouth lors des réunions de la commission de surveillance du cessez-le-feu de novembre 2024.
- Karam devrait exiger que le cessez-le-feu soit respecté avant d’engager des discussions sur le désarmement du Hezbollah, le retrait israélien du Liban, la libération des prisonniers et la reconstruction du pays.
Dans une lettre signée mardi 12 mai par son dirigeant, Naïm Qassem, le Hezbollah a appelé Beyrouth à annuler les pourparlers, affirmant que des discussions directes avec Israël constituaient des « concessions de la part des autorités libanaises ». Le groupe continue de tirer régulièrement des roquettes et des drones sur le territoire israélien.
- Les discussions en cours entre Israël et le Liban restent étroitement liées au processus diplomatique visant à mettre fin à la guerre en Iran.
Plus de 1,2 million de personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons au Liban, et près de 2 900 personnes ont été tuées depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé libanais.