L’armée russe a progressé de 1 km² par jour en moyenne au cours du mois de juillet (31 km²), selon les données du groupe d’analystes ukrainiens Deep State. Le rythme d’avancée de Moscou en Ukraine s’est ainsi effondré de près de 95 % en glissement annuel.

Au premier semestre, la progression russe a connu un recul de près de 60 %.

  • Ces chiffres confirment les analyses de plusieurs observateurs, qui estiment que la masse et la sophistication des drones ukrainiens ont virtuellement rendu toute offensive majeure impossible.
  • De plus, les frappes ukrainiennes en profondeur compliquent l’approvisionnement des troupes sur la ligne de front, créant des pénuries de carburant, notamment d’essence, qui est essentielle au fonctionnement des générateurs.
  • Des sources ukrainiennes notent également que la qualité, et notamment le niveau de format des nouvelles recrues russes continue de diminuer, ce qui réduit les capacités du commandement à lancer des opérations complexes 1.

L’objectif russe de s’emparer d’ici la fin de l’été des bastions de Kramatorsk et de Sloviansk, dans l’oblast de Donetsk, semble d’ores et déjà intenable. L’offensive de printemps-été – qui a été 16 fois plus lente cette année qu’en 2025, selon l’Institute for the Study of War – ne devrait ainsi pas conduire à une victoire majeure pour Moscou cette année. 

  • Selon les données de Deep State, c’est généralement en novembre et en décembre que l’armée russe progresse le plus : respectivement 618 km² et 420 km² en moyenne en 2024-2025. 
  • Or, il semble peu probable que l’armée russe soit en mesure de tirer profit de conditions météorologiques plus favorables, étant donné son incapacité à contrer les drones ukrainiens.
  • La neige, la pluie et le brouillard, qui limitent les capacités des drones, pourraient offrir des ouvertures aux troupes russes. Ces fenêtres d’opportunité seront toutefois localisées et ne devraient pas permettre de percées significatives.

Ces derniers jours, Moscou a intensifié ses efforts offensifs dans le nord de l’oblast de Kharkiv, notamment dans le secteur de Volchansk, ainsi que dans la région voisine de Soumy. Depuis plusieurs semaines, la Russie cible systématiquement les stations-service dans le nord-est du pays, notamment sur l’autoroute qui relie Poltava à Kharkiv, l’un des principaux axes logistiques de la région vers Kiev.