Paris. Le 8 mars a lieu la Journée internationale des femmes. L’occasion de faire un bilan.

  • Un mouvement multiforme et international : dans un contexte d’antiféminisme affiché chez des dirigeants comme Trump et Bolsonaro, la “marche des femmes” a été reprise dans plusieurs pays. Les luttes féministes peuvent en recouper d’autres, comme la défense de l’environnement : le cas de la défense de territoires indigènes en Amérique latine est un bon exemple.1
  • Le procès Weinstein, un verdict à l’échelle pertinente. Le procès du producteur vient de s’achever New York. Le mouvement #MeToo parti de l’affaire Weinstein a été une étape importante de la lutte contre les violences faites aux femmes au niveau international, s’appuyant sur les réseaux sociaux : peut-on désormais parler d’“internationale féministe” ?     
  • L’Europe, une chance pour les femmes ? On sait parler des échecs de l’Europe mieux que de ses réussites. C’est vrai notamment en matière de droits des femmes, et ce bien que l’Union, depuis ses débuts, ait été pionnière en la matière.2‘U
Femmes cheffes d'Etat ou de gouvernement dans les Etats de l'UE et hors-UE

Nota bene : Le 8 mars est un jour férié officiel dans plusieurs pays d’Asie, d’Europe de l’Est et d’Afrique, dont l’Angola, le Cameroun et l’Ouganda. Héritage des mouvements socialistes et communistes, la carte des pays où la Journée est fériée recoupe exactement celle de l’ancien bloc soviétique.

Sources
  1. RIVERA Lucia, Pour une défense intersectionnelle du territoire : le féminisme communautaire en Amérique latine, Le Grand Continent, 24 octobre 2019
  2. BRIATTE Anne-Laure, GUBIN Eliane, THEBAUD François, L’Europe, une chance pour les femmes ?, 21 mai 2019