« Dès sa soutenance de thèse en 1938, Aron affirmait que les démocraties pouvaient triompher… »
Le réalisme n’est pas l’esprit de défaite — une conversation de fond sur Raymond Aron avec l’une de ses principales spécialistes, Perrine Simon-Nahum.
« Dès sa soutenance de thèse en 1938, Aron affirmait que les démocraties pouvaient triompher… »
Le réalisme n’est pas l’esprit de défaite — une conversation de fond sur Raymond Aron avec l’une de ses principales spécialistes, Perrine Simon-Nahum.
« Nous ne sommes pas les otages des circonstances, mais les acteurs d’un processus historique »
Alors que les autocraties semblent l’emporter de toute part, comment renverser la tendance et réactiver l’énergie démocratique ?
Afin d’y répondre, Simon Kuper a interrogé la Prix Nobel de la Paix Oleksandra Matviïtchouk, la leader de l’opposition au Bélarus Sviatlana Tsikhanouskaya, la vice-présidente espagnole Yolanda Díaz, le secrétaire général du Conseil de l’Europe Alain Berset et le philosophe Philip Pettit.
Dans la tenaille formée par Poutine et Trump, l’Union cherche la voie de l’autonomie stratégique.
Mais a-t-elle seulement le temps de réfléchir à long terme ?
Lors du panel d’ouverture du Sommet Grand Continent, nous avons demandé à cinq voix qui marquent notre temps d’esquisser une feuille de route.
Nous savons que nous sommes mortels — c’est précisément pour cela qu’il faut croire que nous sommes capables de construire un futur meilleur.
Ce matin du 25 décembre, dans une année incertaine, parfois monstrueuse, nous publions la leçon radicalement et paradoxalement énergisante de Paul Valéry sur l’Europe.
Khrouchtchev aurait dit un jour à Nixon : « Si les gens pensent qu’il y a une rivière invisible, ne leur dites pas qu’elle n’existe pas. Construisez un pont invisible. »
Lors du Sommet Grand Continent, nous avons invité cinq écrivains contemporains à se pencher sur cette parabole.
La prophétie et l’apocalypse sont des genres littéraires anciens, éprouvés, souvent assez risqués.
Le conseiller du Vatican pour l’IA Paolo Benanti a lu pour nous le dernier texte de Peter Thiel.
Le fondateur de Palantir y parle d’Antéchrist, d’Armageddon, de Francis Bacon et du manga One Piece — mais il décrit en négatif son programme violent de prise de contrôle de toutes les structures du pouvoir.
Prononcé lors du premier congrès international des écrivains pour la défense de la culture, ce discours est l’une des pièces maîtresses de l’œuvre de l’un des plus grands dramaturges et poètes du XXe siècle.
Il se pose — et il nous pose — toujours la même question.
« L’indignation existe, l’adversaire est désigné. Mais comment le vaincre ? »
Alors que le mouvement trumpiste se fracture sous l’effet de clivages de plus en plus radicaux — une frange pour laquelle l’antisémitisme est un levier de conquête du pouvoir s’y imposant —, le vice-président américain cherche à trouver un équilibre.
Mais sur quelles bases est-il possible de réunir des partisans d’Hitler avec les héritiers de Reagan ?
Nous le traduisons.
Le fondateur de Blackwater veut remettre à l’ordre du jour le colonialisme et les corsaires — mais avec des vraies armes, des drones, de l’IA.
Présent en Afghanistan — où il voulait un « vice-roi » qui réponde directement au président des États-Unis — en Ukraine, en Libye, en République démocratique du Congo, en Équateur et au Venezuela, Erik Prince est beaucoup plus que le Prigojine de Trump.
Son dispositif est central dans la stratégie de renversement impérial à Washington. Il est urgent de le connaître.
« Nous reconstruirons tout ce que la guerre a détruit, peut-être sur des bases plus solides et de façon plus durable qu’auparavant. »
En 1915, dans un essai lumineux, écrit avec force « contre son propre pessimisme », Sigmund Freud offre un viatique contre le sentiment de la perte et du vertige.
Un texte introduit et commenté par Élisabeth Roudinesco qu’il est urgent de relire alors que notre Annus Monstruosus touche à sa fin.