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«  La Roumanie honnête  »  : la devise de la campagne de Nicușor Dan, résonne avec une rhétorique dégagiste, opposée à l’establishment corrompu du pays — mais le maire de Bucarest présente un profil unique et une stratégie subtile.

En évitant de prendre parti sur des sujets de société clivants, il propose de nettoyer la Roumanie à l’image de ce qu’il cherche à faire depuis plus de dix ans dans sa capitale.

Ce brillant mathématicien francophone, ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm — opposé à Trump et à Poutine — peut-il faire le poids face au complotisme sous stéroïdes de George Simion  ?

Un portrait en six points.

Avec plus 40  % des voix, George Simion est largement arrivé en tête au premier tour de la présidentielle roumaine — il pourrait l’emporter au second tour.

À la tête d’un mouvement profondément complotiste, farouchement orthodoxe, militant pour l’annexion de la Moldavie et ayant plusieurs fois appelé à la violence politique, ce soutien indéfectible de Călin Georgescu est devenu le nouvel homme fort de l’extrême droite roumaine.

Mais, c’est dans la période pandémique qu’il faut trouver la source de son offre politique qu’il définissait lui-même en 2020 de «  radicale  ».

Encore méconnu en Europe, nous avons voulu vous le présenter à partir de 10 phrases choc.

Le monde regarde avec attention les Roumains revoter.

Après l’annulation historique de la présidentielle à la suite des ingérences russes, le candidat de Musk et Poutine, Călin Georgescu, est définitivement hors jeu.

Mais son influence plane — et propulsera très probablement l’extrême-droite de George Simion en tête du premier tour — dans une élection où, Trump — dont le fils a apporté son soutien a l’un des candidats — n’est pas loin.

Demain se clôturent officiellement les candidatures pour la présidentielle polonaise.

Pour que le Premier ministre libéral Donald Tusk réussisse son pari, il a absolument besoin que son champion, le maire de Varsovie Rafał Trzaskowski, favori des sondages, gagne au printemps contre celui du PiS — le discret Karol Nawrocki.

Mais un troisième homme, un masculiniste, star de TikTok et Musk-compatible, leader du parti d’extrême-droite Confédération, pourrait créer la surprise — et peut-être bloquer la Pologne.

Des liasses de dollars cachés sous le parquet, des transactions crypto. Des hommes de l’ombre et des icônes de TikTok. Des légionnaires solidement armés, des propagandistes qui incitent à la «  haine des juifs  », des influenceurs masculinistes qui disent qu’il faut «  violer les femmes  ».

Entre l’Église orthodoxe et le révisionnisme fasciste — partout la main de Moscou et depuis quelques semaines une ingérence de plus en plus bruyante  : celle d’Elon Musk et de la Maison-Blanche.

Pour la première fois, nous retraçons d’une manière systématique la trajectoire des hommes clefs de la phalange que Georgescu cherche à mobiliser pour prendre la Roumanie.

La semaine dernière, Donald Trump a, une fois encore, mieux performé lors de l’élection présidentielle par rapport aux prédictions des sondages.

Pour tirer les enseignements de la deuxième victoire Trump et saisir les évolutions sous-jacentes qui bouleversent les structures de l’électorat américain depuis 2016, il faut repartir des données électorales.

«  Trump offre avec Elon Musk et ses innovations technologiques futuristes une perspective de prise de pouvoir mondial aux chrétiens blancs — tout en collaborant avec Poutine, qu’il considère comme un allié.  »

Après la nette défaite de Harris, la gauche américaine doit se réinventer face à l’hégémonie d’une nouvelle formule politique portée par Trump — mais comment  ? Nous faisons le point avec Patrick Weil (Le président est-il devenu fou  ?, Grasset, 2022).