Économie

Long format

Washington a une obsession  : gagner la guerre technologique avec ses propres ressources.

En développant une stratégie de réduction des risques, l’Union est plus prudente.

Mais ces deux stratégies pourraient être vouées à l’échec  : la domination chinoise dans le domaine des minéraux critiques est tout simplement trop importante.

En repartant de ce constat, une politique réaliste doit savoir articuler résilience et asymétrie.

«  La science économique a cessé d’étudier l’économie.  »

À partir de cette affirmation, l’historien du capitalisme Jonathan Levy cherche à redéfinir cette discipline non pas à partir d’une méthode, mais d’un sujet.

En relisant Veblen, Fischer et Keynes — mais aussi Freud et Wittgenstein — il construit une définition de l’économie capitaliste qui remet au centre le concept de stock.

Pour comprendre son ambitieux projet de refondation théorique, nous l’avons rencontré.

Cet automne, le gouvernement français pourrait encore tomber faute de budget — dans un contexte économique de plus en plus difficile.

Un tel blocage n’a pourtant rien d’irréversible.

Dans les années 1990, le Canada et la Suède ont tous les deux fait face à des redressements budgétaires drastiques sans entraîner de crise sociale ou politique.

Leur histoire peut fournir un cas d’étude important — dont devrait s’inspirer la technocratie française.

On en a peu parlé en Europe, mais une question agite en ce moment le monde de l’IA  : qu’est donc allé faire le PDG de NVIDIA en Chine  ?

En pleine guerre commerciale, les visites de «  Jensen  » entre Pékin et Washington servent-elles à maintenir ouvert le canal de la mondialisation  ?

Pour comprendre le sens de sa «  mission  », il faut saisir la relation que le fondateur de l’entreprise la plus capitalisée au monde entretient avec le futur de l’IA et sa vision du capitalisme politique.

Une enquête signée Aresu.

La Russie est-elle sur le point de céder  ?

Selon l’envoyé spécial de l’Union pour les sanctions, tous les indicateurs de Moscou sont au rouge — le moment est propice pour augmenter la pression sur le régime de Poutine.

Alors que les 27 pourraient adopter un 18e train de sanctions, nous le rencontrons.

Dans une lettre au ton pompeux qui peine à cacher sa brutalité — et qui traite inopinément l’Union européenne de pays — le président américain a annoncé vouloir mettre les mains dans les poches des Européens, en imposant des tarifs de 10 points supérieurs à ceux qu’il avait annoncés lors du Liberation Day.

L’Union «  se tient prête à continuer à travailler à un accord  » — face à cet échec, ne devrait-elle pas changer de stratégie  ?

Nous traduisons et commentons ligne à ligne ce texte important.

«  L’urgence aujourd’hui pour renforcer l’euro est d’attirer les investissements privés  : plus vous attirez d’investissements privés, plus le marché s’élargit et plus il y a de transactions en euros.  »

Pour le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, l’Union a une carte essentielle à jouer face à Trump  : dans notre marché unique, on respecte l’État de droit.

Plus prévisible, mieux préparée, l’Europe peut attirer les investisseurs — à condition qu’elle parvienne à retrouver la croissance.

La Fed est-elle le dernier rempart contre la destruction de l’État de droit en Amérique  ?

La théorie de l’exécutif unitaire déployée par l’administration Trump cherche à reprendre le contrôle sur les agences — dont l’indépendance garantit pourtant l’efficacité.

L’Union propose un autre modèle.

Pour Daniel Segoin, la responsabilité devant le juge de la Banque centrale européenne est un moyen de préserver aussi bien sa légitimité politique que la stabilité monétaire et l’attractivité économique.