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«  Homme plume  », libéral sans attaches et voyageur labile, Mario Vargas Lllosa n’a jamais cessé de promener sa plume. Au moment où paraît son dernier roman, Le dedico mi silencio, Albert Bensoussan, traducteur de son œuvre depuis 1974, dessine le portrait de l’un des plus grands romanciers de notre temps.

Depuis quelques années, les romans de Patrick Modiano se font de plus en plus courts. La Danseuse ne fait pas exception. La danse, comme discipline, permet de saisir les raisons de cet effacement progressif.

En 1972, Pier Paolo Pasolini a commencé à écrire Petrolio, qui parut vingt ans plus tard, de façon posthume. Dans cet essai, Dominique Saatdjian cherche à saisir ce que la conception et la formalisation de ce texte nous dit de l’entremêlement chez Pasolini de la poétique et de la politique. En son cœur se pose une question  : comment se confronter à la vérité  ?

«  Comment se libère-t-on d’un mensonge  ?  » Meeresbrise, dernier roman de l’écrivaine autrichienne Carolina Schutti, est l’histoire enchanteresse d’un désenchantement. Une jeune narratrice s’éveille peu à peu de la fiction à la fois merveilleuse et malheureuse dans laquelle elle a grandi et fait l’épreuve de son «  entrée dans le monde  ».

«  Je suis celle qui raconte cette histoire. Elle ressemble à un gant retourné. Quelqu’un a dû l’enlever dans la précipitation, peut-être en fuite. Il gît sur la neige, à l’envers.  » Troisième volet d’un cycle de romans sur la guerre, la fuite et les déplacements forcés, Die Verwandelten (Les Métamorphosées) de l’écrivaine allemande Ulrike Draesner fait entendre des voix de femmes captivantes à travers trois générations, toutes liées les unes aux autres par les violences du 20e siècle.

De Charles Quint à Kim Jong-un en passant par Louis XIV — pourquoi ceux qui gouvernent ont-ils besoin de se voir  ?

Sur la période qui s’étend de 1494 à 1788, Jean-Marie Le Gall a recensé plus de 3 340 rencontres au sommet. Dans un ouvrage co-écrit avec Claude Michaud, il déploie une vaste enquête quantitative et qualitative sur la structuration d’une République princière européenne. Battant en brèche les soubresauts juridico-diplomatiques d’un ordre plat entre souverains issu du mythe westphalien, il invite à entrer dans une réalité complexe au prisme de la confiance.

Dans son premier roman, Pour Séka, la jeune autrice d’origine bosniaque Mina Hava livre un grand récit sur la guerre de Bosnie, la vie de travailleurs immigrés yougoslaves en Suisse et le désir d’inscrire son propre destin dans la grande Histoire pour y trouver un sens et sa place.