Arts

Imaginaires politiques, représentations fondamentales, montages et visions artistiques

Long format

«  Les cauchemars de Lovecraft, les visions de Philip K. Dick et les mathématiques terrifiantes de Hilbert — dissous dans cet espace infernal que nous appelons Internet — ont fini par devenir quelque chose qui ressemble à notre monde. Ou pire, qui l’est.  » — Roberto Calasso

Il y a cent soixante ans, Dostoïevski racontait cette histoire extraordinaire.

Dans un passage de Saint-Pétersbourg, un fonctionnaire de l’Empire se fait avaler par un crocodile.

Depuis le ventre de ce nouveau Léviathan, il imagine, entre délire et fantasmagorie, une nouvelle société — la nôtre  ?

Pour Noël, le Grand Continent vous offre la lecture de ce délicieux petit conte injustement trop méconnu en France.

En Italie, L’Annivervario (Feltrinelli, 2025) a été le phénomène d’édition de l’année.
Texte bref, «  scandaleusement calme  » selon Emmanuel Carrère, il raconte une histoire grave avec une puissance d’évocation mystifiante.

Comment expliquer un tel effet  ?

Andrea Bajani, qui a repris son texte vingt-deux fois, nous confie  : «  je crois au roman comme genre qui inquiète  ».

Entretien.

En restant flou sur le cadre de l’affrontement qu’il met en scène, le film événement avec Leonardo DiCaprio risque d’être contreproductif pour la gauche.

Au pays de Donald Trump, sur la pente de l’autoritarisme, il pourrait accélérer le pire et donner à la réaction des prétextes.

Les leçons de la réception américaine du dernier Paul Thomas Anderson par un historien du nazisme.

«  Tous étaient des chevaliers de la brume, tous étaient enfermés dans une étrange, insaisissable existence en suspens, mais tout ceci n’était que l’arrière‑plan de quelque chose d’autre, quelque chose de plus fantasmagorique, de plus inexplicable, de plus indéchiffrable que tout ce qui existait sur la terre d’Europe centrale.  »