Arts

Imaginaires politiques, représentations fondamentales, montages et visions artistiques

La pierre de folie

Amériques
Long format

Il y a cent soixante ans, Dostoïevski racontait cette histoire extraordinaire.

Dans un passage de Saint-Pétersbourg, un fonctionnaire de l’Empire se fait avaler par un crocodile.

Depuis le ventre de ce nouveau Léviathan, il imagine, entre délire et fantasmagorie, une nouvelle société — la nôtre  ?

Pour Noël, le Grand Continent vous offre la lecture de ce délicieux petit conte injustement trop méconnu en France.

En Italie, L’Annivervario (Feltrinelli, 2025) a été le phénomène d’édition de l’année.
Texte bref, «  scandaleusement calme  » selon Emmanuel Carrère, il raconte une histoire grave avec une puissance d’évocation mystifiante.

Comment expliquer un tel effet  ?

Andrea Bajani, qui a repris son texte vingt-deux fois, nous confie  : «  je crois au roman comme genre qui inquiète  ».

Entretien.

En restant flou sur le cadre de l’affrontement qu’il met en scène, le film événement avec Leonardo DiCaprio risque d’être contreproductif pour la gauche.

Au pays de Donald Trump, sur la pente de l’autoritarisme, il pourrait accélérer le pire et donner à la réaction des prétextes.

Les leçons de la réception américaine du dernier Paul Thomas Anderson par un historien du nazisme.

«  Tous étaient des chevaliers de la brume, tous étaient enfermés dans une étrange, insaisissable existence en suspens, mais tout ceci n’était que l’arrière‑plan de quelque chose d’autre, quelque chose de plus fantasmagorique, de plus inexplicable, de plus indéchiffrable que tout ce qui existait sur la terre d’Europe centrale.  »

Pour «  son œuvre fascinante et visionnaire qui, au milieu d’une terreur apocalyptique, réaffirme le pouvoir de l’art  », le jury du comité Nobel a honoré l’écrivain hongrois de 71 ans.

Le style et le rythme uniques de László Krasznahorkai sont impossibles à décrire.

Nous avons demandé à l’un de ses lecteurs les plus chevronnés d’essayer.

Il signe un portrait.

«  À une époque, nous avions pensé acheter ce qu’on appelle un fundo en Patagonie, une sorte de petit domaine. Si seulement nous l’avions fait…  »

À la fin des années 1990, l’ancien Haut Représentant Josep Borrell a découvert le bout du monde.

Pendant de longues marches à travers les pics enneigés, le long des lacs «  vert émeraude  », il se remémore et nous conte les histoires cachées de ce théâtre de pierre et d’eau — vertigineuses et tragiques.

Pour nous parler du rôle de Berlin dans la circulation des idées et des œuvres — et de l’influence de la ville sur son propre travail — la sociologue Gisèle Sapiro a voulu faire une escale inattendue.

Nous la suivons dans les foires du livre, les maisons d’éditions, les institutions académiques nichées dans la forêt, où l’on déjeune au bord d’un lac, après un séminaire de recherche.

Un itinéraire mondial qui nous ramène, toujours, à Alexanderplatz.