Résultat pour : trump


Face aux tarifs de Trump, Claudia Sheinbaum et Justin Trudeau ont peut-être gagné la première manche, mais la crise sur le continent nord américain est durablement installée. Un fragile couvercle a été posé sur la guerre commerciale — quand explosera-t-elle  ?

Avec León Krauze, nous explorons plusieurs scénarios sur la guerre des tarifs en Amérique et ses répercussions politiques.

Derrière le méga-projet immobilier de Trump à Gaza qui implique de «  nettoyer  » l’enclave des Palestiniens, il y a la pseudo-théorie «  formaliste  » du prophète des Lumières noires, Curtis Yarvin. Pour lui, il faudrait aller plus loin  : faire de «  GAZA  » une ville-entreprise, dont les actions pourraient s’échanger sur les bourses mondiales.

Nous le traduisons, le contextualisons et le commentons.

Aujourd’hui, le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba doit rencontrer Trump pour la première fois. Il est le deuxième chef de gouvernement à se rendre à Washington depuis le 20 janvier, après Netanyahou. Cette rencontre constitue à bien des égards un «  test  » de la capacité des dirigeants étrangers à engager avec le président américain — sur l’année 2024, Tokyo a enregistré un excédent commercial avec les États-Unis de près de 70 milliards de dollars.

Le nouveau groupe européen d’extrême droite «  Patriotes pour l’Europe  » (PfE), fort de ses 86 députés élus en juin 2024, organise à partir d’aujourd’hui à Madrid un sommet MEGA («  Make Europe Great Again  ») qui s’achèvera demain, samedi 8 février. Le dirigeant hongrois Viktor Orbán ainsi que la présidente du groupe Rassemblement National au parlement français Marine Le Pen figurent parmi les participants.

En réponse à la décision de Donald Trump d’imposer des droits de douanes de 10  % sur l’ensemble des importations chinoises, la Chine a annoncé une série de mesures ciblées, notamment des droits de douane supplémentaires de 10  % sur le pétrole et l’ouverture d’une enquête antitrust contre Google.

En étudiant des tendances lourdes et des signaux faibles moins visibles, émerge une stratégie du président du Parti communiste chinois autour de trois points clefs.

Depuis le 20 janvier, les États-Unis continuent d’approvisionner l’armée ukrainienne en équipements et munitions, en rupture avec les promesses faites par Trump lors de sa campagne. Alors que l’envoyé américain pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, doit présenter la semaine prochaine à Munich le «  plan  » de Trump pour mettre fin à la guerre, les contours de celui-ci se dessinent clairement. En échange de la survie de l’État ukrainien, le président américain veut exploiter les ressources naturelles du pays.

Pour gouverner les États-Unis et rester au pouvoir, Donald Trump a besoin de mettre en scène un rituel sacrificiel continu  : détruire l’Amérique et les Américains. Cette nouvelle politique n’a pas de stratégie. Elle ne cherche aucune fin. Elle absorbe toute forme d’opposition.

Ian Garner forge un concept pour saisir ce vertige  : la destruction spectaculaire.

Ces dernières semaines, plusieurs pays de la région indo-pacifique ont pris diverses mesures et initiatives dans le domaine du commerce et des migrations dans ce qui semble être un effort visant à «  apaiser  » Donald Trump. En annonçant baisser leurs droits de douane ou importer plus de produits américains, l’Inde, l’Australie, la Corée du Sud ou le Japon espèrent ainsi éviter l’éclatement d’une guerre commerciale.

Aujourd’hui, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou rencontrera Trump à la Maison-Blanche pour parler de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et de la normalisation des relations avec l’Arabie saoudite. La semaine dernière, l’envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient avait déclaré qu’il souhaitait conclure un «  large accord moyen-oriental  » susceptible de constituer la première victoire de Trump en matière de politique étrangère depuis son retour au pouvoir.

Pendant le week-end, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a donné accès aux systèmes informatiques du Trésor américain à Elon Musk et certains de ses proches.

L’homme le plus riche du monde aurait désormais à sa disposition les données financières de millions d’Américains et semble en mesure de contrôler les dépenses de l’État fédéral en bloquant ou redirigeant des paiements préalablement autorisés par les agences et départements.

Selon le prix Nobel Paul Krugman  : «  les Américains ont peut-être déjà vécu ce qui s’apparente à un coup d’État du XXIe siècle. Il n’y a peut-être pas de chars dans les rues, mais le contrôle effectif du gouvernement pourrait déjà avoir échappé aux mains des élus  ».