Résultat pour : trump


Federico Fubini en est persuadé  : dans toute sa rhétorique impériale, l’Amérique de Donald Trump a un talon d’Achille qui la rend bien plus faible qu’elle ne le paraît.

Depuis un mois cette faille est là, sous nos yeux. Personne n’en parle.

Pourtant elle explique pourquoi le président américain applique une doctrine de coercition économique encore largement méconnue — celle de son conseiller économique Stephen Miran — qui vise à éroder la souveraineté de l’Europe en ciblant le cœur même de la zone euro.

Entretien.

Y aura-t-il un partage de l’Arctique  ?

Convoitée par la Chine de Xi, revendiquée par la Russie de Poutine, la pression sur la région est remontée d’un cran depuis l’investiture du président américain.

Dans une étude extrêmement fouillée, Klaus Dodds revient sur les raisons qui pourraient pousser l’administration Trump à consacrer une part importante de sa politique étrangère au Groenland.

En amont du troisième anniversaire du lancement de l’invasion russe, les États-Unis de Donald Trump refusent désormais de qualifier la Russie d’agresseur — l’unité occidentale qui avait conduit la réponse à l’invasion du février 2022 n’est plus.

Comment en est-on arrivé là  ?

Au cours des dix derniers jours, le président américain a fait voler en éclats le positionnement américain vis-à-vis de la Russie de ses prédécesseurs — démocrates comme républicains — en marquant un tournant absolument inédit dans l’histoire américaine.

L’alignement entre le Kremlin et les États-Unis de Donald Trump devient de plus en plus total et pourrait donner lieu à une victoire diplomatique décisive de Vladimir Poutine.

Mais un signal faible clef montre l’extrême fragilité de l’économie russe après trois ans de guerre.

Le maintien de la pression pourrait changer la donne en faveur de l’Ukraine.

Production industrielle, pacte budgétaire, simplification  : menacée par le nouvel alignement des Empires entre Washington et Moscou, l’Europe doit rapidement préparer les instruments de sa survie.

Au cœur du dispositif de la Commission pour restructurer l’arsenal de l’Union, le Letton Valdis Dombrovskis lance un appel  : «  nous ne devons pas nous dénigrer nous-mêmes — ni permettre aux autres de le faire.  »

À la tête du pays le plus sanctionné au monde et alors que la nouvelle administration américaine semble se plier à toutes ses demandes, le maître du Kremlin met en scène son retour sur la scène internationale

Dans son dernier grand entretien, Vladimir Poutine annonce une nouvelle réalité  : le partage de l’Ukraine marquera le retour du temps des Empires — la «  normalisation  » avec Washington marquera la vassalisation définitive du continent.

L’analyse des 72 décrets signés par Donald Trump depuis le 20 janvier permet de comprendre l’ampleur de son projet  : le président républicain s’est principalement concentré sur le démantèlement de l’État fédéral, la dérégulation et les guerres culturelles (lutte contre les politiques DEI, l’identité de genre, l’équité). L’économie et l’inflation, pourtant au cœur de sa campagne, ont jusqu’à présent fait l’objet d’une seule mesure exécutive — qui ne vise pas à baisser le coût de la vie.

De la nomination de l’antivax Robert F. Kennedy Jr. à la tête du ministère de la santé en passant par le retrait de l’OMS et la suppression d’USAID par Elon Musk, les États-Unis de Donald Trump sont en train de mettre gravement en danger la santé de millions de personnes à l’échelle mondiale.

Dans une étude fouillée, Louis-Charles Viossat passe en revue le bilan d’un mois d’action systématique depuis l’investiture du président américain pour saper les fondements de la protection sanitaire mondiale.

Trente jours après son entrée à la Maison Blanche, la cote de popularité de Trump s’arrête à 46,6  %.

Le pays reste toutefois fortement polarisé  : un socle dur de 34  % des personnes interrogées dit soutenir la plupart de ses politiques alors que 24  % des Américains aucune.

La politique d’expansion territoriale du président américain obtient des résultats élevés au sein du parti Républicain  : 72  % se dit favorable à l’annexion du canal de Panama, 57  % du Groenland, 42  % du Canada et 34  % de Gaza.

«  Un dictateur sans élections, Zelensky ferait mieux d’agir vite — ou il n’aura plus de pays.  »

Dans un message posté mercredi 19 février sur son réseau social, le président américain a accusé l’Ukraine d’avoir déclenché la guerre d’agression qu’elle subit de la part de la Russie de Poutine. C’est à ce jour la prise de position la plus agressive de Donald Trump contre Kiev.

En pleine négociations avec Moscou sur la fin de la guerre, une condition russe, légitimée par Washington, semble émerger  : l’éviction de Volodymyr Zelensky.