Le 18 octobre, les sanctions de l’OMC contre l’Europe vont être mises en œuvre par les États-Unis, concernant un conflit ancien entre Airbus et Boeing. Ces sanctions n’entrent pas dans la même logique que celles relatives aux tensions sino-américaines : il s’agit plutôt d’une question microéconomique, non politique.
« Le soft power de l’Union européenne doit reposer sur la dimension déjà transnationale de la culture européenne », conversation avec Joseph Nye
Politique
Pour le théoricien du soft power, il ne faut pas sous-estimer le potentiel de l’Union européenne pendant la période qu’elle traverse.
Samedi 6 octobre, le président Trump a annoncé s’accorder avec son homologue turc sur le retrait des forces américaines de la zone frontalière turco-syrienne contrôlée par le YPG. Fortement critiqué pour cette décision, Donald Trump a envoyé des messages contradictoires par la suite mais sa position ne semble pas avoir changé. Les Turcs ont maintenant commencé leur intervention, nommée opération « source de paix », pour mettre en place un plan longtemps soutenu par Erdoğan : repousser le YPG en créant une zone de sécurité et y relocaliser les Syriens réfugiés actuellement en Turquie.
Tassement de la croissance, incertitudes fortes du secteur bancaire et financier : quelles marges de manœuvre pour Pékin ?
Asie OrientaleAu lendemain des célébrations des 70 ans de la République populaire de Chine et de son affirmation de toute puissance, un regard sur l’économie chinoise, plus précisément les secteurs financier et bancaire, permet de comprendre des limites de Pékin. Les exportations chinoises n’augmentent plus, sa croissance se tasse, les effets de la guerre commerciale avec Washington sont bien présents et l’endettement s’accroît paradoxalement avec le projet phare Belt and Road Initiative (BRI), d’internationalisation de l’influence et de l’économie chinoise. Le monde financier et bancaire chinois est en phase de recomposition.
Le conflit Airbus-Boeing devant les tribunaux de l’OMC : de la concurrence stratégique à la guerre commerciale
DroitL’OMC a jugé que l’Union a illégalement subventionné les activités d’Airbus afin d’aider le constructeur européen dans le duel industriel qui l’oppose à son principal concurrent américain Boeing. Suite à cette décision, le bureau du United States Trade Representative (USTR) a annoncé que des tarifs douaniers seraient instaurés sur 7,5 milliards de dollars de biens importés depuis l’Union. Si cette initiative américaine de taxer les produits européens fait resurgir le spectre d’une nouvelle guerre commerciale, le but premier des Etats-Unis semble être de parvenir à négocier un accord commercial avec l’Union.
Pour comprendre le populisme, il faut partir de la notion de style. L’introduction signée Gressani de notre dernier livre explique comment.
Dans son dernier livre, Marion Van Renterghem compile trente ans de souvenirs et de portraits européens en tant que journaliste. Elle nous livre aujourd’hui son sentiment sur cette période, qu’elle décrit comme un lent passage de l’euphorie à la lassitude, sans toutefois effacer la vitalité des figures qu’elle a croisées.
Le problème des fake news et leur impact politique occupent une place de plus en plus centrale dans le débat sur la santé de la démocratie et des médias. Une série de recherches scientifiques menées ces dernières années a permis d’en dresser un tableau précis : dans le système d’information actuel, les personnes sont de plus en plus enfermées dans des bulles, qui sont alimentées par un nombre limité de sources d’information. Ainsi, les « fausses nouvelles » seraient l’effet et non la cause du phénomène qui favorise la circulation des informations erronées. Serions-nous donc en train de combattre un effet et non une cause ? Cet enjeu contemporain, qui pose des problèmes fondamentaux de nature politique, trouverait plutôt sa source dans la radicalisation progressive de la société.
Pour la philosophe Barbara Cassin, comprendre l’Europe, c’est comprendre le langage de l’Europe.