Résultat pour : trump


Aujourd’hui, samedi 10 mai, pour la première fois depuis le retour au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne et l’Ukraine — avec le soutien des États-Unis — ont lancé un ultimatum à la Russie pour la mise en place d’un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à partir de lundi 12 mai. En cas de refus de la part du Kremlin, de nouvelles sanctions visant notamment le secteur énergétique et financier devraient être imposées à Moscou.

En marge de la parade militaire et de l’agitation du Jour de la Victoire, célébré aujourd’hui, vendredi 9 mai, en Russie, la réception par Poutine d’une vingtaine de dirigeants étrangers a également constitué l’occasion pour ces derniers de témoigner de leur reconnaissance envers le président russe.

À travers ces prises de parole, Poutine a pu montrer qu’il disposait toujours d’alliés. Probablement plus que toutes les autres personnalités présentes, c’est le président chinois Xi Jinping qui a le plus été mis en avant.

Aujourd’hui, vendredi 9 mai, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont signé à Nancy un traité d’amitié très attendu. Le document prévoit, entre autres, un renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte contre les cyberattaques, les ingérences étrangères, et «  ouvre la possibilité d’une coopération  » en matière de dissuasion nucléaire.

Pour Varsovie, c’est toutefois la clause d’assistance mutuelle qui fait «  l’essence de ce traité  ».

Devant Xi, al-Sissi, Lula, Vučić et les autres, Poutine voulait une mise en scène éclatante  : celle d’un nouveau succès dans une guerre éternelle.

La guerre d’il y a quatre-vingt ans  ; celle d’aujourd’hui en Ukraine, celle de demain en Europe — celle qui ne s’arrête jamais.

Parmi les douze batailles de la Seconde Guerre mondiale de son discours, on trouvait trois villes ukrainiennes et une autre, russe, qui fait désormais partie du front — Koursk.

Nous le traduisons.

Le 9 mai, on défile en armes à Moscou — dans les pays de l’Union, on célèbre, souvent timidement, la paix et la prospérité.

Mais que fête-t-on vraiment lorsque la guerre est de retour en Europe et que l’économie est en crise  ?

Face aux nouveaux empires, Agathe Cagé et Sylvie Matelly appellent à réarmer la souveraineté européenne pour répondre aux attentes démocratiques sur le continent.

Aujourd’hui, sur la place Rouge, pour le traditionnel défilé du «  Jour de la Victoire  », Vladimir Poutine va se présenter comme le sauveur de la «  majorité mondiale  » à côté de Lula, Xi Jinping ou de son vassal Loukachenko.

Pour préparer les Russes à ce show, il a donné à la télévision un long entretien dans un pseudo-documentaire au style hollywoodien. Il y évoque sa biographie, son héritage et ses aspirations pour la Russie. Un dispositif huilé, à la Sourkov  : une mise en scène à l’intérieur de la mise en scène.

Nous le traduisons.