Résultat pour : trump


Malgré les tentatives de Donald Trump de présenter l’Ukraine comme constituant le principal obstacle à la fin du conflit, les Républicains continuent de soutenir majoritairement Kiev.

La part d’électeurs du GOP favorable à l’envoi d’armes à l’armée ukrainienne a même augmenté en un an, passant de 44 à 59  %, selon un sondage réalisé par le Ronald Reagan Institute.

Depuis des années, le président russe et sa diplomatie répètent le même refrain à qui veut l’entendre  : la Russie ne veut pas de cette guerre dans laquelle l’Occident l’a jetée  ; elle est prête à négocier à tout moment  ; le seul obstacle à la résolution du conflit vient de l’entêtement de la partie ukrainienne. Le président américain, Donald Trump, a repris ce même narratif dimanche 8 décembre sur son réseau social Truth Social.

Pourtant, à lire ses déclarations, l’approche russe se limite essentiellement à menacer tous les alliés de son adversaire de représailles et à marteler des exigences maximalistes sans jamais les faire évoluer.

D’ordinaire sous le radar, les agences de renseignement allemandes se trouvent prises aujourd’hui dans une étrange tenaille.

Alors que les menaces se multiplient — des ingérences russes au terrorisme islamiste en passant par les néonazis — elles sont soumise à la pression de Trump à l’extérieur et à celle de l’AfD à l’intérieur.

Pour Lorenzo Monfregola, le renseignement allemand pourrait être en train de prendre de plus en plus d’importance dans les luttes de pouvoir.

Sous l’impression de toute-puissance et la brutalité des deals, la maîtrise de Trump n’est qu’apparente  : derrière le spectacle de l’accélération, il y a une administration tétanisée et un pouvoir centrifuge.

Pour Rana Foroohar, qui chronique les transformations profondes de la politique américaine dans les pages du Financial Times, cette dissonance pourrait précipiter une grande crise.

Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais «  la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass  ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

Les représentants choisis par Trump pour négocier un accord de paix avec Poutine, Steve Witkoff et Jared Kushner, devraient présenter au président russe un document garantissant la reconnaissance par Washington de l’appartenance à la Russie de la Crimée et «  d’autres territoires ukrainiens occupés  » lors de leur prochain voyage à Moscou, attendu la semaine prochaine.

Le président américain a participé à 1 029 événements officiels depuis son retour au pouvoir, le 20 janvier, contre 1 688 lors de la même période durant son premier mandat.

En consacrant une part substantielle de son énergie aux affaires internationales, Donald Trump a accordé moins d’importance à la politique intérieure. Dans le même temps, le président républicain se rend plus fréquemment dans ses propriétés pour y jouer au golf.

Dans la nuit, Bloomberg a publié la transcription d’un échange confidentiel entre l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et Youri Ouchakov, l’un des principaux conseillers diplomatiques de Vladimir Poutine.

Nous traduisons et commentons ce document important, qui révèle la portée du rapprochement entre la Maison-Blanche et le Kremlin — aux dépens de l’Ukraine.