Résultat pour : poutine


Alors qu’Emmanuel Macron organise aujourd’hui, mardi 11 mars, à Paris une discussion qui réunira des chefs d’état-major et responsables militaires d’une trentaine de pays — dont la quasi-totalité de l’OTAN, à l’exclusion notable des États-Unis —, une délégation ukrainienne rencontre à Djeddah, en Arabie saoudite, les représentants envoyés par Trump pour négocier la fin de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Les discussions devraient principalement porter sur la relation bilatérale, l’accord américano-ukrainien sur les minéraux ainsi que sur la proposition ukrainienne de cessez-le-feu «  en mer et dans les airs  ».

Aujourd’hui, lundi 10 mars, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane. Une délégation ukrainienne rencontrera demain, mardi 11 mars, une délégation américaine menée par le secrétaire d’État Marco Rubio. En parallèle, deux réunions de haut niveau à Paris pourraient définir les contours d’une mission de paix une fois un accord signé.

Après la suspension du partage de renseignement et de l’aide militaire directe, la situation sur le front devient critique.

L’affrontement entre Trump et Zelensky dans le Bureau ovale a-t-il marqué un point de bascule  ? Plusieurs enquêtes d’opinion sur la France publiées aujourd’hui montrent un fort rejet de la stratégie américaine vis-à-vis de l’Ukraine.

Si presque 75  % des Français perçoivent les pays de l’Union comme des alliés, seuls 24  % considèrent encore les Américains comme tels – et 19  % comme des ennemis.

68  % des Français se disent désormais prêts à boycotter les entreprises américaines.

Rome en Amérique. Trump en César. Vance en Auguste. Musk en riche affranchi.

L’Urbs est désormais Washington — et l’Italie de Meloni, comme d’autres, est prisonnière de son statut d’État-client aux marges de l’Empire.

Vittorio Emanuele Parsi analyse un renversement et pose une question clef  : dans cette nouvelle réalité, comment trouver sa place dans l’équation  ?

Face à la violence de Poutine, devant les menaces agitées par Musk, Trump et Vance depuis la Maison-Blanche, certaines voix considèrent qu’il faudrait solder la souveraineté européenne contre une sécurité dégradée — dans une forme brutale de vassalisation heureuse.

Face à cet écueil, ceux qui ont averti avec constance les Européens de la menace russe depuis vingt ans peuvent montrer l’exemple.

En temps de troubles et d’incertitudes, il faut écouter l’Estonie.

De l’Ukraine à la Roumanie, plusieurs pays européens sont soumis à la pression commune du Kremlin et de la Maison-Blanche pour forcer un changement de régime en Europe.

Alors que l’Union s’organise et que le continent se réarme, nous posons à onze experts reconnus une question cruciale  : sous Donald Trump, les États-Unis sont-ils devenus les adversaires de l’Europe  ?

Le retour au pouvoir de Trump le 20 janvier s’est accompagné d’une vague de «  sympathie  » des électeurs républicains pour les pays autoritaires — Russie et Chine notamment. Si plus d’un cinquième ont désormais une «  opinion favorable  » du régime de Vladimir Poutine, une majorité (89  %) refuse néanmoins de qualifier, à l’instar de Trump, l’Ukraine comme étant responsable de l’invasion russe de février 2022.

Aujourd’hui, jeudi 6 mars, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré à la défense et à l’Ukraine. Il s’agit de la cinquième réunion portant sur la défense organisée au cours des quatre dernières semaines, alors que l’alignement de la Maison Blanche sur le Kremlin pousse les États membres à accroître leurs dépenses de défense.

Un nouveau paquet d’aide pour Kiev sera également à l’ordre du jour.

Moscou serait prête à faciliter le dialogue entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire de la République islamique, un pas qui pourrait contribuer à sortir Poutine de son isolement et lui redonner de l’influence dans la région après la chute de Bachar el-Assad.

Si elles étaient confirmées, ces négociations marqueraient également un écart inédit vis-à-vis du cadre diplomatique établi depuis plus de vingt ans par les pays européens. Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, les stocks d’uranium enrichi à 60  % de l’Iran pourraient alimenter jusqu’à six armes nucléaires.