Résultat pour : poutine


En Arabie saoudite, l’Ukraine et les États-Unis sont parvenus à un accord pour soumettre à la Russie une proposition de cessez-le-feu de 30 jours. Washington a également annoncé reprendre le partage de renseignement et l’aide à la défense de l’Ukraine. La balle est désormais dans le camp du Kremlin.

Nous traduisons et commentons le communiqué de Djeddah.

Dans le pays aux 400 guerres, la violence fait partie de la vie quotidienne.

Le soft power américain avait suffi à conquérir l’Europe à bas bruit — nous faisons aujourd’hui, comme le reste du monde, l’expérience de la brutalité d’une nation guerrière à l’Ouest.

Alors qu’Arte diffuse ce soir le documentaire «  L’Amérique en guerre  », nous revenons avec Pierre Haski sur l’actualité d’une histoire militaire réactivée par le tournant impérial de Trump.

Le tournant Trump a déjà un effet mesurable sur la société en Ukraine.

Alors que les pourparlers se poursuivent en Arabie saoudite, les régions et les oppositions ukrainiennes font bloc derrière Zelensky, qui continue à jouir d’une popularité élevée.

En Russie, le nouvel alignement marqué par Trump avec le Kremlin ne semble pas susciter d’engouement.

Une plongée dans les opinions en guerre en 10 points et 10 graphiques clefs.

Alors qu’Emmanuel Macron organise aujourd’hui, mardi 11 mars, à Paris une discussion qui réunira des chefs d’état-major et responsables militaires d’une trentaine de pays — dont la quasi-totalité de l’OTAN, à l’exclusion notable des États-Unis —, une délégation ukrainienne rencontre à Djeddah, en Arabie saoudite, les représentants envoyés par Trump pour négocier la fin de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Les discussions devraient principalement porter sur la relation bilatérale, l’accord américano-ukrainien sur les minéraux ainsi que sur la proposition ukrainienne de cessez-le-feu «  en mer et dans les airs  ».

Aujourd’hui, lundi 10 mars, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane. Une délégation ukrainienne rencontrera demain, mardi 11 mars, une délégation américaine menée par le secrétaire d’État Marco Rubio. En parallèle, deux réunions de haut niveau à Paris pourraient définir les contours d’une mission de paix une fois un accord signé.

Après la suspension du partage de renseignement et de l’aide militaire directe, la situation sur le front devient critique.

L’affrontement entre Trump et Zelensky dans le Bureau ovale a-t-il marqué un point de bascule  ? Plusieurs enquêtes d’opinion sur la France publiées aujourd’hui montrent un fort rejet de la stratégie américaine vis-à-vis de l’Ukraine.

Si presque 75  % des Français perçoivent les pays de l’Union comme des alliés, seuls 24  % considèrent encore les Américains comme tels – et 19  % comme des ennemis.

68  % des Français se disent désormais prêts à boycotter les entreprises américaines.

Rome en Amérique. Trump en César. Vance en Auguste. Musk en riche affranchi.

L’Urbs est désormais Washington — et l’Italie de Meloni, comme d’autres, est prisonnière de son statut d’État-client aux marges de l’Empire.

Vittorio Emanuele Parsi analyse un renversement et pose une question clef  : dans cette nouvelle réalité, comment trouver sa place dans l’équation  ?

Face à la violence de Poutine, devant les menaces agitées par Musk, Trump et Vance depuis la Maison-Blanche, certaines voix considèrent qu’il faudrait solder la souveraineté européenne contre une sécurité dégradée — dans une forme brutale de vassalisation heureuse.

Face à cet écueil, ceux qui ont averti avec constance les Européens de la menace russe depuis vingt ans peuvent montrer l’exemple.

En temps de troubles et d’incertitudes, il faut écouter l’Estonie.

De l’Ukraine à la Roumanie, plusieurs pays européens sont soumis à la pression commune du Kremlin et de la Maison-Blanche pour forcer un changement de régime en Europe.

Alors que l’Union s’organise et que le continent se réarme, nous posons à onze experts reconnus une question cruciale  : sous Donald Trump, les États-Unis sont-ils devenus les adversaires de l’Europe  ?