Résultat pour : poutine


De retour de Chine où il avait plaisanté avec Xi Jinping sur la possibilité de devenir immortel, Vladimir Poutine a prononcé à Vladivostok un discours fleuve.

Son annonce  : faire de l’Extrême-Orient russe — un territoire de 7 millions de kilomètres carrés au PIB équivalent à celui de la Bretagne — un nouvel espace de prospérité économique.

Dans un pays miné par l’inflation, il s’adressait surtout aux oligarques.

En mettant en scène lors d’une conférence de presse du chef d’État-major de l’armée russe une carte montrant les régions d’Odessa et de Mykolaïv comme faisant partie des territoires ukrainiens revendiqués par Moscou, le Kremlin pourrait avoir envoyé un signal quant à ses objectifs militaires en Ukraine.

La Chine est en train de redessiner la carte de l’Asie.

Face à Trump et à l’Europe, elle appelle à «  réformer l’ONU  ».

La séquence diplomatique de cette rentrée s’est jouée à Tianjin — loin de la capitale du spectacle trumpiste. Elle était aussi bien plus codée.

Nous avons demandé à Stéphanie Balme et Philippe Le Corre de nous aider à comprendre une déclaration historique — pour la première fois traduite et commentée ligne à ligne.

Poutine rencontre cette semaine Xi Jinping pour la 55e fois depuis 2010. Si le président russe a noué des relations de proximité avec plusieurs dirigeants au cours de ses deux décennies au pouvoir, le monde dans lequel il circule est aujourd’hui plus restreint.

Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, en raison de l’imposition de sanctions et de la délivrance en 2023 d’un mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, Poutine réalise deux fois moins de visites à l’étranger.

Xi et Poutine sont en ce moment en Chine — c’est la 55ème fois qu’ils se rencontrent.

Au-delà des textes et des déclarations, la promotion d’une amitié sans limites passe aussi par des images.

Poignées de main, toasts, sourires figés, parades militaires, pandas… nous avons documenté chacune de ces entrevues.

Ils se l’étaient juré avant l’invasion de l’Ukraine.

Rien ne pourrait se mettre en travers de leur partenariat — ni Trump, ni les guerres, ni les asymétries économiques.

Pourtant, une crainte diffuse traverse la société russe  : devenir le vassal de Pékin.

C’est un retournement.

Pour le comprendre alors que Poutine rencontre Xi pour la cinquante cinquième fois aujourd’hui, l’ancien ambassadeur et spécialiste de la relation sino-russe Pierre Andrieu dissèque l’historique d’une amitié asymétrique.

«  En fait, nous sommes pris en otages entre deux empires.  »

Dans un pays sonné par la guerre et qui se bat pour sa liberté, les voix s’élèvent  : Serhii à la radio, Oksana dans une revue intellectuelle, Anastasia dans une petite salle de théâtre ou Maria et quelques autres sur Facebook.

D’un été en Ukraine, pour prendre le pouls d’une société en guerre, Fabrice Deprez sélectionne des choses vues — et entendues.

Une analyse précise de la séquence semble révéler la stratégie du Kremlin.

Les «  concessions  » russes sur des garanties de sécurité type article 5 hors l’OTAN, présentées comme une avancée substantielle par la Maison-Blanche, rappellent les discussions et une partie des blocages d’Istanbul en 2022 dont nous présentons ici les principaux documents.

L’Ukraine risque-t-elle d’être mise au pied du mur  ?