À l’heure de Tik Tok et de la campagne permanente dans l’année des grandes élections, les images de la rencontre Kim-Poutine nous plongent dans un autre temps. Quel statut donner aux instantanés de cette scénographie ? Derrière ces clichés qui nous assaillent par leur non-contemporanéité intrigante, il y a une alliance militaire vitale pour Poutine dans sa guerre contre l’Ukraine.
Aujourd’hui, le président russe Vladimir Poutine entame une visite de deux jours en Corée du Nord où il rencontrera le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, Pyongyang a été l’un des rares pays à soutenir et approvisionner militairement l’armée russe dans le cadre de sa guerre d’agression.
Devant les engrenages technocratiques de la diplomatie russe, Vladimir Poutine a prononcé ce vendredi un discours important qui actualise le concept stratégique de la Russie : de l’arsenalisation du Sud Global à une nouvelle ouverture aux « peuples d’Europe » et aux forces politiques qui auraient remporté les Européennes du 9 juin — jusqu’à une « proposition de cessez-le-feu » qui lui permettrait d’avaler un quart du territoire ukrainien.
Poutine exige 22 % du territoire ukrainien en échange d’un cessez-le-feu
La guerre en Ukraine au jour le jourVladimir Poutine a formulé vendredi 14 juin ses exigences pour la mise en place d’un cessez-le-feu de la manière la plus explicite depuis février 2022. En demandant le retrait de l’armée ukrainienne des quatre oblasts de l’est et du sud partiellement occupés par la Russie, Moscou souhaite mettre la main sur plus de 25 000 km² supplémentaires de territoire, soit la superficie de l’Alsace et de la Lorraine.
Poutine définit les conditions d’un cessez-le-feu en Ukraine : retrait de quatre régions, abandon de sa candidature pour rejoindre l’OTAN
La guerre en Ukraine au jour le jourEn amont du sommet sur la paix en Ukraine du 15-16 juin, le président russe Vladimir Poutine a fixé ses conditions pour la mise en place d’un cessez-le-feu : le retrait ukrainien des quatre régions partiellement occupées dans l’est de l’Ukraine et l’abandon de sa candidature à l’OTAN. Il est très peu probable que Kiev accède à ces demandes.
Cette brève sera mise à jour au fur et à mesure des développements.
Poutine veut gagner la Deuxième guerre mondiale
Violences impériales : l’actualité russe du passé soviétiqueLa présence de Zelensky aux commémorations du D-Day en Normandie a fait enrager le maître du Kremlin.
Dans son entreprise de propagande anti-historique, Poutine pourrait être en train d’orchestrer un tournant : la « nationalisation » d’une victoire autrefois décrite comme soviétique — pour mieux occulter le rôle des Ukrainiens.
Sur Youtube, une icône pop reçoit un dirigeant religieux ultra-conservateur. Il soutient qu’il y a une continuité entre la résistance de Byzance à l’Occident et la politique étrangère russe ; que l’invasion de l’Ukraine était prophétisée par les « starets » ; qu’autant d’années nous séparent du début de la perestroïka que les quarante où Moïse a marché dans le désert.
Pour prendre la mesure de la politisation de l’Église orthodoxe, nous traduisons et commentons les échanges entre Ksenia Sobtchak et le métropolite Tikhon — fidèle de Poutine et probable successeur du patriarche Kirill.
Pour financer sa guerre, Poutine entreprend la plus grande réforme fiscale depuis deux décennies
ÉconomieFace à la perspective d’une guerre longue, le Kremlin modifie en profondeur l’économie russe. Après avoir nommé Andreï Belooussov à la tête de la Défense, Poutine a initié cette semaine la plus grande réforme du système fiscal russe depuis le début du siècle.
Hier, dans la capitale du Tatarstan, s’est achevé le plus important événement de l’année consacré au monde musulman en Russie.
De l’importance stratégique du marché halal à la doctrine de l’eurasisme en passant par la place de l’islam dans « l’État-civilisation » russe, nous revenons en 10 points sur l’arrière-plan politico-religieux du Forum de Kazan.
À l’heure de la visite de Poutine en Chine, où en est le projet de gazoduc Power of Siberia 2 ?
Énergie et environnementAujourd’hui, Vladimir Poutine se rend en Chine pour une visite de deux jours. Un des points importants à l’ordre du jour sera la coopération dans le secteur de l’énergie ainsi que les grands projets, dont le gazoduc Power of Siberia 2. La construction de celui-ci, qui devait débuter début 2024, est pour le moment au point mort.