Résultat pour : poutine


Le défilé militaire à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale a commencé aujourd’hui, vendredi 9 mai, à 9h (Paris) sur la place Rouge. Trois dirigeants européens dont Robert Fico, le Premier ministre slovaque, le président chinois Xi Jinping, le président brésilien Lula et 21 autres chefs d’État et de gouvernement se trouvent dans la tribune présidentielle aux côtés de Vladimir Poutine.

Aujourd’hui, sur la place Rouge, pour le traditionnel défilé du «  Jour de la Victoire  », Vladimir Poutine va se présenter comme le sauveur de la «  majorité mondiale  » à côté de Lula, Xi Jinping ou de son vassal Loukachenko.

Pour préparer les Russes à ce show, il a donné à la télévision un long entretien dans un pseudo-documentaire au style hollywoodien. Il y évoque sa biographie, son héritage et ses aspirations pour la Russie. Un dispositif huilé, à la Sourkov  : une mise en scène à l’intérieur de la mise en scène.

Nous le traduisons.

Pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, Xi Jinping et Vladimir Poutine préparent ce 9 mai une mise en scène impériale.

Mais la victoire qu’ils mettront en scène n’est pas tournée vers le passé.

Dans une tribune d’une brutalité inédite, le président chinois a fait sien le style révisionniste du maître du Kremlin en révélant pour la première fois d’une manière aussi explicite le soutien de la Russie à l’annexion de Taïwan par la Chine.

Nous le traduisons.

«  Il faut que notre petite barque, voguant en eaux troubles, reste toujours amarrée au grand navire russe.  »

Alors que l’Église catholique pleurait la mort du pape François, à Moscou, sous les ors du Kremlin, le Patriarche Kirill et le président russe accomplissaient une sorte de rituel théologico-politique  : la mise en scène du rattachement au «  monde russe  » de l’Église de Serbie.

Peu remarqué en Occident, ce moment pourrait se révéler décisif.

Le bras armé de la prochaine invasion est désormais la religion orthodoxe.

Le prochain objectif a été énoncé à Moscou ce 22 avril  : prendre Belgrade.

Aujourd’hui, vendredi 25 avril, l’envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, doit rencontrer Vladimir Poutine à Moscou pour la quatrième fois depuis le début de l’année. Les discussions devraient principalement porter sur la dernière proposition de Washington pour mettre fin au conflit.

Alors que Zelensky exige un cessez-le-feu avant toute discussion en vue de conclure un accord de paix, le président russe continue de bombarder les villes ukrainiennes.

Aujourd’hui, mercredi 23 avril, des représentants ukrainiens, britanniques, français, allemands et américains se réunissent à Londres pour discuter de la suspension voire la fin du conflit en Ukraine. Tandis que Kiev devrait pousser en faveur d’un cessez-le-feu de 30 jours, Washington attend une réponse de Zelensky concernant une proposition qui conduirait à la reconnaissance par les États-Unis du contrôle russe de la Crimée, et du contrôle de facto du territoire actuellement occupé par Moscou en Ukraine.

«  Que rien ne fasse obstacle à la volonté de notre peuple  !  »

En faisant de Pâques «  le jour de la victoire  », en articulant un imaginaire militaire et héroïque autour de la résurrection du Christ, le patriarche de Moscou et de toutes les Russies a de nouveau transformé son homélie pascale en une justification théologico-politique de la guerre menée par Poutine.

Nous le traduisons et commentons ligne à ligne.

Après avoir répété à de nombreuses reprises qu’il serait en mesure, une fois investi, de parvenir à un règlement de la guerre russe en Ukraine «  dans les premières 24 heures  » de son deuxième mandat, Trump a finalement repoussé cet objectif pour se fixer la date du dimanche 20 avril, qui correspond cette année aux Pâques orthodoxe et catholique. Si le Kremlin a ordonné un cessez-le-feu aux troupes russes en Ukraine entre le 19 avril à 18h et le 21 avril à minuit, malgré le rapprochement engagé avec la Russie de Poutine, Trump n’est toujours pas parvenu à mettre fin aux combats.

Cette semaine, le service de renseignement extérieur russe (SVR) a publié une note au style pseudo-savant inscrivant le rapprochement entre la Russie et les États-Unis, conduit par Donald Trump et son profond renversement d’alliance, dans la continuité d’une longue histoire fantasmée.

Son titre annonce la couleur  : «  Comme il y a 80 ans, Moscou et Washington sont unis dans la lutte contre un ennemi commun  : ‘l’eurofascisme’  ».

Nous publions le texte intégral.

«  Déprivatisation  »

C’est le nouveau mot d’ordre que Vladimir Poutine met en action pour reprendre le contrôle d’une économie de plus en plus sous pression.

Cette nationalisation kleptocratique entraîne des conséquences pour l’ensemble du monde des affaires.

Elle dessine une nouvelle forme d’allégeance — Kirill Rogov propose une cartographie essentielle.