Résultat pour : haftar


Le gouvernement italien a dû traiter aujourd’hui plusieurs dossiers liés à l’immigration. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a reçu au Palazzo Chigi le général libyen Khalifa Haftar, homme fort de l’Est de la Libye grâce notamment au soutien de la Russie et de l’Égypte. Elle a également dû faire face à une crise diplomatique avec la France, à la suite des propos du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a accusé le gouvernement italien d’être «  incapable  » de gérer l’immigration. Le ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani, a annulé sa visite à Paris prévue pour jeudi soir.

Depuis le 4 avril, l’Armée nationale libyenne du général Haftar a lancé une attaque contre Tripoli où siège un gouvernement reconnu par les Nations Unies et particulièrement soutenu en Europe par le gouvernement italien. Selon des sources proches du dossier, Haftar se préparerait à lancer l’attaque finale, après avoir réussi à ouvrir un second front à Syrte, en affaiblissant les forces de Misrata qui défendent Tripoli.

Pour la Turquie, la guerre civile libyenne représente une opportunité pour renforcer sa politique en Afrique. En effet, après avoir étendu son influence en Somalie, Erdogan veut tenter une pénétration décisive vers les réseaux militaires et politiques influents à Tripoli. Mais l’avancée du général Haftar vers la capitale complique ses plans. En outre, la politique turque en Libye a également une valeur sécuritaire, compte tenu de la situation dans le golfe Persique.

Les États-Unis ont un problème de stocks — et Xi Jinping l’a très bien compris.

En arsenalisant certains minéraux critiques, en armant l’Iran, la «  géo-bureaucratie  » chinoise s’attaque à l’intimité du complexe militaro-industriel américain et exerce une pression constante sur sa production.

Jean-Michel Valantin étudie le rôle des missiles dans l’affrontement entre Pékin et Washington.

La chute de Bachar al-Assad a transformé la stratégie méditerranéenne de Poutine.

En ayant fait entrer le «  maréchal  » Khalifa Haftar dans sa dépendance, le Kremlin s’appuie désormais ouvertement sur lui pour déployer des systèmes d’armement avancés en Libye — en violation de l’embargo sur les armes.

À Sebha, dans le désert du Sahara, Moscou serait en train de planifier l’installation d’une base de missiles longue portée.

Des bâteaux de pêcheurs aux coques d’acier, connectés au même GPS satellitaire que l’Armée populaire de libération.

Une chaîne de petits récifs perdus dans l’océan où l’on construit des bases.

Des câbles sectionnés. Des nouveaux porte-avions. Des hélicoptères de combat.

Troisième volet de notre enquête sur les formes de la guerre qui vient.

La deuxième Guerre froide ne ressemblera pas à la première. Les rivalités de puissance se multiplient, à toutes les échelles et les mécanismes de désescalade sont grippés. Surtout, elle est infinie par nature  : ni la Chine, ni les États-Unis ne peuvent l’emporter. S’ils l’admettent, nous ne basculerons pas dans l’abîme. Une étude clef de Mariano Aguirre pour comprendre comment la guerre s’étend.

De la guerre de Poutine en Ukraine à la guerre de Soukkot, notre monde menace de se défaire. Si les dangers sont immenses, il est possible d’imaginer les scénarios de l’après. Jonathan Winer, ancien envoyé spécial de Barack Obama en Libye, s’y essaie dans cet entretien.