Europe

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Le conflit actuel a rappelé une évidence  : on fait toujours la guerre avec des armes.

Deux ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, on peut esquisser un premier bilan sur les armements qui ont défini le conflit sur le terrain. Pour s’orienter entre les drones Bayraktar, les Javelin ou encore les Patriot américains, nous avons demandé à plusieurs experts et signatures de la revue de nous aider à y voir plus clair.

Les États-Unis ont annoncé le 23 février une nouvelle série de sanctions contre des entités russes à l’occasion des deux ans de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine et suite à l’annonce de la mort d’Alexeï Navalny, le 16 février dernier. L’Iran est également ciblé, du fait de ses livraisons d’armes à la Russie.

La guerre d’Ukraine est-elle à un tournant  ? La Russie de Poutine est-elle en train de prendre l’avantage  ?

Après deux ans sous haute intensité, le front est bloqué et les armées se recomposent. Que va-t-il se passer maintenant  ? Pour essayer d’y voir plus clair, nous avons demandé à treize spécialistes des questions militaires de raisonner sur le futur de cette guerre à partir de deux interrogations clefs. Voici leurs réponses.

Perdus dans un passé immuable ou pressés vers un avenir sombre par déterminisme historique  : sommes-nous en Europe pris au piège d’un étau temporel resserré par Poutine  ?

Pendant que nous sommes dans l’attente, l’Ukraine est privée de présent — si ce n’est celui de la guerre. Dans une perspective au long cours, Guillaume Lancereau et Tetiana Zemliakova reviennent sur les usages de l’histoire deux ans après l’invasion russe.

Dans son nouvel ouvrage, Sans transition  : une nouvelle histoire de l’énergie, l’historien Jean-Baptiste Fressoz démontre à quel point les discours contemporains sur la «  transition énergétique  » sont nourris de récits historiques frauduleux sur de supposées transitions passées, préservant au passage les intérêts des multinationales du secteur. En mettant au jour l’empilement des sources d’énergie dans l’histoire (nous ne sommes jamais sortis de «  l’âge du charbon  »  !), leurs interdépendances (ou symbioses), et la fabrique des récits de la transition, il nous invite à nous débarrasser d’un concept inopérant, qui empêche de se poser les bonnes questions.