Le 26 mars, le président chinois a clos sa visite en Europe avec la signature de plusieurs accords à Paris, et un échange public de perspectives sur la gouvernance mondiale avec le président français, la chancelière allemande et le président de la Commission européenne.
Ces dernières semaines, certains détails d’un projet auquel Pékin réfléchit depuis l’été dernier ont été rendus publics : avec ce pas en avant, la Chine confirme non seulement sa stratégie de pénétration dans la région arctique, mais se dote également d’une technologie qui pourrait être le prélude à un porte-avions nucléaire.
Les grands groupes français de l’énergie, gagnants de la visite de Xi Jinping en France
Énergie et environnementLa visite du président chinois en France cette semaine s’est soldée par la signature de plusieurs milliards d’euros de contrats entre industriels français et chinois dans le secteur de l’énergie.
L’adhésion de l’Italie aux Nouvelles routes de la Soie reste au centre des controverses internationales, alimentées à la fois par les États-Unis et par les principaux partenaires européens de Rome. Ces derniers ont cependant déjà ouvert leurs portes à la Chine sans investir l’Union européenne dans leur choix : les doutes sur l’initiative italienne sont justes mais tardifs. Concrètement, le mémorandum d’accord signé par Conte et Xi Jinping ouvre de nombreuses perspectives, et pas seulement pour les entreprises.
Nous avons rencontré Thierry de Longuemar, vice-président de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), la banque multilatérale lancée par la Chine en 2013. À l’heure où l’hégémonie américaine est remise en cause, cette banque venue de Chine pourra-t-elle constituer une alternative à la Banque mondiale et devenir l’instrument d’un nouvel ordre mondial aux accents chinois ?
Alors que les exportations chinoises commencent à décliner du fait de la guerre commerciale avec les États-Unis et que la demande domestique ralentit, le PIB de Shenzhen dépasse celui de Hong-Kong pour la toute première fois. Une performance certes très symbolique du modèle chinois, mais qui arrive à point nommé — d’autant que, pour une fois, le succès est « à domicile » et non tourné vers l’extérieur.
L’attentat de vendredi 15 mars à Christchurch attire l’attention sur le caractère transnational du suprématisme blanc, fondé sur l’idée d’une Europe d’inspiration raciale. Le principal suspect est en fait un Australien de 28 ans qui avait publié un manifeste appelant à la violence contre l’islam en vantant ses liens avec des agresseurs de droite comme Anders Breivik et Luca Traini.
Les 27 et 28 février à Hanoï, capitale du Vietnam, s’est déroulé le second sommet États-Unis-Corée du Nord, que l’on a principalement désigné par « Trump-Kim Summit » tant la personnalité des deux dirigeants est au centre de l’attention. L’absence d’accord à l’issue de la rencontre démontre la complexité du processus de négociation, et pose la question d’une institutionnalisation du dialogue.
Effective depuis le 13 janvier 2019, la nouvelle directive du Parti Communiste Chinois au sujet du travail politico-légal met en lumière un renforcement du contrôle du Parti sur l’appareil judiciaire mais soulève également un curieux paradoxe.
La diplomatie économique européenne s’affirme : elle a lancé un processus de sanctions commerciales à l’encontre du Cambodge au regard de ses mauvaises performances en ce qui concerne le respect des principes démocratiques. L’occasion est idéale pour tester l’efficacité du processus.