Asie Intermédiaire

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Pourquoi Israël a-t-il choisi ce moment pour frapper l’Iran  ?

Comment expliquer l’efficacité tactique de son attaque  ?

Que dit-elle de notre impréparation en Europe  ?

Que changent les frappes américaines  ?

Au-delà des implications stratégiques majeures, ce qui se passe au Moyen-Orient depuis une semaine est-il en train d’expliciter une nouvelle réalité de la guerre  ?

Alors que les combats continuent, Stéphane Audrand dégage les principales tendances qui pourraient définir cette séquence.

Dans son éditorial du 18 juin, le quotidien conservateur The Jerusalem Post appelle Trump à former une coalition au Moyen-Orient pour organiser la partition de l’Iran.

Si elle ne reflète pas la position officielle du gouvernement ni de l’establishment israélien, cette publication, remarquée aux États-Unis, signale la désinhibition stratégique d’une partie des faucons en Israël, confortés par les succès tactiques d’Am Kalavi  : aucune option ne saurait désormais être écartée.

Le guide suprême iranien a prononcé aujourd’hui un discours largement repris par la presse internationale.

Mais l’a-t-on vraiment compris  ?

Acculé, caché dans un lieu secret, le plus haut responsable politique et religieux iranien n’est-il pas en réalité en train de préparer son martyre  ?

Nous le traduisons depuis le persan et le commentons ligne à ligne.

Avec la première phase de l’opération Am Kalavi, Israël n’a pas simplement éliminé des dirigeants militaires de premier plan  : il a créé les conditions d’un changement profond.

La fin brutale d’un cycle et le désaveu définitif de la stratégie iranienne peut-elle accélérer la crise du régime  ?

Nous publions une prosopographie des principaux profils ciblés et éliminés par Israël.

Anwar Gargash a été l’un des principaux artisans des Accords d’Abraham qui ont établi des relations diplomatiques avec Israël lors du premier mandat Trump en 2020.

Ancien ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, aujourd’hui conseiller diplomatique du président Mohamed bin Zayed, il est l’une des voix les plus influentes du Golfe.

Nous l’avons rencontré pour un entretien à chaud.

Netanyahou l’a annoncé au moment du début de l’attaque massive lancée dans la nuit de jeudi à vendredi  : l’objectif d’Israël est désormais de faire tomber le régime de Téhéran.

Si les opérations sont toujours en cours, il est possible de dresser les premières leçons de cette journée.

Alors que l’Iran vient de commencer à répliquer, nous faisons le point.

Par son ampleur et ses cibles, l’opération Am Kalavi, lancée cette nuit sur le territoire iranien, vise à décapiter le régime de Téhéran.

Dans un discours prononcé en anglais, Benjamin Netanyahou a annoncé le début d’une campagne militaire contre l’Iran et mis Trump devant le fait accompli — éloignant l’espoir d’une victoire diplomatique recherchée par la Maison-Blanche avec Téhéran, il ouvre de nouveau l’horizon du changement de régime à la politique américaine du Moyen-Orient.

Nous le traduisons.

En Iran, un changement radical pourrait être imminent.

Mais alors qu’un accord avec les États-Unis sur le nucléaire permettrait une réouverture partielle du pays, la population semble bien mieux préparée que le régime à cette éventualité.

Si Washington et Téhéran ont chacun besoin d’un deal, la République islamique a intérêt à préserver en partie le statu quo sur lequel elle a fondé son modèle.

Ali Vaez (Crisis Group) livre des éclairages sur l’état de ces négociations complexes dont dépend l’avenir du Moyen-Orient.

Devant MBS et sa cour, Donald Trump a fait un numéro de charme à l’Arabie Saoudite — mais il a aussi prononcé quelques phrases potentiellement historiques qui laissent entrevoir le projet d’une nouvelle géopolitique du Moyen-Orient.

Au début d’une tournée dans le Golfe qui le voit aussi s’arrêter à Doha et Abu Dhabi, Trump a loué un modèle de développement arabe autonome vis-à-vis des «  nation-builders  » américains et ouvert la porte à un nouvel accord avec l’Iran, s’inscrivant dans la filiation du discours du Caire d’Obama.

Nous le traduisons.

Sur l’Ukraine, Gaza, l’IA ou le futur de l’énergie, le prince-héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane s’est imposé comme une figure incontournable de la diplomatie mondiale.

Comment a-t-il centralisé son pouvoir  ? Quels sont ses plans pour la région et pour le monde  ? Pourrait-il forger, demain, une alliance avec Trump  ?

Bernard Haykel, qui s’entretient régulièrement avec lui depuis dix ans, dresse un portrait intellectuel.