Asie Intermédiaire

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Ce matin aux alentours de 7h30 (Paris) les États-Unis aux côtés d’Israël ont déclenché une séquence militaire que Donald Trump a qualifié lui-même de «  guerre  ».

Que se passe-t-il exactement  ? Que cherche Trump  ? Que peut faire le régime des ayatollahs  ? Et pourquoi cette guerre pourrait-elle dépasser largement l’Iran  ?

Nous faisons le point.

Le fils du shah veut être l’homme du regime change.

Dans une adresse en persan au peuple iranien, il a appelé les forces armées régulières à la loyauté envers la Nation.

Après le lancement de l’opération d’Israël et des États-Unis pour faire tomber la République islamique, il se tient à la disposition de Donald Trump.

Nous le traduisons.

Alors qu’Israël a déclenché l’opération Lion’s Roar ce matin sur le territoire iranien, Donald Trump a annoncé dans une vidéo sur Truth Social «  une opération massive  » et prévient que «  les vies de courageux héros américains pourraient être perdues, et nous pourrions subir des pertes. Cela arrive souvent dans une guerre…  »

Nous traduisons ce discours historique.

Alors que les forces aéronavales états-uniennes les plus importantes depuis l’invasion de l’Irak sont déployées au Moyen-Orient, le ministre omanais Badr al-Busaidi a accordé un entretien en direct à la chaîne CBS.

Nous traduisons cette prise de parole importante.

«  Réprimer les manifestants avant d’accorder des réformes  » — la République islamique continue d’appliquer le conseil d’Henry Kissinger au shah.

Mais depuis un mois, une chose fondamentale a changé  : le tremblement de terre à Téhéran est en train de secouer le reste de la région.

Alors que les forces américaines se massent autour du golfe, Vali Nasr, auteur de Iran’s Grand Strategy (Princeton University Press, 2025) propose une géopolitique des manifestations.

Traversé par les plus importantes manifestations depuis le mouvement «  Femme, Vie, Liberté  », le régime iranien pourrait s’effondrer.

Des fragilités minent cependant le mouvement de protestation, divisé entre monarchistes et démocrates, souverainistes et partisans d’une ingérence de Trump.

Pour essayer de comprendre la réalité d’une société derrière le blackout imposé par le régime, la chercheuse Paola Rivetti décrypte les incertitudes qui travaillent un peuple.

Alors que les manifestations s’intensifient en Iran dans la répression sanglante du régime, Trump parle de regime change — et le fils du dernier shah d’Iran, Reza Pahlavi, s’active en coulisse.

Qui est-il  ? Que représente-t-il vraiment  ? Pourquoi Israël et les Américains misent-ils sur lui contre le régime de Khamenei  ?

Pour comprendre cette figure, il faut l’inscrire dans la longue durée du changement de régime en Iran.

Portrait et enquête au cœur de la fabrique du phénomène Pahlavi.

Pour comprendre où va l’Iran qui se soulève ces jours-ci contre le régime des ayatollahs, on néglige trop souvent un point de départ pourtant évident  : les nombreuses enquêtes d’opinion sur le sentiment de la population à l’égard de sa propre situation.

Que veulent vraiment les Iraniens  ?

Esfandyar Batmanghelidj livre une étude fouillée et des graphiques clefs.

Face à l’annonce d’un «  deal  » de paix à Washington entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en échange d’un corridor de sécurité qui donne aux États-Unis un accès unique au Caucase du Sud, le Kremlin est resté relativement discret.

Le coup de Trump, qui sert sans doute en interne son récit de «  président de la paix  », le place-t-il pour autant en position de force face à la Russie de Poutine avant le sommet du 15 août en Alaska  ? Il y a tout lieu d’en douter.

Une étude en 7 points sur cette séquence et les réactions dans la région signée Guillaume Lancereau.