Entretiens


Le Sahel est plongé dans un interrègne. Alors que la situation pourrait être en train de basculer après l’expiration de l’ultimatum de la CEDEAO, faisant planer la menace d’une intervention militaire, nous revenons avec l’auteur du Mirage sahélien sur le grand contexte de ce qui se joue aujourd’hui à Niamey. Pour lui, Paris a tout à risquer si elle s’associe à une intervention militaire.

Où va l’Espagne  ? Alors que son parti a connu une douce défaite, Cristina Narbona, qui préside le PSOE, répond à nos questions. Le maintien de Pedro Sánchez au pouvoir serait, pour elle, la seule manière de stabiliser l’Espagne, dont elle analyse les différentes lignes de fracture politiques — du rôle décisif que joueront les indépendantistes catalans jusqu’à la trumpisation du PP.

Une question constitutionnelle pourrait peut-être entraver les négociations entre Pedro Sánchez et les indépendantistes. Au-delà de l’alliance de gouvernement, elle soulève des problèmes plus profonds et plus structurants pour le Royaume d’Espagne. Pour le constitutionnaliste Josu de Miguel Bárcena, qui a déjà pris parti publiquement contre l’indépendance de la Catalogne, ils demeureront un facteur de tensions tant que la question ne sera pas tranchée politiquement.

L’armée européenne sortira-t-elle de la guerre étendue  ?

Dans un riche entretien, le général Bertrand-Louis Pflimlin, spécialiste de logistique et ancien officier de la brigade franco-allemande, revient sur la situation difficile de la défense européenne. Des frontières de l’Union européenne à ses usines, c’est toute notre stratégie qui est mise en cause.

Alors que l’État de droit semble avoir complètement disparu en Inde et que les contre-pouvoirs s’effritent, New Delhi poursuit à l’extérieur un effort «  plurilatéral  ». Paris est une étape importante de cette stratégie. Avec le spécialiste Christophe Jaffrelot, nous tentons de prendre de la hauteur pour placer cette visite en contexte.

Que peut la gauche alors que les droites paraissent hégémoniques en Europe  ? À un an de la fin de son premier mandat, Manon Aubry, co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen, fait le point sur une situation qu’elle juge difficile, mais pas désespérée. Pour elle, il est temps de transformer les victoires culturelles en victoires politiques.