Environ 50 000 militaires américains sont mobilisés dans le cadre de l’opération Epic Fury au Moyen-Orient, en Europe et aux États-Unis. Le Pentagone s’apprête à déployer 7 000 soldats supplémentaires, potentiellement pour se préparer à des opérations terrestres sur les îles situées dans le détroit d’Ormuz, voire à lancer des assauts dans la profondeur du territoire iranien.
Des éléments de trois principales unités sont actuellement en route vers le Moyen-Orient.
- Environ 2 300 Marines de la 31e Unité Expéditionnaire, l’une des sept unités expéditionnaires des Marines, devraient arriver dans le théâtre d’opérations dès demain, vendredi 27. Ils sont transportés par le porte-hélicoptères USS Tripoli et l’USS New Orleans, un Landing Platform Dock.
- Environ 2 500 soldats de la 11e Unité Expéditionnaire sont en route depuis la Californie à bord du Landing Helicopter Dock de classe Wasp USS Boxer, accompagné de l’USS Portland et de l’USS Comstock, et devraient arriver dans la région d’ici la mi-avril.
- Enfin, le Pentagone a mobilisé 2 000 soldats de la 82e division aéroportée de l’armée de terre 1. Cette unité est capable d’être déployée n’importe où dans le monde en moins de 24 heures. Des responsables américains ont déclaré qu’ils seraient déployés « à portée de frappe de l’Iran ».
Avec ces soldats supplémentaires, le Pentagone disposera de près de 60 000 combattants engagés dans le cadre de l’opération Epic Fury. Plusieurs nouveaux escadrons d’avions de chasse sont également attendus au Moyen-Orient au cours des prochaines semaines.
- Depuis le début de la guerre, 3 F-15 américains ont été abattus par erreur par le Koweït, un avion ravitailleur KC-135 et neuf drones Reaper ont été détruits en vol. Cinq autres KC-135 ont été endommagés par un missile iranien en Arabie saoudite.
- Le porte-avions Gerald R. Ford a également été retiré du théâtre d’opérations après un incendie qui aurait endommagé la buanderie du navire. Il pourrait être remplacé par l’USS George H.W. Bush.
- Téhéran revendique également avoir contraint le porte-avions Abraham Lincoln à changer de position après avoir été ciblé par des missiles de croisière.
Les unités déployées par Washington ne laissent pas entrevoir, à l’heure actuelle, de tentatives d’occupation prolongée du territoire iranien. La 82e division aéroportée est avant tout entraînée pour mener des assauts aéroportés et sécuriser le terrain, mais se déploie initialement sans blindés lourds, ce qui peut limiter sa capacité à durée dans le temps long.
Selon des sources consultées par Axios, les principales options considérées par la Maison-Blanche pour porter un « coup de grâce » à l’Iran sont :
- une invasion ou, tout du moins, un blocage de l’île de Kharg, d’où 90 % du pétrole iranien est exporté ;
- une invasion de l’île de Larak, qui est utilisées par Téhéran pour consolider son blocage du détroit d’Ormuz ;
- la prise de contrôle de l’île d’Abu Musa et de deux îles plus petites, revendiquées par les Émirats arabes unis, près de l’entrée ouest du détroit ;
- le blocage ou l’interception de navires qui exportent du pétrole iranien du côté est du détroit 2.
Téhéran a menacé de bloquer le détroit de Bab al-Mandeb, situé entre Djibouti et le Yémen, si les États-Unis envahissaient l’île de Kharg.
Sources
- Eric Schmitt, « Around 2,000 U.S. Paratroopers to Be Sent to the Middle East », The New York Times, 24 mars 2026.
- Barak Ravid, « Pentagon prepares for massive « final blow » of Iran war », Axios, 26 mars 2026.