Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro en 2013, le PIB par habitant du Venezuela a été divisé par trois. 

  • Cette crise d’une ampleur exceptionnelle a provoqué le plus grand mouvement de réfugiés enregistré dans le monde ces dernières années. 
  • Le nombre de Vénézuéliens ayant fui leur pays est désormais plus élevé que celui des Syriens, des Ukrainiens, des Afghans ou des Soudanais. 
  • La plupart d’entre eux se sont installés dans d’autres pays d’Amérique du Sud, notamment en Colombie et au Pérou, qui accueillent à eux deux 4,5 millions de Vénézuéliens. 
  • Hors d’Amérique latine, les États-Unis et l’Espagne ont également accueilli un nombre important de réfugiés vénézuéliens, soit respectivement 990 000 et 670 000 personnes. 
  • Dans de nombreux pays de la région, ces réfugiés représentent désormais une part significative de la population : plus de 10 % sur la petite île d’Aruba, au large du Venezuela, mais aussi environ 5 % de la population, soit un habitant sur vingt, en Colombie et au Pérou, et un habitant sur trente au Chili. 
  • Cette présence, qui dure depuis une dizaine d’années, a posé aux sociétés d’accueil des problèmes économiques et sociaux difficiles (travail, logement, sécurité), qui les ont souvent déstabilisées. 
  • La question des réfugiés vénézuéliens n’est en effet pas étrangère au virage à l’extrême droite observé dans toute l’Amérique latine ces dernières années, notamment lors de l’élection présidentielle au Chili en décembre dernier. 
  • La façon dont les pays d’Amérique latine, mais aussi les États-Unis, vont gérer la question des réfugiés vénézuéliens au cours des mois à venir n’est pas la moindre des nombreuses questions que pose l’après-Maduro.