Verts en Europe

Une série d’entretiens consacrés aux partis verts en Europe et à leurs principales figures.

« Les Verts sont le seul parti fiable en matière de protection de l’environnement, et les électeurs le savent », conversation avec Sigrid Maurer

Europe
Long format

Selon Natalie Bennett, qui a dirigé le parti en Angleterre et au Pays de Galles, le statut des Verts au Royaume-Uni en tant que force politique importante dans le paysage politique ne fait plus débat. Mais dans une période où les lignes de division politique sont en train d’être redessinées, et où les anciennes loyautés envers les partis semblent en suspens, comment les Verts peuvent-ils s’aménager un espace politique propre et continuer à gagner du terrain  ?

Depuis leur arrivée au pouvoir dans le cadre d’un gouvernement minoritaire en 2019, les sociaux-démocrates danois ont gouverné avec le soutien extérieur des Verts, des libéraux et de la gauche, avec un programme centré sur l’action climatique et les inégalités économiques. Dans le même temps, le gouvernement danois a été largement critiqué pour avoir adopté une position dure à l’égard des demandeurs d’asile et des migrants. Pour le Parti populaire socialiste (Socialistisk Folkeparti), l’approche a été constructive mais critique. Dans le cadre de notre série sur les partis verts en Europe, nous avons rencontré cet été la dirigeante Pia Olsen pour discuter du soutien croissant du parti, de la politique climatique et de la relation du Danemark à l’Europe.

Après une ascension impressionnante ces dernières années, le Parti Pirate tchèque est l’un des principaux prétendants aux prochaines élections nationales du pays qui se tiennent à partir d’aujourd’hui. Dans un contexte politique encore marqué par les divisions du siècle dernier, les Pirates tentent de mettre en avant un discours différent, pro-européen. Mikuláš Peksa, député européen du Parti Pirate, explique pourquoi il est convaincu que le niveau européen est l’endroit idéal pour résoudre des problèmes tels que la corruption et les menaces sur les droits numériques.

Dans un paysage politique concurrentiel où la droite domine et où les alliés potentiels se font rares, les Verts tchèques ont décidé de suivre leur propre voie. À l’approche des élections, Michal Berg, co-président du parti, explique comment les Verts espèrent façonner le débat et faire évoluer l’opinion publique à long terme en défendant l’Europe, les droits des femmes et la lutte contre le changement climatique.

Le parti Vert belge, depuis son succès aux élections de 2019, dispose de sièges au niveau régional, fédéral et européen. Alors que les prochaines échéances se trouvent en 2024, le parti est en quête de crédibilité sur des thématiques qui incombent traditionnellement à d’autres formations politiques. S’inspirant de ce que les partis écologistes proposent en Allemagne et en France, le parti Ecolo considère le changement climatique comme une question géopolitique fondamentale, dont l’échelle pertinente est l’Europe.

Dans un pays où les forêts concentrent une partie importante de l’attention en matière d’environnement, il n’est pas étonnant que les partis écologistes jouissent d’une certaine popularité en Lituanie. Toutefois, pour le député européen Tomas Tomilinas, il est nécessaire que les valeurs de progrès social et de protection de la nature prônées par les Verts soient portées à un niveau continental – et plaide pour un leadership européen.

À l’approche des élections fédérales allemandes de septembre, nous avons cherché à comprendre quelles étaient les priorités des Verts dans ce bastion écologiste européen. Pour le député européen Sergey Lagodinsky, avoir un parti vert fort en Allemagne ne fait pas tout  : il faut pouvoir se projeter à l’échelle continentale. Penser l’écologie revient à chercher des solutions transnationales, qui mettent sur le même plan valeurs européennes et géopolitique.