Politique

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Au Royaume-Uni, le Brexit a retourné l’État de l’intérieur.

La sortie de l’Union a modifié la forme, la taille et les capacités de l’État britannique. Cette révolution silencieuse, bureaucratique, n’est pas encore achevée — mais les premières traces sont bien visibles. Dans cette étude fouillée, le centre UK in A Changing Europe montre, graphiques inédits à l’appui, à quoi ressemble l’État post-Brexit.

Des lendemains qui chantent… Aujourd’hui, 29 mars, cela fait exactement sept ans que le Royaume-Uni, à l’époque dirigé par Theresa May, a déclenché l’article 50 du traité de l’Union européenne. Pour l’occasion, nous vous proposons une plongée dans l’imaginaire pro-Brexit avec la traduction inédite de ce texte de Daniel Hannan, qui fut l’un de ses militants les plus enragés  : trois jours avant le vote, il y décrivait le Royaume-Uni de 2025 comme un pays de cocagne. Une lecture nécessaire pour saisir la vision du monde qui continue de dominer le parti conservateur britannique.

Dans le Pacifique, la rivalité entre la Chine et les États-Unis s’intensifie.

En avril, son point chaud ne sera pas Taïwan — mais les Îles Salomon. Entré dans l’orbite de Pékin depuis 2019, l’archipel doit renouveler son parlement le mois prochain. Dans une société profondément divisée, la campagne électorale a pris une tournure claire  : un référendum pour ou contre la Chine.

Vu du Mexique, la guerre de Poutine en Ukraine semble lointaine.

Dans son effort pour étendre la portée de sa confrontation avec l’Occident, le Kremlin veut arsenaliser le «  Sud Global  » pour cultiver l’impression qu’une insurrection mondiale contre les sociétés du monde atlantique était en cours. En Amérique latine, il semble y être partiellement parvenu — avec des conséquences potentiellement catastrophiques. Une perspective mexicaine.

Pas d’opposition, pas de campagne. Le 29 février dernier, devant l’Assemblée fédérale de Russie, Poutine n’a pas menacé le monde d’une attaque nucléaire. Il s’est d’abord adressé aux Russes qui votent aujourd’hui — et qui le rééliront majoritairement. Alors que la Russie est prise dans une guerre qui s’étend à l’Ouest, Poutine multiplie les annonces chimériques et promet aux Russes une vie normale.

«  Nous sommes en guerre  ». En attaquant directement la position attentiste du Chancelier Scholz sur l’Ukraine et en tendant la main au président de la République français, le chef de la puissante Union chrétienne démocrate (CDU), Friedrich Merz, qui avait ouvert la voie à un rapprochement avec l’AfD l’été dernier, a prononcé un discours fondateur. Son axe directeur  : l’Allemagne doit être à nouveau capable de se défendre. Nous le traduisons.

Un pays asphyxié. Une guerre à l’Ouest. Des millions de citoyens appelés aux urnes pour un vainqueur déjà connu  : «  la peur est là  ».

Les politologues Andreï Kolesnikov et Alexandre Kynev sont parmi les rares critiques du Kremlin restés à Moscou. Dans cet entretien exclusif, ils livrent un témoignage exceptionnel sur les grandes tendances de la société russe qui vote aujourd’hui — sources et données à l’appui.

Vingt ans après les attentats du 11 mars 2004 et l’ouverture d’un nouveau cycle politique à Madrid, un point sur le moment politique espagnol semble s’imposer. Le journaliste espagnol Enric Juliana (España  : el pacto y la furia, Arpa, 2024) propose une grille de lecture efficace pour mieux comprendre la séquence et l’horizon qui attendent le gouvernement Sánchez — la danse dialectique de l’attaque et des alliances.  

Boris Nadejdine est une figure intrigante de la vie politique russe.
Inquiet par un soudain élan de popularité, le Kremlin vient de l’empêcher de se présenter à la présidentielle. Mais il n’abandonne pas. Sa stratégie  ? Pas de manifestation, pas d’action choc, pas d’affrontement frontal contre Vladimir Poutine. En vue  : les scrutins locaux de septembre prochain puis les législatives de 2026. Nous l’avons rencontré à Moscou.