Guerre

Long format

Si Trump lâchait l’Europe en se repliant sur «  son hémisphère  », il faudrait défendre un continent et un océan sans Washington.

Moins lourde que l’OTAN mais plus robuste face à l’hypothèse d’un retrait américain, une architecture de sécurité en réseau, fondée sur la multiplication et l’interconnexion des coalitions de volontaires pourrait permettre de se protéger sans les États-Unis.

Le chercheur Justin Massie propose un modèle de recomposition stratégique.

«  Réprimer les manifestants avant d’accorder des réformes  » — la République islamique continue d’appliquer le conseil d’Henry Kissinger au shah.

Mais depuis un mois, une chose fondamentale a changé  : le tremblement de terre à Téhéran est en train de secouer le reste de la région.

Alors que les forces américaines se massent autour du golfe, Vali Nasr, auteur de Iran’s Grand Strategy (Princeton University Press, 2025) propose une géopolitique des manifestations.

La ligne Maginot a mauvaise réputation. Après l’invasion allemande, elle fut décriée comme la grande erreur stratégique française.

«  Projet orgueilleux  », la «  ligne  » avait en réalité d’autres fonctions que la seule défense du territoire  : décentraliser le commandement, gérer le moral des troupes ou enrayer l’autonomisme de l’Alsace-Lorraine.

Kevin Passmore signe une somme qui renouvelle l’approche historique sur ce symbole de la «  drôle de guerre  ».

Nous le rencontrons.

Les frappes américaines que prépare Trump contre l’Iran sont-elles vouées à n’avoir aucun impact  ?

Pour faire tomber la République islamique, il faut une opération systémique.

Dans un aggiornamento à la doctrine néoconservatrice, un rapport préconise une nouvelle stratégie totale pour renverser l’Iran des mollahs  : le «  regime collapse  ».