Guerre

Long format

La carte des réactions des pays à l’opération militaire lancée ce matin, 28 février, par les États-Unis et Israël, révèle l’implosion de normes communes au sein du bloc occidental et plus généralement une fragmentation accélérée de tous les espaces d’alliance.

Il n’y a pas d’«  Occident  » opposé à un «  Sud global  », pas de BRICS + ou d’OTAN, mais une seule ligne de fracture non linéaire qui traverse tous les ensembles et se traduit par une absence de positionnement global.

Ce matin aux alentours de 7h30 (Paris) les États-Unis aux côtés d’Israël ont déclenché une séquence militaire que Donald Trump a qualifié lui-même de «  guerre  ».

Que se passe-t-il exactement  ? Que cherche Trump  ? Que peut faire le régime des ayatollahs  ? Et pourquoi cette guerre pourrait-elle dépasser largement l’Iran  ?

Nous faisons le point.

Le fils du shah veut être l’homme du regime change.

Dans une adresse en persan au peuple iranien, il a appelé les forces armées régulières à la loyauté envers la Nation.

Après le lancement de l’opération d’Israël et des États-Unis pour faire tomber la République islamique, il se tient à la disposition de Donald Trump.

Nous le traduisons.

Alors qu’Israël a déclenché l’opération Lion’s Roar ce matin sur le territoire iranien, Donald Trump a annoncé dans une vidéo sur Truth Social «  une opération massive  » et prévient que «  les vies de courageux héros américains pourraient être perdues, et nous pourrions subir des pertes. Cela arrive souvent dans une guerre…  »

Nous traduisons ce discours historique.

Les derniers chiffres montrent un paradoxe  : malgré le sursaut européen, la guerre en Ukraine a augmenté le coût de notre autonomie.

Pour soutenir un conflit de haute intensité sans dépendre de Washington, il va falloir faire des choix.

L’un des plus rationnels est aussi le plus évident  : arrimer l’industrie européenne à l’Ukraine.

Dans les territoires occupés d’Ukraine, Moscou instaure un régime de terreur.

L’intégration des régions conquises à la Russie est conduite par la purge — des médias, des notables, mais aussi des civils jugés «  suspects  ».

Les «  négociateurs  » de paix oublient un fait fondamental  : dans chaque territoire cédé, la Russie ne cherchera pas à administrer la population civile — mais à la transformer dans la violence.

Une étude signée Guillaume Lancereau.

Dans une Ukraine qui résiste par le bas, perturber la vie quotidienne, c’est aussi déstabiliser le front.

Depuis quelques mois, Poutine a changé de plan  : il porte la guerre sur les infrastructures moins pour tuer l’industrie que pour rendre impossible le fonctionnement normal de la société.

Une enquête dans le quatrième — et le plus froid — hiver de la guerre.

Depuis trois ans, la guerre civile soudanaise s’est étendue, modernisée et brutalisée.

Alors que le Soudan est en train de devenir le théâtre d’un conflit par procuration entre puissances du Golfe, une marche vers le pire semble enclenchée — jusqu’où cette spirale ira-t-elle  ?

Roland Marchal signe une étude clef pour comprendre les mutations de la guerre des généraux.

«  La supériorité de demain viendra de la saturation par des armées robotiques napoléoniennes  ».

Dans un monde en guerre où la vitesse est devenue plus importante que la qualité, la première licorne française de défense, Harmattan AI, a vendu plus de drones en un mois que la plupart des dronistes européens en quinze ans.

Entretien avec son CEO, dont la vision stratégique disrupte un secteur sous pression.