Depuis presque un an, le Grand Continent suit activement l’actualité littéraire européenne. De tous les titres parus depuis le 1er janvier 2022, nous avons sélectionné ces romans. Vous ferez bien un peu de place dans vos valises ?
Depuis presque un an, le Grand Continent suit activement l’actualité littéraire européenne. De tous les titres parus depuis le 1er janvier 2022, nous avons sélectionné ces romans. Vous ferez bien un peu de place dans vos valises ?
L’année a été riche. Si nous avons essayé de tout suivre, nous n’avons évidemment pas tout lu. Mais parmi les essais parus depuis 2022, les membres de la rédaction du Grand Continent ont sélectionné ces quelques titres que vous pourrez prendre dans vos valises pour l’été.
La pasión de Rafael Alconétar est un roman qui, dès les premières pages, explore la vie du personnage éponyme, un professeur d’université et auteur, tragiquement décédé. Dans l’intention de mieux révéler le personnage, plusieurs voix se succèdent dans des disquisitions, des manies, des fabulations et des hypothèses. Si un puzzle est la somme des pièces qui, ensemble, forment une image, ici, il s’agit plutôt d’un collage.
Le concept de « talent » est rarement utilisé, ou avec une certaine gêne, car il est imprécis et difficile à quantifier. Et pourtant, Małgorzata Żarów est un des talents les plus intéressants que la prose polonaise a connus ces dernières années. Un talent désordonné, dispendieux, bavard, récalcitrant à la discipline mais un talent indéniable.
La sélection littéraire du Grand Continent réunit des œuvres de fiction en plusieurs langues, publiées le mois dernier sur le continent européen et recensées par la revue.
Premier roman de la jeune poétesse Slata Roschal, 153 formes de non-existence sonde cent cinquante-trois pensées d’une femme russe et allemande, convaincue que « le monde n’a pas besoin d’elle » et dont la plus grande qualité avouée est de savoir « renoncer en permanence ». Pourtant, et contrairement à ce que son titre peut laisser entendre, 153 formes de non-existence se lit ni plus ni moins que comme la quête d’une raison d’être.
Dans la lignée de Horacio Castellanos Moya et Roberto Bolaño, Carlos Fonseca est l’un des grands écrivains qui parviennent à rendre compte de l’expérience mondiale dans une perspective latino-américaine. Félix Terrones a lu son dernier roman paru chez Anagrama, Austral.
Andrea Marcolongo a lu Nova, finaliste du prix Strega.
Le soir du 6 mai 1976, un tremblement de terre de magnitude 6,4 sur l’échelle de Richter bouleverse la région du Frioul, dans le nord-est de l’Italie. On recense alors près de mille disparus, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent sans abri. C’est la mémoire de cet événement ayant marqué profondément le paysage et ses habitants qu’Esther Kinsky a choisi d’explorer en détail dans le roman Rombo.
Pour évoquer littérairement la pandémie, on peut bien entendu faire le choix de se concentrer sur la manière dont la crise sanitaire a impacté l’existence et la psychologie des individus – c’est ce qu’ont voulu faire, avec plus ou moins de bonheur, les innombrables journaux de confinement. On peut aussi essayer de capter des faits sociaux, des faits de discours, de rendre compte de la manière dont la crise hystérise le monde. C’est, indirectement, ce à quoi s’attache, avec une grande réussite, ce nouveau petit livre.