Yves Léonard

Membre du Centre d’Histoire de Sciences Po; Chercheur-associé au GRHis (Université de Rouen-Normandie)


Alors qu’on célèbre le 47e anniversaire de la Révolution des œillets, la figure de Salazar ne cesse de fasciner une partie de la droite. Du Brésil au Portugal, en passant par la France et les États-Unis, de nombreux contemporains – libéraux, conservateurs, nationalistes – continuent de se réclamer du dictateur portugais, de sa méthode et de ses idées. Cette riche enquête propose une synthèse sur la postérité du salazarisme.

«  Rien ne sera plus pareil dans la vie politique portugaise après cette nuit historique  » s’enflammait André Ventura, candidat de Chega, au soir du 24 janvier et d’une élection présidentielle qui l’a vu monter sur la troisième marche du podium – un résultat qui semble consacrer la fin de «  l’exception  » portugaise. Ventura serait-il la nouvelle figure de proue d’une scène politique portugaise en pleine recomposition, sur fond de crise sanitaire sans précédent  ?

Dans cet article de fond, Yves Léonard dresse un profil précis et complexe de l’étoile montante de l’extrême droite portugaise.