Katerina Klimoska


Depuis les derniers mois de 2019, le Monténégro est secoué par une vague de protestations des citoyens qui a eu un impact sur toute la région des Balkans. La raison de cette agitation est une loi controversée «  sur la liberté de religion  », qui pourrait modifier l’équilibre entre l’Église orthodoxe serbe majoritaire et son homologue monténégrine de fondation plus récente  : un clivage religieux qui remonte à l’histoire de la région. Une explication.

Après la non-décision sur l’élargissement de l’Union lors d’une réunion du Conseil européen en octobre 2019, la France a dû faire face à des attaques féroces. La question demeure de savoir si l’attaque était justifiée ou si la France en a joué, afin de se garantir un rôle clé pour garantir la stabilité de l’Union.

De Gaulle disait  : «  Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe qui décidera du destin du monde.  » Il s’agit donc de savoir quand tous ces pays feront partie de l’Union européenne. Dans le cas présent, nous parlons de la République de Macédoine du Nord. Mais la manière d’y parvenir est également une question importante, non seulement pour les futurs États membres de l’UE, mais également pour l’Union dans son ensemble.

L’État de droit est l’un des piliers des valeurs européennes. Si les politiques d’élargissement de l’Union à l’égard des Balkans occidentaux doivent, en principe, s’en inspirer, le récent scandale «  Reket  » dans la République de Macédoine du Nord jette une lumière négative sur les efforts de Bruxelles dans la région et fournit un avertissement sur l’efficacité de ses politiques à ce jour. Au début de son mandat, la nouvelle Commission von der Leyen devrait relever le défi de ramener l’État de droit au centre de ses activités dans la région, si elle veut reprendre de l’influence.