Guillaume Sacriste

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


Plus d’un an après avoir été lancée à l’initiative Ursula von der leyen, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a débuté ses activités ce week-end sous forme de panels, avant de se réunir en assemblée plénière à la fin du mois prochain. Pour Guillaume Sacriste et Karolina Borońska-Hryniewiecka, il faut accorder une place plus importante aux députés nationaux afin de renforcer la légitimité de la Conférence, au risque que les discussions ne débouchent pas sur des propositions politiques concrètes.

Une solution totalement inédite est finalement sortie de l’interminable Conseil européen des 17,18, 19 et 20 juillet derniers. Mais plusieurs voix se sont élevées pour trouver inadmissible les contingences de cet accord, avec le groupe de quatre pays ‘frugaux’ qui a joué un rôle de blocage surdimensionné. La réaction épidermique à ce blocage inacceptable a été de proposer «  l’abolition  » du principe de l’unanimité au Conseil européen pour éviter le veto de tel ou tel État. Mais quelle solution alternative lui préférer  ?