Anwar-Gabriel Boulal


La mort du président Béji Caid Essebsi a provoqué l’organisation d’une élection anticipée dont l’issue demeure absolument imprévisible. Les partis dominants classiques se voient ralentis dans leur course à la présidentielle par l’émergence d’une figure populiste qui mène campagne depuis la prison de Monarguia dans laquelle il est mis en détention, depuis le 23 août, pour fraude fiscale et blanchiment d’argent.

Et si le cycle des Printemps arabes que l’on pensait achevé resurgissait en Algérie ? Sous la pression populaire, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé le 11 mars qu’il ne briguerait pas de cinquième mandat, promettant de mettre en œuvre la transition démocratique exigée par les manifestants. Cet article esquisse une généalogie de la crise politique algérienne la plus importante depuis 2002 et la fin de la guerre civile.

L’influence de l’évangélisme dans les orientations politiques de Bolsonaro et Trump est réelle : le désintérêt pour l’environnement est motivé par la vision selon laquelle « la terre est avant tout un réservoir de ressources mis à disposition des hommes par Dieu. »