Résultat pour : ukraine


Dans l’Amérique de Trump, un consensus bipartisan demeure lorsqu’il s’agit de politique internationale.

Une majorité de démocrates (65  %) et de républicains (69  %) considèrent qu’il est préférable pour les États-Unis de s’impliquer davantage et de prendre l’initiative dans les événements internationaux.

D’une manière contre-intuitive, ce chiffre atteint même 73  % chez les républicains MAGA.

Plus de 24 heures après le bombardement par les États-Unis des trois principaux sites nucléaires iraniens, la quasi-totalité des membres de l’Union — à l’exception de la Pologne et de Malte — a réagi.

Impliqués depuis plus de vingt ans dans la diplomatie sur le nucléaire iranien, les Européens semblent aujourd’hui se retrouver dans une position délicate, contraints de renier l’un des points clefs qui avaient guidé leur action  : l’opposition à l’option militaire pour la destruction du programme nucléaire de Téhéran.

Les réactions des pays des BRICS+ — un groupe de dix États, dont l’Iran — face à l’attaque américaine sur l’Iran du 21-22 juin laissent voir une division entre des membres condamnant fermement l’implication des États-Unis et d’autres appelant à la désescalade, sans cibler spécifiquement Washington.

Nous analysons leurs positionnements et déclarations.

La Russie a «  fermement condamné  » l’attaque américaine de la nuit dernière.

Mais il suffit de lire attentivement les dernières prises de parole de Vladimir Poutine au Forum de Saint-Pétersbourg — que nous traduisons et commentons ici — pour comprendre qu’un ajustement stratégique est en cours.

Incapable de soutenir l’ouverture d’un nouveau front au sud, la Russie pourrait, par réalisme, voir à nouveau sa stature internationale diminuée en décidant d’abandonner le régime iranien à Israël et aux États-Unis — en soulevant des interrogations sur sa solvabilité géopolitique.

Qui dénonce l’attaque décidée par Donald Trump  ?

Qui la soutient  ?

Une quinzaine d’heures après le lancement de l’opération Midnight Hammer par le président des États-Unis, une centaine de pays ont réagi officiellement, laissant apparaître des lignes de fracture à l’échelle mondiale mais également entre les pays européens.

Nous les cartographions.

Dernière mise à jour lundi 23 juin à 12h30 (Paris).

Pourquoi Israël a-t-il choisi ce moment pour frapper l’Iran  ?

Comment expliquer l’efficacité tactique de son attaque  ?

Que dit-elle de notre impréparation en Europe  ?

Que changent les frappes américaines  ?

Au-delà des implications stratégiques majeures, ce qui se passe au Moyen-Orient depuis une semaine est-il en train d’expliciter une nouvelle réalité de la guerre  ?

Alors que les combats continuent, Stéphane Audrand dégage les principales tendances qui pourraient définir cette séquence.

Après une centaine d’entretiens semi-directionnels avec les personnes clefs des négociations entre l’Union, l’Iran et les États-Unis, Pierre Ramond a forgé une conviction.

Vouloir être l’adulte dans la pièce ne suffit pas à définir une politique étrangère.

Pour réussir sa transformation géopolitique, l’Union doit cesser de se prétendre le «  gardien de la rationalité occidentale  » pour définir stratégiquement son propre positionnement.

Le 1 avril, les prix intrajournaliers en France sont tombés jusqu’à -413 € par mégawattheure. Au cours des cinq premiers mois de l’année 2025, l’Espagne a enregistré un total de 413 heures de prix négatifs de l’électricité.

Alors que les pays européens accélèrent le déploiement des énergies renouvelables, ils sont de plus en plus confrontés à un phénomène  : la production d’électricité renouvelable au cours des journées très ensoleillées ou venteuses dépasse de plus en plus la demande, ce qui, sans investissements massifs dans les stockages et les interconnexions, risque de freiner le développement des énergies propres.

Alors que la guerre entre l’Iran et Israël qui embrase le Moyen-Orient pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, l’Union a décidé de miser son autonomie sur les renouvelables.

D’ici 2028, la Commission entend même se libérer intégralement des énergies fossiles en provenance de Russie.

Pour comprendre comment elle entend mettre en œuvre ce plan politiquement périlleux, nous interrogeons le commissaire à l’Énergie, Dan Jørgensen.