Résultat pour : ukraine


Hier, jeudi 11 décembre, les médias d’État chinois ont annoncé le succès du vol inaugural du Jiutian, un drone de 25 mètres d’envergure capable de transporter en son sein jusqu’à 100 drones miniatures, potentiellement kamikazes.

Il s’agit du plus grand modèle de «  drone vaisseau-mère  » opérationnel dévoilé à ce jour dans le monde.

Dans une première version non-publiée, dont l’existence a été révélée par des médias américains, la Maison-Blanche allait plus loin dans son projet de vassalisation de l’Europe  : soutenir des partis alignés sur le mouvement MAGA, pousser quatre États membres à la sortie de l’Union, et exclure le continent des affaires internationales en créant un nouveau format concurrent au G7, le «  C5  », auquel la Russie et la Chine seraient invités.

Tandis que les discussions entre Kiev et Washington concernant un accord visant à mettre fin à la guerre russe contre l’Ukraine se poursuivent, la Maison-Blanche multiplie les initiatives visant à favoriser les entreprises américaines.

Dans des documents diffusés récemment en Europe, l’administration Trump promeut la création d’un gigantesque centre de données alimenté par l’énergie nucléaire ukrainienne et promet des salaires «  similaires à ceux de la Silicon Valley  » pour les vétérans ukrainiens.

La Russie le dit explicitement  : elle est déjà entrée en guerre contre l’Europe.

Pourtant, peu de dirigeants dans l’Union sont aujourd’hui capables d’articuler un constat aussi clair.

Hanno Pevkur, le ministre de la Défense de l’Estonie, est l’une des voix de la résistance européenne qui organise la protection du continent face à Poutine.

Lyman, une ville du nord de l’oblast de Donetsk dont la population s’élevait à 20 000 habitants avant la guerre, avait été libérée en octobre 2022 par les forces ukrainiennes après cinq mois d’occupation russe.

Moscou se trouve désormais de nouveau aux portes de la ville, et multiplie les infiltrations depuis quelques semaines.

Face à Trump, Xi et Poutine, les opinions attendent beaucoup de l’Europe.

Pourtant, cette demande semble démesurée par rapport à ce que peut offrir l’Union.

À l’occasion de notre sondage Eurobazooka, cinq voix réunies lors du Sommet Grand Continent sont revenues sur ce décalage.

Le banquier le plus écouté de la planète a quelque chose à dire  : «  une Europe faible est néfaste — pour les États-Unis comme pour tout le monde civilisé  ».

Après un an d’administration Trump, Wall Street a appris à parler le langage MAGA mais souhaite infléchir la ligne du Pentagone  : «  si l’Union se fragmente, les États-Unis en seront affectés plus que quiconque  ».

En Europe, certains pensent que la guerre entre la Russie et l’Europe n’a pas encore commencé.

Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf  : «  cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe.  »

Nous le traduisons.