Résultat pour : ukraine


En amont du sommet sur la paix en Ukraine du 15-16 juin, le président russe Vladimir Poutine a fixé ses conditions pour la mise en place d’un cessez-le-feu  : le retrait ukrainien des quatre régions partiellement occupées dans l’est de l’Ukraine et l’abandon de sa candidature à l’OTAN. Il est très peu probable que Kiev accède à ces demandes.

Cette brève sera mise à jour au fur et à mesure des développements.

Aujourd’hui, le président ukrainien se rend à Madrid où il rencontrera le Premier ministre Pedro Sánchez et le roi Felipe VI pour signer un traité bilatéral de sécurité — le dixième depuis juillet 2023. Si un paquet d’aide évalué à plus d’un milliard d’euros devrait être annoncé, l’accord ne devrait pas contenir d’engagement chiffré au-delà de 2024.

Aujourd’hui, jeudi 23 mai, les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale du G7 se réunissent à Stresa, en Italie. Les discussions porteront sur l’état de l’économie mondiale, la fiscalité internationale mais aussi sur le soutien à l’Ukraine et l’utilisation des actifs gelés de la Banque centrale russe. Le montage imaginé par Washington consistant à utiliser les bénéfices générés par les actifs russes comme collatéral pour contracter un prêt de 50 milliards de dollars pour Kiev fait son chemin.

Du 13 au 15 juin, les chefs d’État et de gouvernement des membres du G7 se réuniront à Borgo Egnazia, dans la région italienne des Pouilles, pour un important sommet au cours duquel une décision concernant les actifs russes gelés pourrait être prise. Le plan de Biden, élaboré par son conseiller Daleep Singh, pourrait débloquer un prêt de plus de 50 milliards de dollars pour Kiev dès 2025.

Aujourd’hui, cela fait 800 jours que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine. Malgré plusieurs réunions dans les premiers mois du conflit, les négociations visant un arrêt des combats sont aujourd’hui à l’arrêt. Le mois prochain, les représentants de plus de 160 pays ont été invités en Suisse pour un sommet sur la paix, mais les avancées potentielles restent limitées.

On sait désormais que J. D. Vance, l’auteur de Hillbilly Elegy jouera un rôle clef si Trump est réélu. Le 23 avril, devant le Sénat, il s’est farouchement opposé à l’aide américaine à l’Ukraine. Ses arguments ne relèvent pas seulement d’une rhétorique trumpiste outrancière  : ils ciblent la mémoire des classes moyennes heurtées par la guerre en Irak. Avec Vance, on comprend peut-être enfin la ligne qui sous-tend le programme de politique étrangère de Trump. Nous traduisons et commentons pour la première fois son allocution in extenso.

Avec l’envoi dissimulé le 12 mars par la Maison-Blanche de plusieurs missiles ATACMS longue portée, Washington a fait sauter un tabou supplémentaire dans le cadre de l’assistance à l’Ukraine. Celui-ci pourrait ouvrir la voie à la livraison de missiles Taurus par Berlin, menaçant ainsi le pont de Crimée et le ravitaillement de l’armée russe dans le sud de l’Ukraine.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken se rend aujourd’hui à Pékin où il devrait rencontrer Xi Jinping et plusieurs hauts responsables chinois. Au-delà des revendications chinoises en mer de Chine méridionale, de la guerre technologique sino-américaine et de Taïwan, le voyage de Blinken vise à convaincre Pékin de mettre fin à ses exportations de biens à double usage qui alimentent l’industrie de défense russe.

En Ukraine, le front n’est pas gelé.

Malgré les faibles progressions territoriales, les deux armées se livrent toujours une guerre à grande échelle sur une ligne de contact qui s’étend sur 1 000 km. Avant l’intensification attendue de l’offensive russe d’ici l’été, Gustav Gressel fait le point sur l’état du front, les capacités des deux armées et les scénarios envisageables en 10 pronostics.