Résultat pour : ukraine


Depuis une semaine, Minsk a considérablement renforcé ses effectifs militaires à la frontière avec le territoire ukrainien sous couvert d’un «  exercice  ». Le président biélorusse Alexandre Loukachenko dit agir en réaction à une massification préalable de la présence militaire ukrainienne, dans ce qui pourrait constituer une opération psychologique montée par Moscou.

Le Premier ministre indien est attendu aujourd’hui à Kiev où il doit rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il s’agit de la première fois que Modi se rend en Inde depuis le 24 février 2022 — et qu’un dirigeant indien se rend en Ukraine depuis l’établissement de relations bilatérales.

Le sol ukrainien est en train de changer.

La guerre de la Russie de Poutine n’a pas seulement transformé une société — elle ravage aussi la nature alors que l’Ukraine abrite 35  % de la biodiversité européenne. En plus de lutter pour faire reconnaître l’écocide, Rouslan Strelets, ministre de l’Environnement de Volodymyr Zelensky, est une pièce clef dans les négociations d’adhésion à l’Union.

Avec la prise de Soudja, une ville de l’oblast de Koursk située à une dizaine de kilomètres de la frontière, l’armée ukrainienne contrôle l’un des derniers points de transit du gaz russe vers l’Europe. Pour l’instant, les flux ne sont pas interrompus, mais Gazprom a indiqué un léger infléchissement. Quelles pourraient être les implications réelles pour l’Union européenne  ?

Plus de la moitié des Russes considère qu’une troisième guerre mondiale est au moins probable dans les prochaines années.

De «  l’acceptabilité  » de l’usage de l’arme nucléaire à la victoire finale contre l’Ukraine, les données du dernier sondage de Russian Field donnent un aperçu unique de l’opinion des Russes sur la guerre depuis février 2022. Si la constante d’un alignement sur le Kremlin est majoritaire, cette étude — dont la production ne peut être détachée du contexte autoritaire de la Russie de Poutine — révèle aussi d’importantes disparités dans la population.

Ce matin à Strasbourg, le discours d’Ursula von der Leyen a été interrompu à plusieurs reprises par une eurodéputée roumaine d’extrême droite  : muselée, brandissant des icônes sacrées, elle criait «  Nous croyons en Dieu  ». En application des règles de conduite art. 10 du Règlement intérieur, elle a été expulsée de la plénière du Parlement européen.

Nous dressons le portrait de cette figure extrême, proche de la Russie, particulièrement influente sur les réseaux sociaux roumains et qui cherche à proposer une nouvelle synthèse entre complot et religion.

Lundi 15 juillet, Donald Trump a nommé J.D. Vance colistier pour l’élection présidentielle de novembre. S’ils sont élus, l’aide militaire américaine à l’Ukraine pourrait être réduite ou du moins conditionnée à l’entrée de Kiev dans des pourparlers de paix. Poutine mettrait alors en avant son contrôle de 18  % du territoire ukrainien pour exiger d’importantes concessions territoriales.

Il s’agissait de l’une des principales craintes des dirigeants et combattants ukrainiens  : face à un front largement statique depuis fin 2022, les soutiens occidentaux de Kiev allaient se lasser et progressivement mettre fin à leur assistance militaire. Les engagements pris en faveur de l’Ukraine à Washington ainsi que l’arrivée de matériel et munitions sur le terrain suggèrent cependant que la «  fatigue de guerre  » ne s’est pas installée.

Si la perspective d’une paix semble lointaine, à Moscou, on réfléchit déjà à l’après. La question préoccupe en silence les cercles du pouvoir  : comment vivre à côté de l’Europe après l’Ukraine  ? Alors que le centre de gravité de la diplomatie russe se déplace vers l’Est et le Sud, le modèle de coexistence pacifique datant de la guerre froide a peut-être un avenir.

Aujourd’hui s’ouvre en Suisse un sommet sur la paix en Ukraine préparé de longue date. Malgré la présence de représentants de 92 pays, la conférence ne devrait pas conduire à des progrès significatifs vers la fin des combats. Soutenue par la Chine, la Russie a usé de ses canaux diplomatiques pour dissuader les pays du Sud d’y prendre part.