Résultat pour : ukraine


«  Avec Trump, le risque est de voir les États-Unis se comporter comme l’URSS le faisait lorsqu’elle négociait  : ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable.  »

Le nouveau président américain n’entrera en fonction que ce lundi mais ses déclarations ont déjà commencé la révolution qu’il entend engager. Des champs de bataille ukrainiens aux plaines glacées du Groenland en passant par les couloirs de la Commission européenne — Bruno Tertrais, co-auteur de L’Atlas des frontières (Les Arènes, réed. 2024) fait l’anatomie d’une disruption brutale.

La Transnistrie, région séparatiste de Moldavie dirigée par un gouvernement pro-russe, est-elle sur le point de s’effondrer  ?

Suite à la coupure de son approvisionnement en gaz par Gazprom, la Transnistrie n’est plus en mesure d’alimenter son industrie et d’assurer à sa population suffisamment d’énergie. Moscou, à l’origine de l’arrêt des livraisons, accuse le gouvernement moldave d’être à l’origine d’une crise susceptible de conduire à une hausse des prix dans le pays — six mois avant les prochaines élections législatives.

Selon un rapport de l’agence de presse TASS, Gazprom, l’une des principales entreprises énergétiques russes, envisage de réduire d’environ 40  % le personnel de son siège social, soit une suppression de plus de 1 500 postes. En 2018, l’entreprise, qui emploie près de 500 000 personnes, avait contribué à hauteur de 9  % aux revenus de l’État.

«  Cela rend-il l’Amérique plus sûre  ? Cela rend-il l’Amérique plus forte  ? Cela rend-il l’Amérique plus prospère  ?  »

Devant le Sénat, celui que Donald Trump a choisi pour conduire sa diplomatie a décliné l’agenda d’une présidence impériale en explicitant une inflexion importante  : l’America First ne sera pas isolationniste. Elle passera par une projection coercitive des intérêts américains pour remplir la mission historique des États-Unis  : construire, depuis Washington, un nouvel ordre sur une planète cassée.

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Le 17 janvier 2025, le président iranien Massoud Pezechkian a signé un traité majeur à Moscou avec Vladimir Poutine, renforçant la coopération militaire, économique et culturelle entre les deux pays. Bien que l’accord ne contienne pas de clause de défense mutuelle, il définit le cadre dans lequel la relation russo-iranienne pourrait se renforcer au cours des décennies à venir.

Il s’agit de l’un des plus longs accords de coopération stratégique jamais signés par la Russie, avec au total 47 articles.

Dans un monde en guerre où de nouveaux empires rêvent de se partager le continent, l’Europe doit faire face à une nouvelle réalité.

De l’Ukraine à l’Indopacifique en passant par la Syrie et la Baltique, de plus en plus menacés, nous évoluons sur une ligne de crête.

Pour Ursula von der Leyen et sa nouvelle Commission, il faudra s’habituer  : l’Union pourrait devoir commencer à travailler contre Washington.

Avec une moyenne de près de 100 pertes par jour depuis début décembre 2024, le contingent de 12 000 combattants envoyé par Pyongyang pourrait être mis hors d’état de combattre d’ici seulement trois mois. Kim Jong-un dispose cependant d’une armée forte de 1,2 million d’hommes dont il entend mettre une partie à disposition de Moscou pour cimenter son alliance avec Poutine.

Avant même son investiture, Trump a fracturé l’image d’un «  Occident uni  » face aux puissances révisionnistes, notamment la Russie et la Chine, avec ses menaces à l’encontre du Danemark et du futur de l’Alliance atlantique. Seulement un Européen sur cinq (22  %) considère désormais les États-Unis comme étant un allié, contre 31  % il y a deux ans.

Bien que les États membres disposent de réserves de gaz suffisantes pour passer l’hiver, la sécurité d’approvisionnement reste incertaine. Les températures basses qui touchent l’Europe combinées à une réduction de la production d’énergies renouvelables ont conduit à une baisse du niveau des réserves de gaz plus rapide qu’en 2023 et 2022.

Une faible demande en Asie, notamment en Chine, et de nouvelles capacités d’exportation américaines de GNL pourraient toutefois contribuer à une relative stabilité des prix en 2025.