Résultat pour : trump


«  Le retour de Trump à la Maison-Blanche augure l’apokálypsis.  »

Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, Peter Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau  : «  des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne  ».

Nous le commentons ligne à ligne.

Aux États-Unis, aucun chef d’État ou de gouvernement étranger n’a été invité à une investiture présidentielle depuis au moins 1874. Afin de marquer une rupture avec ses prédécesseurs, Donald Trump a convié plusieurs dirigeants et personnalités d’extrême-droite à la cérémonie qui se tiendra le 20 janvier – d’Éric Zemmour à Xi Jinping, en passant par Milei ou Netanyahou.

Avant de s’asseoir à la table de négociation, il faut comprendre précisément ce que cherchent et ce que pourraient accepter les cinq parties directement impliquées — l’Ukraine, la Russie, les États-Unis, l’OTAN et l’Union.

Du megadeal de Trump au bluff poutinien, Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l’OTAN, passe en revue les positions et esquisse un plan qui permettrait à chacun d’éviter une défaite cuisante.

Entre changements de nom et projet d’expansion territoriale, les récentes déclarations de Donald Trump à Mar-a-Lago sur sa nouvelle doctrine géopolitique incluaient l’annonce du changement de toponyme «  golfe du Mexique  » en «  golfe d’Amérique  ». Ce mercredi 8 janvier, la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a réagi en proposant de rebaptiser les États-Unis «  Amérique mexicaine  ».

À la différence des dirigeants du Canada ou de Panama, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’a pas répondu aux menaces de Donald Trump proférées hier à Mar-a-Lago où le président élu exprimait sa volonté de s’en prendre au Danemark s’il refusait de vendre le Groenland aux États-Unis, avec des tarifs et potentiellement aussi par l’usage de la force militaire.

Pourquoi  ?

Depuis l’élection de Trump, le PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a multiplié les signes d’allégeance à Donald Trump  : dîners à Mar-a-Lago, don au fond de transition de Trump, nomination d’un allié du président-élu, Dana White, au conseil d’administration de Meta…

Hier, mardi 7 janvier, Zuckerberg est allé plus loin en annonçant mettre fin au fact-checking sur Facebook et Instagram au profit de «  notes communautaires  », suivant le modèle Musk sur X (Twitter). Cette annonce marque une rupture profonde avec ses déclarations en réaction à l’insurrection du 6 janvier 2021, quatre ans plus tôt. Malgré la toute-puissance des plateformes, le revirement de Zuckerberg semble montrer encore une fois où réside réellement la souveraineté.

Lors d’une conférence de presse historique dans sa résidence de Mar-a-Lago, le président élu Donald Trump a dessiné les contours de ce qu’on pourrait désormais appeler une doctrine géopolitique  : les États-Unis doivent devenir un Empire, en étendant leur territoire du Panama au Groenland en passant par le Canada  ; l’OTAN doit se transformer en une alliance purement asymétrique, sur le modèle du Pacte de Varsovie.

Ironie, bluff, annonce d’un plan  : les mots de Donald Trump marquent un tournant — il faut les lire.