Résultat pour : trump


À partir de demain les États-Unis changeront d’une manière vertigineuse.

Alors que le Congrès tient toujours les auditions de confirmation pour son équipe gouvernementale, Donald Trump pourrait signer jusqu’à 100 décrets dès les premières heures de son deuxième mandat.

Déportations de masse, sortie de l’Accord de Paris, barrage de tarifs et refonte radicale de l’État — 10 points pour se préparer.

L’interdiction du réseau social chinois TikTok aux États-Unis votée l’an dernier par le Congrès est entrée en vigueur aujourd’hui, dimanche 19 janvier. L’application a été rendue inaccessible hier soir et a été retirée de l’App Store et de Google Play. Le futur de la plateforme semble désormais tenir dans les mains de Donald Trump, qui sera investi demain. Il a affirmé vouloir sauver l’application en esquissant un plan de «  joint venture  » avec une prise de contrôle directe du gouvernement des États-Unis — pour que les Américains puissent partager sur le réseau les images de son investiture.

Grâce au lancement de sa propre cryptomonnaie, le $TRUMP, le président élu des États-Unis aurait gagné sur le papier en une soirée 25 milliards de dollars — ce qui reviendrait à presque tripler sa fortune.

Ce développement marque une transformation profonde  : pour la première fois, une personnalité politique peut monétiser d’une manière linéaire son influence et le soutien de ses partisans.

«  Avec Trump, le risque est de voir les États-Unis se comporter comme l’URSS le faisait lorsqu’elle négociait  : ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable.  »

Le nouveau président américain n’entrera en fonction que ce lundi mais ses déclarations ont déjà commencé la révolution qu’il entend engager. Des champs de bataille ukrainiens aux plaines glacées du Groenland en passant par les couloirs de la Commission européenne — Bruno Tertrais, co-auteur de L’Atlas des frontières (Les Arènes, réed. 2024) fait l’anatomie d’une disruption brutale.

«  Cela rend-il l’Amérique plus sûre  ? Cela rend-il l’Amérique plus forte  ? Cela rend-il l’Amérique plus prospère  ?  »

Devant le Sénat, celui que Donald Trump a choisi pour conduire sa diplomatie a décliné l’agenda d’une présidence impériale en explicitant une inflexion importante  : l’America First ne sera pas isolationniste. Elle passera par une projection coercitive des intérêts américains pour remplir la mission historique des États-Unis  : construire, depuis Washington, un nouvel ordre sur une planète cassée.

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Le 17 janvier 2025, le président iranien Massoud Pezechkian a signé un traité majeur à Moscou avec Vladimir Poutine, renforçant la coopération militaire, économique et culturelle entre les deux pays. Bien que l’accord ne contienne pas de clause de défense mutuelle, il définit le cadre dans lequel la relation russo-iranienne pourrait se renforcer au cours des décennies à venir.

Il s’agit de l’un des plus longs accords de coopération stratégique jamais signés par la Russie, avec au total 47 articles.

Dans un monde en guerre où de nouveaux empires rêvent de se partager le continent, l’Europe doit faire face à une nouvelle réalité.

De l’Ukraine à l’Indopacifique en passant par la Syrie et la Baltique, de plus en plus menacés, nous évoluons sur une ligne de crête.

Pour Ursula von der Leyen et sa nouvelle Commission, il faudra s’habituer  : l’Union pourrait devoir commencer à travailler contre Washington.

Musk, Bezos, Cook… feront partie des fondateurs et dirigeants de grandes entreprises qui assisteront lundi prochain à la cérémonie d’investiture de Donald Trump. Si les PDG américains avaient gardé leurs distances avec Trump au début de son premier mandat, le président-élu est aujourd’hui plus courtisé que jamais à mesure que le monde des affaires s’adapte à une Amérique plus conservatrice.

Avant même son investiture, Trump a fracturé l’image d’un «  Occident uni  » face aux puissances révisionnistes, notamment la Russie et la Chine, avec ses menaces à l’encontre du Danemark et du futur de l’Alliance atlantique. Seulement un Européen sur cinq (22  %) considère désormais les États-Unis comme étant un allié, contre 31  % il y a deux ans.