Résultat pour : trump


«  Un dictateur sans élections, Zelensky ferait mieux d’agir vite — ou il n’aura plus de pays.  »

Dans un message posté mercredi 19 février sur son réseau social, le président américain a accusé l’Ukraine d’avoir déclenché la guerre d’agression qu’elle subit de la part de la Russie de Poutine. C’est à ce jour la prise de position la plus agressive de Donald Trump contre Kiev.

En pleine négociations avec Moscou sur la fin de la guerre, une condition russe, légitimée par Washington, semble émerger  : l’éviction de Volodymyr Zelensky.

Après les paroles de Sergio Mattarella contre «  la vassalisation heureuse  », l’ancien président du Conseil italien et banquier central a prononcé hier à Bruxelles un discours clef  : un manifeste européen dans l’ère Trump.

Cet appel à l’action part d’un impératif  : «  nous devons être optimistes  ».

Et d’un cap  : «  il est de plus en plus évident que nous devons agir comme si nous étions un seul État.  »

Nous le traduisons.

Le président américain a signalé, par l’intermédiaire de son secrétaire au Trésor, vouloir «  échanger  » les ressources naturelles de l’Ukraine (lithium, uranium, terres rares…) contre le maintien de l’assistance américaine dans l’attente de la conclusion d’un accord de paix. Trump considère également que l’exploitation des sols de l’Ukraine par des entreprises américaines permettrait de «  rembourser  » les États-Unis pour l’aide fournie depuis 2022.

Lors de la rencontre entre la délégation américaine, menée par Marco Rubio, et une délégation russe menée par Sergueï Lavrov aujourd’hui, mardi 18 février, en Arabie saoudite, Washington a signalé vouloir «  prendre les mesures nécessaires pour normaliser le fonctionnement de nos missions diplomatiques respectives  ».

Une rencontre entre Trump et Poutine pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.

Les États-Unis exigent de Kiev un paiement faramineux  : 500 milliards de dollars, une somme qui dépasse les réparations imposées à l’Allemagne après sa défaite au cours de la Première Guerre mondiale. Le montant de l’aide américaine, estimé à 114 milliards d’euros depuis le début de la guerre, a pris principalement la forme de prêts.

Dans le cas – probable – où Zelensky rejetterait formellement les conditions imposées par ce traité inégal, Donald Trump pourra prétexter l’absence de volonté de coopération ukrainienne, laissant ainsi la main libre à la Russie.

Moins d’un mois après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a signé près de 70 décrets présidentiels et utilisé extensivement son pouvoir exécutif afin de démanteler et réformer en profondeur l’État fédéral. Pour guider son action, le président américain s’est en grande partie appuyé sur les recommandations de la Heritage Foundation et de son agenda radical — allant parfois plus loin, notamment vis-à-vis de la main-d’œuvre fédérale et de l’Agence pour le développement international (USAID).

Depuis quelques mois, une petite musique se fait entendre dans les milieux d’affaires européens  : le retour de Trump serait bon pour le business.

Pourtant, de la guerre commerciale à la suppression des agences, la présidence de Donald Trump a déjà des implications considérables sur la vie économique. Les mesures prises à Washington toucheront durement les entreprises européennes — et celles-ci auraient tort de négliger l’ampleur de la menace.

La Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, assure qu’un accord conclu dans le dos de l’Ukraine et de l’Europe ne pourra pas être mis en œuvre et a dénoncé aujourd’hui, jeudi 13 février, la «  politique d’apaisement  » vis-à-vis de la Russie de Poutine. Volodymyr Zelensky devrait rencontrer à partir de demain à Munich des représentants et dirigeants américains et européens, alors que Trump a annoncé hier «  l’ouverture des négociations  » de paix avec Poutine.

Depuis les scandales du Watergate et de Lockheed, les États-Unis étaient pionniers dans la prévention et la lutte contre la corruption. En démantelant le FCPA, l’un des outils clefs du normative power américain se trouve remis en question. Donald Trump semble ouvrir une nouvelle phase depuis Washington  : un retour à la tolérance — voire à la légalité — de la corruption dans les affaires internationales.

Une analyse de l’avocat et internationaliste Laurent Cohen-Tanugi.

«  Le véritable ordo amoris qu’il faut promouvoir est celui que nous découvrons en méditant constamment sur la parabole du ‘bon samaritain’.  »

Pour justifier les programmes de déportations de masse organisés par l’administration Trump, le premier vice-président catholique des États-Unis J. D. Vance s’était référé au concept augustinien d’ordo amoris. Dans une lettre envoyée hier en anglais aux évêques américains, le pape François lui a répondu avec force. Notre vaticaniste l’a traduite et commentée ligne à ligne.