Résultat pour : trump


À la faveur des recompositions géopolitiques provoquées par l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, la Turquie d’Erdoğan tente de se positionner en médiatrice et réaffirme sa volonté d’adhésion à l’Union européenne.

Dans l’arc de crises qui s’enflamme autour de l’Europe, de l’Ukraine à Gaza en passant par le Liban et la Syrie, la Turquie pourrait acquérir une centralité nouvelle.

Selon une récente enquête de l’institut Gallup, les opinions des Américains sur la Russie, Israël et l’Ukraine varient considérablement en fonction de leur affiliation politique. Si l’an dernier seulement 8  % des électeurs républicains disaient avoir une opinion favorable de la Russie, ils sont 21  % depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.

Trumpisme de gouvernement.

Techno-césarisme.

Messianisme apocalyptique.

Au-delà des scènes folkloriques et des memes, entre les tronçonneuses en argent, les crypto-paillettes et les «  saluts romains  », la CPAC de Washington de ce week-end a surtout montré l’alliage complexe de la triple essence du projet Trump.

Marlène Laruelle y était. Elle dresse l’équation instable de l’accélération réactionnaire.

Aujourd’hui, lundi 24 février, à l’occasion du troisième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, les pays membres des Nations unies ont voté sur une résolution demandant la fin des hostilités ainsi qu’une résolution pacifique du conflit et réaffirmant l’engagement de l’organisation pour l’intégrité territoriale du pays.

La mise en regard du vote d’aujourd’hui avec celui du 2 mars 2022 sur une résolution condamnant l’invasion de Moscou témoigne d’une hégémonie du récit russe et du recul du soutien international à Kiev.

Le président américain veut imposer des conditions impossibles à l’Ukraine.

La nouvelle version de l’accord que Washington négocie avec Kiev présente des clauses encore plus coercitives que celles présentées par Scott Bessent le 12 février — sans aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine.

À la veille du troisième anniversaire du déclenchement de l’invasion par la Russie, le président Zelensky se trouve au pied du mur et semble sur le point de céder à ce traité inégal.

Après le revirement de la Maison-Blanche de Donald Trump, Vladimir Poutine entend encaisser les fruits de son pari impérial.

Lors du dernier Conseil des ministres de la Fédération de Russie, le maître du Kremlin a mis en scène un récit mobilisateur puissant, dont il ne faut pas sous-estimer la portée  : pour bien vivre à l’intérieur, faire la guerre à l’extérieur.

Nous le traduisons.

Selon des sources ayant un accès direct au dossier, les négociateurs américains menacent Zelensky d’interrompre l’accès à Starlink afin de le forcer à la signature d’un accord commercial sur les ressources minérales qui entraînerait la vassalisation économique de l’Ukraine.

Malgré l’apparente volonté de Poutine de s’asseoir à la table des négociations afin de mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine — une position contredite par les services de renseignement américains —, l’armée russe continue d’avancer sur le front. Si le rythme de l’offensive de Moscou a ralenti en décembre et en janvier, l’intensité des combats n’a pas diminué.

Mardi 18 février a eu lieu la première rencontre entre la délégation américaine et une délégation russe à Riyad, en Arabie saoudite, pour entamer les négociations sur la fin de la guerre russe en Ukraine.

La composition des équipes désignées par Trump et Poutine pose un constat clair  : la délégation américaine, choisie pour sa loyauté envers le président américain, accuse un net déficit d’expérience en matière de négociation et de connaissance du dossier. Le président russe a quant à lui choisi des diplomates d’expérience habitués des élites américaines.

Federico Fubini en est persuadé  : dans toute sa rhétorique impériale, l’Amérique de Donald Trump a un talon d’Achille qui la rend bien plus faible qu’elle ne le paraît.

Depuis un mois cette faille est là, sous nos yeux. Personne n’en parle.

Pourtant elle explique pourquoi le président américain applique une doctrine de coercition économique encore largement méconnue — celle de son conseiller économique Stephen Miran — qui vise à éroder la souveraineté de l’Europe en ciblant le cœur même de la zone euro.

Entretien.