Résultat pour : trump


Publié il y a quelques jours, le dernier Eurobaromètre est clair  : le niveau de confiance dans l’euro est à son pic historique — le soutien pour l’Union est en train d’augmenter.

Alors que l’Union semble prête à faire d’importantes concessions à Washington sur le commerce, il révèle notamment que 80  % des Européens estiment que des mesures de rétorsions seraient nécessaires face aux tarifs de Trump.

Nous tirons les principaux enseignements des 314 pages de PDF du rapport.

Dans un texte publié par le compte officiel du département d’État américain, l’administration Trump relance sa doctrine européenne  : le changement de régime.

Dans cet appel à la construction d’une «  alliance civilisationnelle  » — explicitement adressé au Rassemblement National en France, à l’AfD en Allemagne et au PiS en Pologne — la plus puissante diplomatie au monde assume un projet  : transformer l’Union en un agrégat de «  nations chrétiennes comme la Hongrie  ».

Nous le traduisons et commentons ligne à ligne.

Le projet de loi budgétaire voté par la Chambre des représentants mettrait en grande partie fin au programme climatique voté par le Congrès sous l’administration Biden — et conduirait notamment à la suppression des crédits d’impôts de l’Inflation Reduction Act. Au Sénat, plusieurs élus républicains craignent toutefois que l’abrogation de ces programmes nuise à leur base électorale et menace leurs chances de réélection.

L’imposition par Trump de tarifs sur une grande partie du monde, la fin de l’aide au développement ou encore l’humiliation de dirigeants étrangers dans le bureau ovale ont contribué à une détérioration sans précédent de l’image dont jouissaient les États-Unis à l’international.

Le déclin de Washington s’est accompagné d’une hausse considérable de la popularité de la Chine, qui s’insère dans les espaces laissés vides par Trump au sein d’organisations internationales.

Avec le vote du «  One Big Beautiful Bill Act  » par la Chambre des représentants la semaine dernière, l’administration Trump ouvre une nouvelle phase de la guerre commerciale.

Cette loi budgétaire qui pourrait faire augmenter la dette américaine de 3 000 à 5 000 milliards de dollars en dix ans inclut une mesure passée inaperçue en Europe  : une taxe sur les investissements étrangers ciblant les pays jugés «  déloyaux  ».

Dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mai, l’armée russe a frappé l’Ukraine avec 355 drones Shahed et 9 missiles de croisière Kh-101, soit un total de 364 vecteurs. Il s’agit de l’attaque aérienne la plus massive depuis février 2022, alors que Donald Trump a accusé Poutine dans la nuit d’être «  devenu complètement fou  ».

Au cours de la nuit précédente, le territoire ukrainien avait été visé par 367 drones et missiles, et 264 la veille.

«  America First is not America alone  ».

Sur le multilatéralisme et les institutions de Bretton Woods, Washington tente par tous les moyens de tordre à son avantage le système — sans en sortir complètement.

La finance du développement pourrait être à un tournant.

En cartographiant cette mutation, Martin Kessler formule des hypothèses sur la forme que prendrait le nouvel ordre.

Parmi les invités du dîner organisé ce soir, jeudi 22 mai, par le président américain dans l’un de ses clubs de golf, figurent les 220 principaux détenteurs de sa cryptomonnaie $TRUMP. Pour bénéficier d’une «  expérience VIP  » et d’une «  réception exclusive  » en sa compagnie, les 25 premiers au classement ont dû acquérir au minimum 4 200 tokens, soit plus de 5 millions de dollars.

La présidence impériale de Trump a besoin d’argent.

En faisant frapper une monnaie numérique à son effigie, en s’opposant à l’autonomie de la Fed, ou en créant une Réserve en Bitcoins, le président américain réintroduit le politique dans le domaine monétaire — il s’enrichit tout en s’octroyant la prérogative des princes.

Mais a-t-il un objectif caché  ?

Esquisse d’une crypto-numismatique de la présidence Trump.