Résultat pour : trump


Après Munich, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a conclu aujourd’hui, lundi 16 février, sa visite en Europe à Budapest, où il a assuré Viktor Orbán du soutien de l’administration Trump  : «  Votre succès est notre succès. Les relations que nous entretenons ici, en Europe centrale, grâce à vous, sont essentielles et vitales pour nos intérêts nationaux dans les années à venir  ».

Cette visite intervient à deux mois des élections législatives.

Pour saisir la portée — et les limites — de l’offensive de réassurance menée par le secrétaire d’État à Munich, il faut examiner les résultats de notre dernière vague Eurobazooka.

Même au sein des électorats proches des forces trumpistes, les données révèlent un clivage profond qui limite l’efficacité potentielle de cette stratégie de séduction transatlantique.

L’engagement de contractants liés au fondateur de Blackwater aux côtés de l’armée congolaise à Uvira révèle le passage à l’échelle à Washington d’un modèle de sécurité privatisée directement indexé sur les ressources minières, au croisement des stratégies américaines, des rivalités régionales et de la recomposition du marché mondial de la guerre.

La 62e édition de la Conférence de sécurité de Munich s’ouvre aujourd’hui, vendredi 13 février, pour une durée de trois jours. L’administration républicaine sera représentée par une délégation menée par Marco Rubio.

S’il devrait adopter une approche plus conciliante que celle de J. D. Vance, qui avait appelé l’an dernier à un «  changement de régime  » sur le continent devant un parterre de dirigeants et de responsables européens, la position américaine devrait être «  philosophiquement similaire  ».

Présente hier, lundi 9 février, à Budapest pour un événement organisé par un think-tank hongrois proche de Viktor Orbán, la sous-secrétaire d’État américaine à la diplomatie publique et aux affaires publiques, Sarah B. Rogers, s’est attaquée à la législation européenne sur les services numériques.

Tout en comparant le règlement à un outil de censure semblable à ceux utilisés par le Parti communiste chinois, elle a affirmé vouloir œuvrer à «  consolider les racines civilisationnelles communes des États-Unis et de l’Europe  » — notamment en portant au pouvoir des partis alignés sur la politique MAGA de la Maison-Blanche.

À première vue, les révélations sur les liens entre le pédocriminel Jeffrey Epstein et des personnalités politiques et financières ont surtout provoqué des scandales à l’étranger, comme en témoignent les démissions en cascade en France, au Royaume-Uni ou en Norvège.

Plusieurs signaux faibles suggèrent toutefois que l’administration Trump pourrait également être affectée. Les mauvais sondages et une cote de popularité très faible sur les questions économiques et en matière l’immigration pourraient-ils ralentir l’activité présidentielle  ?