Résultat pour : trump


Dans le pays aux 400 guerres, la violence fait partie de la vie quotidienne.

Le soft power américain avait suffi à conquérir l’Europe à bas bruit — nous faisons aujourd’hui, comme le reste du monde, l’expérience de la brutalité d’une nation guerrière à l’Ouest.

Alors qu’Arte diffuse ce soir le documentaire «  L’Amérique en guerre  », nous revenons avec Pierre Haski sur l’actualité d’une histoire militaire réactivée par le tournant impérial de Trump.

Alors qu’Emmanuel Macron organise aujourd’hui, mardi 11 mars, à Paris une discussion qui réunira des chefs d’état-major et responsables militaires d’une trentaine de pays — dont la quasi-totalité de l’OTAN, à l’exclusion notable des États-Unis —, une délégation ukrainienne rencontre à Djeddah, en Arabie saoudite, les représentants envoyés par Trump pour négocier la fin de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Les discussions devraient principalement porter sur la relation bilatérale, l’accord américano-ukrainien sur les minéraux ainsi que sur la proposition ukrainienne de cessez-le-feu «  en mer et dans les airs  ».

À Rome, même dans les moments de plus grande incertitude, le temps n’est jamais tout à fait suspendu.

Alors que les catholiques du monde entier prient pour la santé du pape François, un rituel politique est en train de se mettre en place de manière ordonnée dans le plus vieil État du monde. Mais cette fois-ci, les choses pourraient se dérouler un peu différemment.

Au cœur du Vatican, au plus près du pouvoir, Alberto Melloni saisit avec subtilité un moment historique.

Aucun dictateur n’est éternel.

Alors que Trump mise sur Poutine face à l’Ukraine, la société civile russe et la diaspora en opposition s’organisent à bas bruit pour un futur meilleur, contre à la guerre sans fin que la Russie mène à l’Europe.

Nous approchons d’un moment de bascule  : nous pouvons le préparer — même l’accompagner.

Trois figures de l’opposition lancent un appel.

Selon le dernier rapport annuel du SIPRI publié aujourd’hui, lundi 10 mars, l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine a conduit à un réarmement massif des pays européens membres de l’OTAN  : leurs importations d’armes ont doublé entre 2020 et 2024 par rapport à la période 2015-2019 (+105  %). Dans le même temps, leur dépendance vis-à-vis des États-Unis s’est accrue ces quatre dernières années, les armes américaines représentant 64  % du total de leurs importations — contre 52  % au cours de la période précédente.

Aujourd’hui, lundi 10 mars, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane. Une délégation ukrainienne rencontrera demain, mardi 11 mars, une délégation américaine menée par le secrétaire d’État Marco Rubio. En parallèle, deux réunions de haut niveau à Paris pourraient définir les contours d’une mission de paix une fois un accord signé.

Après la suspension du partage de renseignement et de l’aide militaire directe, la situation sur le front devient critique.

Ce soir, le Bureau électoral central (BEC) roumain a rejeté la candidature de Călin Georgescu à l’élection présidentielle, mais le candidat en tête des sondages peut encore faire appel à la Cour constitutionnelle.

Son garde du corps recherché à l’international appelle à la violence  : «  Vous qui avez combattu au Congo, appelez vos gars et allez vous battre, les gars  ».

Elon Musk et des réseaux d’extrême droite se mobilisent sur X  : «  La démocratie est officiellement morte en Roumanie et dans l’Union européenne. Ce soir, l’Europe est tombée  ».

À Bucarest, un gendarme a été blessé et des manifestations sont en cours.

Plus de huit mois après avoir lancé une incursion en territoire russe, l’armée ukrainienne est aujourd’hui en mauvaise posture à Koursk et semble sur le point de se retirer au moins partiellement, alors que plusieurs milliers de ses troupes risquent l’encerclement. L’abandon de ces positions nuirait considérablement à Kiev dans la perspective de l’ouverture prochaine de négociations de cessez-le-feu.

Sondierungspapier.

Le document exploratoire des partis qui formeront la prochaine coalition au pouvoir est sorti hier en Allemagne. Résultat des discussions entre la CDU/CSU et le SPD, cet accord illustre le tournant que veut imposer Merz dans un moment historique pour le pays mais contient déjà les principaux points de tension qui attendent le prochain gouvernement.

Pour comprendre où va l’Allemagne, il faut l’étudier de près.

Nous le traduisons pour la première fois en français et le commentons ligne à ligne.